dimanche 30 septembre 2012

Carte des zones d’accès restreints dans la préfecture de Fukushima

Carte des zones d’accès restreints dans la préfecture de Fukushima

Autour de la centrale nucléaire de Fukushima-1 (un site isolé sur le littoral de la préfecture de Fukushima) sont définies une zone interdite et des zones d’accès restreint.
Les consignes données par les autorités japonaises évoluent en fonction de l’actualisation de la cartographie des zones contaminées et des mesures de décontamination. Il convient à l’heure actuelle de se référer à la carte ci-dessous (source : METI) qui peut être lue comme suit :

Le dispositif initial : l’arc de cercle de couleur verte représente la zone initiale d’exclusion des 20 kms ; les autres zones représentent la "plume" de contamination qui a été également évacuée après le sinistre ;
Le dispositif actuel : les zones en rouge et rose sont balisées et interdites d’accès ; les zones en vert, jaune, et orange clair, sont accessibles pour une visite courte (il est recommandé d’éviter les zones boisées et d’y ramasser des produits).
Dans tous les cas, il convient de respecter scrupuleusement les consignes données par les autorités japonaises. Dans les zones d’accès restreint, il est recommandé de se référer localement à la mairie concernée.
Carte des zones d’accès restreints dans la préfecture de Fukushima (PDF)
http://www.ambafrance-jp.org/IMG/pdf/Carte_31_juillet.pdf

Service de Communication et d’Information (28 septembre)

mardi 11 septembre 2012

Marine experts are calling for detailed research of radioactivecontamination of marine resources

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Eighteen months after the nuclear accident in Fukushima, fishermen working mainly in Pacific coastal areas of northeastern Japan are catching more fish and shellfish off Fukushima Prefecture on a trial basis.Marine experts are calling for detailed research of radioactive contamination of marine resources.Following last year's nuclear accident in Fukushima, a fishing ban was imposed for safety reasons. But in June, commercial fishing restarted on an experimental basis off Fukushima for only of one type of shellfish and 2 kinds of octopuses.On Monday, almost 18months after the nuclear accident, fishery cooperatives in the Tohoku region, as well as Ibaraki Prefecture, began fishing 10 types of marine resources, including crabs and squids.They intend to take the products to market if sample tests show no radioactive contamination.High levels of radiation have recently been detected in some fish types. A cod landed at a port in Aomori Prefecture in early August was found to be exposed to 132.7 becquerels of radioactive cesium per kilogram. That was 1.3 times the government safety limit.Radiation 380 times the limit was detected in a rock-trout caught off Fukushima in early August. A black sea bream caught off Miyagi Prefecture, in July was 33 times over the limit.The rock-trout and black sea bream had the highest levels of contamination for each of the fish species.Radioactive cesium is hardly detected in seawater.Experts say the levels may be concentrated in the particular kind of fish that eat sandworms.This suggests that cesium accumulated on the seabed is now being taken up by such fish.They say the contaminated cod found in Aomori is likely to have accumulated cesium off Fukushima, as the fish species travels in wide areas of the sea.Professor Takashi Ishimaru at Tokyo University of Marine Science and Technology says radioactive levels in creatures that serve as prey may be high in some spots of the Pacific, due to the inflow of river water or sea currents.He says the cause of contamination should be closely studied according to the fish species to understand how the contamination has spread.

Sep. 11, 2012 - Updated 05:12

Japan's central and local governments are still struggling to clean upradioactive contamination

Japan's central and local governments are still struggling to clean up radioactive contamination from the Fukushima nuclear accident.The central government is responsible for the cleanup in 11 municipalities inside Fukushima prefecture. It is subsidizing decontamination in 104 municipalities outside the zone.But the government has taken time to classify the zone according to levels of contamination, so the cleanup has been slow to start. Only Tamura City in the area has begun the process.In the meantime, some municipal governments have begun preliminary surveys.They have found roofs and walls in many houses badly damaged from the March 11th earthquake and aftershocks. That means high-pressure water sprays cannot be used in the decontamination.Some residents are demanding that their houses be repaired first. But the central government has said no, slowing down the radioactive cleanup.The decontamination plan has been completed in 70 percent of the 104 municipalities outside the evacuation zone. But 25 areas have yet to begin.

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Sep. 10, 2012 - Updated 19:07

One and a half years have passed since the accident at the Fukushima

One and a half years have passed since the accident at the Fukushima Daiichi nuclear power plant. Tokyo Electric Power Company has many problems to overcome before achieving its promise to decommission the crippled plant in about 40 years.TEPCO has been testing the spent fuel rods in the No.4 reactor pool over the past 2 months. The building structure at the No.4 reactor became fragile after the explosion and possibly unsustainable to more earthquakes in the future.TEPCO is preparing to remove the rods from the pool in December next year. But the debris scattered in the pool could hamper workers from taking them out.The operator also faces difficulty in handling the melted fuel in the No. 1 to No. 3 reactors.It hopes to fill water in the containment vessels to cool down the fuel and is now using endoscopes and robots to find cracks and holes in the vessels. But high-levels of radiation are disrupting these operations.TEPCO also wonders if it can secure enough workers for the next 5 years. It said it will see a shortage of workers unless it finds ways for them to avoid exposure to radiation.But the utility said apart from a few places in the plant, most areas now register radiation levels below 3 millisieverts per hour, compared with 100 millisieverts per hour soon after the accident.

Sep. 10, 2012 - Updated 20:44

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samedi 8 septembre 2012

Fukushima : Faut-il craindre une catastrophe à la piscine du réacteur4 ?

Fukushima : Faut-il craindre une catastrophe à la piscine du réacteur 4 ?
Le Monde.fr | 08.09.2012 à 11h43 • Mis à jour le 08.09.2012 à 14h27

Par Audrey Garric



"Désastre planétaire en puissance", "incendie radiologique catastrophique", "radioactivité équivalente à 5 000 fois la bombe nucléaire d'Hiroshima". Depuis quelques mois, les médias agitent le spectre d'une nouvelle catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi au Japon, qui s'avèrerait bien pire que celle du 11 mars 2011. En cause : la piscine du réacteur 4, dans laquelle sont entreposées 1 535 barres de combustibles, soit 264 tonnes de matières fissiles hautement radioactives.

Depuis un an et demi, ce cube en béton de onze mètres de profondeur repose en effet à trente mètres du sol, sur une structure gravement endommagée et fragilisée par une explosion d'hydrogène survenue quatre jours après le séisme et le tsunami qui ont ravagé le site. Sous sept mètres d'eau, les barres de combustibles, déchargées du cœur du réacteur à la fin 2010 pour maintenance, doivent être constamment refroidies afin d'éviter leur fusion et donc la libération d'immenses quantités d'éléments radioactifs.
"Les risques d'une telle situation sont incommensurables. Si, à la suite d'un typhon (dont la saison commence fin août) ou d'un nouveau tremblement de terre, la piscine venait à se vider ou à s'écrouler, la catastrophe qui en résulterait serait probablement sans précédent dans l'histoire de l'humanité", s'alarme le Nouvel Observateur dans une enquête publiée le 23 août.

"La piscine du réacteur 4 (...) menace l'humanité d'une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl", renchérit Jean-Jacques Delfour, enseignant de culture générale à l'université Toulouse 1 dans une tribune au Monde.fr mise en ligne vendredi 7 septembre.

Lire le point de vue : La dangereuse imposture nucléaire

UN COMBUSTIBLE MOINS RADIOACTIF

Pourquoi ce regain d'inquiétude, 18 mois après la catastrophe nucléaire ? Le risque de voir la radioactivité de ces combustibles se répandre dans l'environnement a-t-il augmenté ? "Cette question a toujours été un point sensible, régulièrement soulevé. Mais il n'y a eu aucun nouvel événement qui aggraverait la situation, assure Thierry Charles, directeur de la sûreté à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Au contraire même, sans être encore soldé, l'état de la piscine s'améliore."

Si le risque a diminué, c'est que la nature du combustible, qui avait atteint un pic de chaleur et de radioactivité au moment de l'accident nucléaire, a évolué depuis : parmi les radioéléments les plus dangereux qu'il contient, l'iode 131, dont la demi-période – c'est-à-dire la durée qu'il lui faut pour voir sa radioactivité décroître de moitié – est de 8 jours, a presque totalement disparu. Reste essentiellement du césium 137, dont la demi-période est de 30 ans, mais dont l'activité est beaucoup plus faible. Le combustible a par ailleurs considérablement refroidi, sa puissance thermique décroissant naturellement, à raison d'un facteur dix par an.

Le bâtiment comportant la piscine a en outre été renforcé. "Tepco a consolidé le radier, la base de la structure, en installant des poteaux métalliques remplis de béton, assure Thierry Charles. Selon les calculs de résistance effectués par les ingénieurs japonais, il faudrait maintenant un séisme extrêmement puissant pour la dégrader et entraîner la mise à l'air libre des combustibles."


DAVANTAGE DE TEMPS D'INTERVENTION

Reste qu'une nouvelle catastrophe naturelle extrême n'est pas impossible. Dans le pire des scénarios, qui verrait les combustibles ne plus être refroidis, "la température augmenterait considérablement dans la piscine, entraînant la fonte des gaines de zirconium. Le métal fondu, en réagissant avec l'eau, donnerait de l'hydrogène qui, au contact de l'oxygène de l'air, pourrait provoquer une forte explosion", prévient Jean-Louis Basdevant, physicien et auteur de "Maîtriser le nucléaire : que sait-on et que peut-on faire après Fukushima ?". "Les radioéléments se répandraient alors dans l'atmosphère sous la forme d'un nuage, dans des quantités dix fois supérieures à celles de Tchernobyl. Dans le même temps, les combustibles en fusion, formant un magma radioactif, pourraient traverser la cuve du réacteur et polluer les sols et nappes phréatiques à des centaines de kilomètres à la ronde", poursuit l'expert.

Mais cette hypothèse des plus extrêmes impliquerait que les ouvriers de la centrale ne puissent plus accéder au site ni agir d'une quelconque façon, en raison d'une radioactivité trop importante. "C'est très peu probable, même si ce n'est pas impossible. En réalité, il y aurait davantage de probabilités que les ouvriers puissent intervenir dans la centrale, comme ce fut le cas en mars 2011, estime Thierry Charles. Mais contrairement à l'an dernier, où la température de l'eau pouvait augmenter d'un degré par seconde, en raison de la forte puissance thermique des combustibles, il faudrait aujourd'hui plusieurs jours pour que l'eau commence à bouillir. Cela laisserait un peu de temps aux équipes pour remettre de l'eau dans la piscine ou arroser les combustibles par des moyens de fortune. La fusion des combustibles reste donc très peu probable."

DÉCHARGEMENT DES COMBUSTIBLES

Afin d'éviter qu'une telle catastrophe puisse survenir, les équipes japonaises travaillent au déchargement des combustibles de la piscine. Entre septembre 2011 et juillet 2012, le toit du bâtiment a tout d'abord été nettoyé de ses débris – un amoncellement de poutres, poteaux et tuyaux – permettant une intervention au-dessus du bassin. "A cette époque, la piscine a été protégée par une tôle pour éviter que des morceaux ne tombent à l'intérieur", explique Thierry Charles.


"La simple bâche de plastique blanche", dont parlait le Nouvel Observateur pour dénoncer la vulnérabilité de l'installation japonaise était ainsi en réalité une erreur. Sur la photo publiée par le magazine, le rond blanc entoure en effet un trou dans le bâtiment, alors que la piscine, intègre, elle, se situe sur la droite, couverte par une tôle métallique.

"Les Japonais sont maintenant en train de construire une super-structure, qui sera disposée au-dessus de la piscine et permettra de décharger les combustibles à l'aide d'un emballage de transport évitant tout débit de dose pénalisant, explique Thierry Charles. Ils seront entreposés dans une autre piscine, au sol cette fois-ci en attendant de trouver un centre de stockage." L'évacuation des 1 535 barres devrait débuter avant la fin 2013 et durer un à deux ans, selon les prévisions de Tepco. Tout l'enjeu réside donc dans le respect de ce calendrier.

vendredi 7 septembre 2012

mesures prises à la centrale pour faire face aux risques

Une commission américaine chargée d'enquêter sur l'accident nucléaire de Fukushima au Japon s'interroge sur les mesures prises à la centrale pour faire face aux risques.

L'Académie nationale américaine des sciences a créé cette commission en juillet. Les responsables de l'opérateur de la centrale, la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, ont été auditionnés jeudi.

Ils ont déclaré que le tsunami du 11 mars 2011 avait été plus important qu'estimé. La conception de la centrale ne permettait pas d'y résister. Les responsables ont également admis que les travailleurs sur le site n'avaient pas été informés de l'incapacité du système de refroidissement de secours à jouer son rôle après la perte de l'alimentation électrique.

Un membre de la commission a demandé pourquoi il n'y avait pas d'experts basés à la centrale, susceptibles de donner des conseils sur le système de refroidissement de secours au moment de l'accident.

Le représentant d'une organisation professionnelle américaine d'opérateurs de centrales nucléaires a critiqué les normes japonaises de sûreté. Les membres de la commission ont jugé vital de se préparer à toute éventualité. Pour eux, le Japon n'a pas intégré ce concept.

Les Etats-Unis ont mis en place de nouvelles mesures à leurs centrales nucléaires après les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Chaque centrale doit désormais avoir un manuel de gestion des risques et des systèmes d'alimentation de secours supplémentaires.


jeudi 6 septembre 2012

footage of intense exchanges held in the wake of the Fukushima nuclear accident

Tokyo Electric Power Company has decided to disclose more footage of intense exchanges held in the wake of the Fukushima nuclear accident.The operator of the crippled nuclear power plant released footage last month of teleconferences between its Tokyo head office and the plant during 5 days from March 11th last year.But it has since come under heavy criticism for limiting the disclosure to 150 hours covering the first 5 days and banning media outlets from making copies of the footage.TEPCO now says it will release more video covering a one-month period through April 11th.During this time, trouble in securing water to cool spent-fuel pools reignited fears of possible massive nuclear fallout. An unannounced release of low-level radioactive water into the ocean also drew criticism from Japan's neighbors.Despite calls for full disclosure, TEPCO plans to partially edit the footage as it did before, citing the need to protect employees' privacy.

Sep. 6, 2012 - Updated 07:17