mercredi 14 décembre 2011

réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi

Le gouvernement japonais va bientôt annoncer avoir obtenu l'arrêt à froid de l'ensemble des réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.

Cette annonce prévue pour vendredi marquera la fin de la deuxième phase du calendrier de reprise du contrôle de la centrale. Le calendrier, révisé en octobre, envisageait la conclusion de cette deuxième phase d'ici la fin de l'année. Le gouvernement a maintenant confirmé que toutes les conditions étaient remplies.

Il a précisé que les températures à la partie inférieure des cuves des réacteurs et à l'intérieur des enceintes de confinement étaient en gros tombées au-dessous de 100 degrés Celsius.

La quantité de substances radioactives libérées par la centrale avait également chuté, les niveaux de radiation à la périphérie du complexe étant inférieures à un millisievert par an.

Le gouvernement indique que la circulation stable du liquide de refroidissement dans les réacteurs est possible avec de l'eau contaminée, car des méthodes alternatives ont été trouvées pour prévenir tout dysfonctionnement ou accident.

Le premier ministre Yoshihiko Noda fera une déclaration officielle vendredi.
-----
The Japanese government will soon declare that a state of cold shutdown has been achieved for all the reactors at the Fukushima Daiichi nuclear plant.The announcement scheduled for Friday will mean the achievement of the second phase of the timetable to bring the plant under control. The timetable, revised in October, aims to achieve this phase by the year-end.The government has now confirmed that all the conditions have been met.It says temperatures at the bottom of the reactor pressure vessels and inside the containment vessels have basically fallen below 100 degrees Celsius.The amount of radioactive materials emitted has also dropped, with radiation levels on the compound's border falling below one millisievert per year.The government says stable circulatory cooling of the reactors can be achieved with contaminated water, as alternative methods have been secured against malfunctions or accidents.Prime Minister Yoshihiko Noda will make the official declaration that the reactors are in a stable condition at a news conference on Friday.The government will launch a new body to oversee the completion of the process. It will be led by a Cabinet minister and the president of Tokyo Electric Power Company, the plant operator.It will also release a medium-to-long term timetable for the Daiichi plant, which includes its decommissioning, while helping residents to return home.

mardi 13 décembre 2011

état du carburant qui a traversé le fond de la cuve

La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, a annoncé que le combustible de trois des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima avait fondu et percé le fond des cuves. L'essentiel est passé dans l'enceinte de confinement. D'après l'entreprise, le fond des enceintes est partiellement érodé.
Dans notre analyse du jour, le commentateur de la NHK Noriyuki Mizuno nous explique comment les découvertes récentes peuvent perturber le travail de démantèlement des réacteurs endommagés. Il commence par évoquer l'état du carburant qui a traversé le fond de la cuve.

Noriyuki Mizuno
Avant tout, nous avons besoin de connaître la température du carburant. Mais aucun thermomètre n'est en place pour nous l'indiquer.
Le gouvernement a fixé deux conditions à remplir pour déclarer que les réacteurs sont effectivement en arrêt à froid. La première est que la température au fond des réacteurs est inférieure à 100 degrés. L'autre est d'avoir fortement réduit les émissions de substances radioactives.
Mais si le carburant a fondu et percé le fond des cuves et si une grande partie a atteint l'enceinte de confinement, comme le laissent penser les dernières analyses, la question se pose de la signification réelle des températures du fond des cuves.
Le point de vue de TEPCO est que le carburant des réacteurs a été refroidi. L'entreprise fait en effet remarquer que la température dans les enceintes de confinement est à 40 degrés.
La question est de savoir si les habitants de Fukushima seront convaincus par cette argument. TEPCO pourrait en effet déclarer l'état d'arrêt à froid sur la base de cette information indirecte.
Un autre problème est qu'une température inférieure ou égale à 100 degrés n'a de sens que quand la cuve et l'enceinte de confinement n'ont pas été endommagées. Le critère perd de sa valeur quand un réacteur est abîmé, ce qui est le cas à Fukushima Dai-ichi.

Radio-Japon
Dans de telles conditions, comment le travail de démantèlement va-t-il être effectué?

Noriyuki Mizuno
Je pense qu'il faudra utiliser du matériel télécommandé. Des bras robotisés seront utilisés à partir du haut des réacteurs pour retirer le carburant fondu et hautement radioactif. Récupérer le combustible fondu et ayant percé la cuve devrait être difficile. Mais le plus dur sera certainement de retirer celui ayant pénétré la dalle de béton. Une nouvelle technologie pourrait également être nécessaire pour enlever la surface de cette zone en la grattant.
Plusieurs experts estiment que toutes ces opérations prendront au moins 30 ans. Il faudra peut-être plus de temps. Je pense que le Japon devrait demander une assistance technologique à l'étranger.

Radio-Japon
C'était Noriyuki Mizuno, commentateur de la NHK.


vendredi 9 décembre 2011

Forte baisse de la récolte du riz

Dans le nord-est du Japon, la double catastrophe du 11 mars a provoqué une forte baisse de la récolte du riz. La préfecture de Fukushima est particulièrement touchée.

Selon le ministère de l'Agriculture, le volume global de la production nationale du riz s'élève à 8,13 millions de tonnes cette année, soit 1,3 pour cent de moins qu'en 2010. Il s'agit du troisième recul annuel consécutif. Ces données ne concernent pas le riz exploité pour les produits dérivés.

La seule région du Tohoku, principal grenier à riz du Japon, enregistre un recul de 6,3 pour cent, les champs ayant été dévastés par le tsunami.

Dans la préfecture de Fukushima, où la riziculture est interdite dans les terres les plus fortement irradiées par les émanations de la centrale nucléaire, la production enregistre une chute proche des 20 pour cent.

Toutefois, la demande nationale étant estimée à 8,05 millions de tonnes par an, la production totale reste excédentaire, selon une tendance qui semble perdurer.


jeudi 8 décembre 2011

La centrale Fukushima Dai-ichi envisage de déverser des tonnes d eau faiblement irradiée

L'opérateur de la centrale Fukushima Dai-ichi envisage de déverser des tonnes d'eau faiblement irradiée dans la mer, contre l'avis des coopératives de pêcheurs qui redoutent une contamination des produits de la mer.

La Compagnie d'électricité de Tokyo traite et retire les substances radioactives de l'eau utilisée pour le refroidissement des réacteurs endommagés. L'eau est ensuite recyclée pour le même usage, l'excédent étant stocké dans des réservoirs prévus à cet effet.

Toutefois, les 500 tonnes d'eau souterraine qui affleurent dans les parties basses de la centrale, à un rythme quotidien, sont également stockées dans les réservoirs.

Ces derniers ont une capacité totale de 160 000 tonnes et pourraient arriver à saturation d'ici mars 2012.

Tepco envisage donc de déverser dans la mer, aux abords de la centrale, les eaux traitées dont la teneur en substances radioactives n'excède pas les normes gouvernementales.

----
L'augmentation de la quantité d'eau faiblement contaminée représente un fardeau de plus en plus lourd pour l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco.

L'entreprise envisageait de la rejeter en mer mais a dû renoncer en raison de la forte opposition de l'industrie de la pêche.

La quantité augmente au fur et à mesure que l'eau est décontaminée et réutilisée pour refroidir les réacteurs. Mais seule une partie est réemployée. Le volume stocké augmente donc. D'après Tepco, les capacités de stockage de 160 000 tonnes seront atteintes d'ici le mois de mars.

La compagnie envisage désormais de rejeter en mer cette eau après lui avoir fait subir un nouveau traitement pour amener le niveau de contamination radioactive sous le niveau fixé par le gouvernement. Mais l'Association nationale des coopératives de pêche s'y oppose, craignant que les consommateurs arrêtent d'acheter du poisson.



mercredi 7 décembre 2011

26 milliards de becquerels de strontium et d autres substances radioactives ont fui

Tepco, l'opérateur de la centrale Fukushima Dai-ichi, a annoncé mardi qu'environ 150 litres d'eau renfermant du strontium radioactif se sont écoulés dans la mer.

Cette fuite s'est produite en dépit des mesures de prévention, prises par l'entreprise après des accidents similaires survenus en avril et en mai.

Tepco estime qu'environ 26 milliards de becquerels de strontium et d'autres substances radioactives ont fui. Selon Tepco, l'impact sera négligeable même si des produits de la mer de la région sont consommés chaque jour, étant donné que les substances seront diluées dans l'eau de mer. Tepco a, une nouvelle fois, présenté ses excuses aux résidents locaux et à la population de l'Archipel.

La compagnie entend rechercher la cause de cette fuite et prendre les mesures qui s'imposent dans les plus brefs délais.
------
Le fabricant japonais de produits alimentaires Meiji déclare qu'il renforcera le contrôle de la radioactivité pour ses produits et publiera les données en ligne.

Meiji a annoncé mardi que jusqu'à 30,8 becquerels de césium radioactif par kilogramme avaient été détectés dans du lait en poudre. La compagnie avait produit le lait dans une usine de Kasukabe, près de Tokyo, immédiatement après la catastrophe nucléaire de mars.

Ce niveau est inférieur à la limite de sécurité fixée par le gouvernement à 200 becquerels par kilogramme, mais la compagnie a décidé de remplacer gratuitement l'ensemble des 400 mille boîtes de lait en poudre expédiées en septembre.

Selon Meiji, la contamination pourrait avoir pour origine une exposition à du césium radioactif libéré par la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi lorsque l'installation de traitement a été ventilée pour sécher le lait.
----
The operator of the Fukushima Daiichi nuclear power plant said on Tuesday that about 150 liters of water containing radioactive strontium has been discharged into the sea. The leak occurred even though the operator took preventive measures after similar incidents in April and May.Tokyo Electric Power Company discovered on Sunday that massive amounts of radioactive water had leaked from desalination equipment. The company detected beta-ray emitting radioactive substances, including strontium, from a gutter near the building that houses the device. The gutter drains into the Pacific Ocean.The utility estimates that 26 billion becquerels of strontium and other radioactive substances were leaked. It added that the impact would be negligible even if marine products from the area were eaten every day as the substance will be diluted in the sea water. It has apologized to local residents and people across the country.After the leaks in April and May, the company closed the underground tunnels near the ocean and installed sensors in the purifiers. But no measures were taken at the facility where the latest leak occurred.TEPCO plans to find the cause of the leak and take preventive steps as soon as possible, while receiving advice from the Nuclear and Industrial Safety Agency.




lundi 5 décembre 2011

how to clean radioactive materials farmland and forests

Fukushima Prefecture has compiled a policy paper on how to clean radioactive materials farmland and forests, which occupy about 80 percent of the prefecture. Fukushima hosts the damaged nuclear power plant.The prefectural government says the policy aims to ensure that eventually no radioactive cesium will be detected in any farm produce from the prefecture.The policy says that to reach this goal, radiation-absorbing agents will be sprayed onto farmland, and the topsoil scraped off.In orchards, tree bark will be removed and the trees then cleansed with water jet cleaners.The policy aims to cap annual radiation doses in forests at one millisievert.The policy also says the government will try to reduce radioactivity in forests near residential areas by about half in two years. Fallen leaves will be removed on a regular basis from areas up to 20 meters inside the forests' perimeters.Based on the policy, Fukushima Prefecture plans to help individual communities draw up their own decontamination plans.

45 tons of strontium-tainted water have leaked

The operator of the Fukushima Daiichi nuclear power plant says about 45 tons of strontium-tainted water may have leaked out of a water treatment device, with a portion of it spilling out of the facility.Tokyo Electric Power Company says the water may contain high levels of radioactive strontium. Strontium causes internal radiation exposure.The company is trying to determine whether the water reached the sea.The utility said at about 11:30 am on Sunday a water leak was spotted in a device to remove salt from contaminated water from which radioactive material had already been removed.It said the leak was stopped after the device was turned off, but at least 45 tons of water containing radioactive materials may have leaked out, with some portion possibly reaching a ditch outside the facility.The level of radioactive cesium had been reduced to 45 becquerels per cubic centimeter after the treatment. But the water is believed to have contained 130,000 becquerels per cubic centimeter of radioactive strontium.The ditch connects to the sea about 600 meters away. The power company is piling up sand bags in the ditch to prevent the water from flowing to the sea.The water is used to cool down the reactors in the power plant and the utility says the leak does not pose any problems for the process.

dimanche 4 décembre 2011

déterminer comment le riz absorbe le césium

Une équipe de scientifiques a mené une étude dans la préfecture de Fukushima après la découverte de quantités de césium radioactif supérieures aux niveaux autorisés dans du riz cultivé localement.

L'équipe appartient au département d'agriculture de l'université de Tokyo. Elle est arrivée dans la ville de Date samedi. A ce jour, les autorités ont relevé des niveaux de césium supérieurs aux normes sanitaires dans du riz de quatre exploitations de Date et de la ville voisine de Fukushima.

Les chercheurs ont interrogé des agriculteurs sur leur système d'irrigation et le travail de la terre autour des rizières. Ils ont également prélevé des échantillons de paille dans les rizières ainsi que sur et sous le sol. Ils seront testés pour déterminer l'endroit où les niveaux de césium sont les plus élevés.

L'équipe va également mener une expérimentation en utilisant des échantillons de sols pour cultiver du riz. Le responsable de cette équipe, le professeur Sho Shiozawa, souhaite déterminer comment le riz absorbe le césium. Il espère que ses recherches contribueront à nettoyer la terre avant la récolte de l'année prochaine.


vendredi 2 décembre 2011

injecting nitrogen

The operator of the Fukushima Daiichi nuclear power plant has started injecting nitrogen, an inert gas, into the pressure vessels of the crippled reactors to prevent another hydrogen explosion.In late October, Tokyo Electric Power Company began extracting gases from the containment vessel of the No.2 reactor to remove radioactive substances. During the work, TEPCO found hydrogen accumulating in parts of the reactor at a density of up to 2.9 percent.TEPCO started pumping nitrogen into the pressure vessels of the No.1, 2, 3 reactors on Thursday to lessen the concentration of hydrogen.The density of hydrogen accumulating in the containment and pressure vessels is thought to be below 4 percent, the level where an explosion could occur.TEPCO says the nitrogen injection will push out hydrogen and reduce its concentration.Keeping hydrogen density low is an indispensible condition in the second step of the process decided upon by the government and TEPCO to resolve the nuclear accident. They are aiming to achieve a state of cold shutdown for the reactors by the end of the year.The Nuclear and Industrial Safety Agency plans to assess how well TEPCO can manage hydrogen levels.

Kyushu Electric Power Company has halted the No.1

Kyushu Electric Power Company has halted the No.1 reactor at the Genkai nuclear power plant in southwestern Japan. This means more than 80 percent of the nation's reactors are now offline. It remains unclear when or if any of them will be restarted.Shortly before noon on Thursday, workers at the Genkai plant began suppressing nuclear fission to reduce output at the reactor. The unit stopped operations at around 8:30 PM.As a result, the No.4 reactor at the Genkai plant is the only one active in the Kyushu region.Kyushu Electric plans to ask households and firms in its service area to use around 5 percent less electricity from December 26th, when the No.4 reactor is scheduled to be halted.In mid-month Kansai Electric Power Company also plans to suspend the No.2 reactor at the Ohi plant and the No.2 reactor at the Mihama plant, both in Fukui Prefecture. These moves will leave the Kansai region with only one reactor online.Kansai Electric plans to urge people to use around 10 percent less electricity from December 19th.Of the country's 54 reactors, the Genkai No.1 reactor is the 45th to go offline. There are no prospects for restarting the idle reactors as none of them has yet to meet the requirements for resuming operations.These preconditions include passing the state's safety stress tests and getting approval from local governments hosting the nuclear plants.

La NHK a obtenu un rapport intérimaire sur l'accident

Un problème de communication entre les membres du personnel de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi pourrait avoir contribué au retard pris pour juguler l'accident le 11 mars.

Selon Tepco, le directeur de la centrale n'a pas, pendant plusieurs heures, été informé que le seul système de refroidissement de secours pour le réacteur numéro un avait été éteint manuellement le jour du séisme et du tsunami.

La NHK a obtenu un rapport intérimaire sur l'accident, compilé par la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco.

Selon ce document, les ouvriers de la salle de contrôle du réacteur ont interrompu un système de refroidissement d'urgence peu après 18 heures mais le directeur de la centrale, Masao Yoshida, et d'autres employés travaillant dans les bureaux de la centrale n'ont pas été informés de cette interruption manuelle.

Selon Tepco, ce n'est que vers minuit que le directeur de la centrale s'est rendu compte que le système ne fonctionnait pas. Une hausse des niveaux de radiation dans le bâtiment du réacteur l'a alerté de l'éventualité de dégâts sur les barres de combustibles.

Tepco estime que les dégâts constatés sur ces barres de combustible pourraient avoir eu lieu pendant ce laps de temps. Le rapport explique que cela a généré une forte concentration d'hydrogène qui a provoqué la première explosion à la centrale dès le lendemain.


mercredi 30 novembre 2011

Analyses on the melting of fuel rods at 3 of the plant s units

The operator of the damaged Fukushima Daiichi nuclear power plant has announced the results of an analysis on the state of melted fuel in the plant's Number 1 unit.The Tokyo Electric Power Company, or TEPCO, and several research institutes made public their analyses on the melting of fuel rods at 3 of the plant's units at a government-sponsored study meeting on Wednesday. The analyses were based on temperatures, amounts of cooling water and other data.TEPCO said that in the worse case, all fuel rods in the plant's Number 1 reactor may have melted and dropped through its bottom into a containment vessel. The bottom of the vessel is concrete covered with a steel plate.The utility said the fuel may have eroded the bottom to a depth of 65 centimeters. The thinnest part of the section is only 37 centimeters thick.TEPCO also said as much as 57 percent of the fuel in the plant's Number 2 reactor and 63 percent in the Number 3 reactor may have melted, and that some of the melted fuel may have fallen through reactor vessels.
------
La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, a annoncé les résultats d'une analyse du combustible nucléaire fondu à l'intérieur du réacteur numéro 1 de la centrale Fukushima Dai-ichi.

L'opérateur de la centrale et plusieurs instituts de recherches ont publié mercredi leurs analyses concernant la fusion des barres de combustible dans 3 unités de la centrale, au cours d'une réunion d'études organisée par le gouvernement. Ces analyses se basent sur les températures, les volumes d'eau de refroidissement et d'autres éléments.

Tepco a indiqué que dans le pire des cas, toutes les barres de combustible du réacteur 1 pourraient avoir fondu et être tombées tout au fond de l'enceinte de confinement, elle-même en béton et recouverte d'une plaque d'acier.

Selon l'opérateur, le combustible pourrait avoir provoqué une érosion au fond de l'enceinte de confinement, sur une profondeur de 65 centimètres alors que la partie la plus fine de cette section ne mesure que 37 centimètres d'épaisseur.


Mettre hors service tous les réacteurs nucléaires

Le gouverneur de la préfecture de Fukushima dans le nord du Japon va demander au gouvernement central et à la Compagnie d'électricité de Tokyo de mettre hors service tous les réacteurs nucléaires sur son territoire.

La préfecture compte 10 réacteurs atomiques, parmi lesquels 6 à la centrale Fukushima Dai-ichi. Quatre d'entre eux ont été endommagés à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars.

Rencontrant la presse mercredi, le gouverneur Yuhei Sato a déclaré que le plan de reconstruction de son administration réclamera le démantèlement de tous les réacteurs. Le plan en question veut accorder la priorité à la sécurité des enfants, a-t-il ajouté.

Selon M. Sato, les autorités préfectorales sont arrivées à cette conclusion après avoir discuté des effets que le déclassement des réacteurs aurait sur l'emploi, l'économie et les finances des municipalités. Le gouverneur a souligné que la préfecture fera le maximum pour créer des emplois en faveur des personnes actuellement embauchées dans les centrales.

M. Sato est le premier gouverneur d'une préfecture abritant des centrales nucléaires à demander la mise hors service d'installations atomiques au lendemain d'un sérieux accident.

-----------------
Au Japon, 19 des 54 réacteurs nucléaires existants, soit un tiers d'entre eux, sont entrés en service il y a plus de 30 ans. Dans 5 ans, plus de la moitié de tous les réacteurs de l'Archipel auront plus de 30 ans d'âge. Le réacteur numéro 1 de la centrale Fukushima Dai-ichi où s'est produit la catastrophe est en service depuis 40 ans.

L'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle a organisé mardi la première rencontre d'un panel de spécialistes, chargés de revoir les réglementations en matière de vieillissement des centrales atomiques. Dans ce commentaire, le professeur Tsuyoshi Misawa de l'Institut du réacteur de recherches de l'université de Kyoto nous donne son avis sur les questions, liées au vieillissement des centrales nucléaires.

Radio Japon :
Professeur Misawa, existe-t-il au Japon une législation qui réglemente la durée de vie des centrales atomiques ?

Tsuyoshi Misawa :
Au Japon, une durée 30 ans a été fixée comme norme. Selon la loi, quand une centrale a été en activité pendant 30 ans, sa sûreté est évaluée avant de décider si oui ou non elle sera maintenue en activité. Passé cette période, le même genre d'évaluation est censé être effectué tous les 10 ans. Mais la législation ne stipule pas le nombre de fois que l'évaluation de sûreté devra être répétée.

Radio Japon :
Quels genres de problèmes en rapport avec les mesures de sûreté existent pour les centrales nucléaires vieillissantes ?

Tsuyoshi Misawa :
Le problème principal a trait au remplacement de certaines pièces ou dispositifs qui ne sont plus disponibles lorsqu'une centrale prend de l'âge. Tant que l'on dispose de pièces de substitution, elles peuvent remplacées quand cela s'avère nécessaire et la centrale peut alors continuer à fonctionner. Mais techniquement parlant, il est difficile voire impossible de remplacer la cuve sous pression qui constitue l'élément central du réacteur.

La cuve sous pression est la partie capitale à l'intérieur de laquelle sont maintenues les barres de combustible. La pression intérieure y est très élevée et elle est exposée à de fortes radiations, ce qui la rend sensible à la détérioration de ses matériaux. Examinons ce qui s'est passé à la centrale de Fukushima. Si la cuve sous pression était restée intacte quand s'est produite la fusion du combustible, des substances radioactives n'auraient pas été relâchées à l'extérieur. A Fukushima, le réacteur numéro 1 était le plus ancien et c'est celui qui a explosé le premier. Il est aussi parfaitement possible qu'un réacteur âgé présente des problèmes non seulement au niveau de ses matériaux, mais aussi que, dans leur ensemble, les systèmes de sécurité qui le protègent soient plus faibles que ceux des réacteurs plus récents. Quand on réfléchit à la sûreté des réacteurs nucléaires, il me semble que des évaluations plus strictes que les actuelles sont nécessaires pour les modèles anciens.

Radio Japon :
C'était l'avis du professeur Tsuyoshi Misawa de l'Institut du réacteur de recherches de l'université de Kyoto.



mardi 29 novembre 2011

Nouvelles cartes catastrophe de fukushima

Cesium from Fukushima plant fell all over Japan
BY HIROSHI ISHIZUKA STAFF WRITER
2011/11/27

Radioactive substances from the crippled Fukushima No. 1 nuclear power plant have now been confirmed in all prefectures, including Uruma, Okinawa Prefecture, about 1,700 kilometers from the plant, according to the science ministry.



The ministry said it concluded the radioactive substances came from the stricken nuclear plant because, in all cases, they contained cesium-134, which has short half-life of two years.
Before the March 11 Great East Japan Earthquake, radioactive substance were barely detectable in most areas.
But the Ministry of Education, Culture, Sports, Science and Technology's survey results released on Nov. 25 showed that fallout from the Fukushima plant has spread across Japan. The survey covered the cumulative densities of radioactive substances in dust that fell into receptacles during the four months from March through June.
Figures were not available for Miyagi and Fukushima prefectures, where the measurement equipment was rendered inoperable by the March 11 disaster.
One measurement station was used for each of the other 45 prefectures.
The highest combined cumulative density of radioactive cesium-134 and cesium-137 was found in Hitachinaka, Ibaraki Prefecture, at 40,801 becquerels per square meter. That was followed by 22,570 becquerels per square meter in Yamagata, the capital of Yamagata Prefecture, and 17,354 becquerels per square meter in Tokyo's Shinjuku Ward.
The current air radiation level in Ibaraki Prefecture is about 0.14 microsievert per hour, equivalent to an annual dose of about 1 millisievert, the safety limit for exposure under normal time international standards.
Large amounts of radioactive dust fell in Tokyo, but a separate survey has detected relatively low accumulations of cesium in the soil.
"Tokyo has smaller soil surfaces than other prefectures, but road and concrete surfaces are less prone to fixate cesium deposits, which were probably diffused by the wind and rain," a ministry official explained.
The fallout densities were considerably lower in the Chugoku and Kyushu regions in western Japan. The smallest figure of 0.378 becquerel per square meter came from Uto, Kumamoto Prefecture. The density in Osaka was 18.9 becquerels per square meter.
The peak value in Ibaraki Prefecture was 970,000 times larger than the cumulative fallout density of 0.042 becquerel per square meter in fiscal 2009, found in an earlier nationwide survey before the Fukushima crisis started.
Before the accident, cesium-137, which has a longer half-life of 30 years, had been detected from time to time from atmospheric nuclear tests. But those densities mostly stayed below 1 becquerel per square meter, while cesium-134, with a shorter half-life, was rarely detected, the ministry officials said.
Also on Nov. 25, the science ministry released maps of aerially measured radioactive cesium from the Fukushima plant that accumulated in Aomori, Ishikawa, Fukui and Aichi prefectures.
This was the final batch of the 22 prefectures in eastern Japan where mapping was to be completed by the end of this year.
Nowhere in the four prefectures did the accumulations exceed 10,000 becquerels per square meter, the threshold for defining an area as being affected by the nuclear accident. This reconfirmed the science ministry's view that radioactive plumes wafted only as far west as the border of Gunma and Nagano prefectures and as far north as the border of Miyagi and Iwate prefectures, ministry officials said.
The ministry also confirmed that radioactive plumes tended to drift just short of mountain ranges where they formed belts of high cesium concentrations due to rainfall and other factors. The mountain ranges included the Ou and Iide mountains along the border of Yamagata and Fukushima prefectures, the Echigo mountains along the border of Fukushima and Niigata prefectures, the Shimotsuke mountains along the border of Fukushima and Tochigi prefectures, and the Kanto mountains along the border of Gunma and Nagano prefectures.
These patterns are shown in three-dimensional plots in an online Japanese-language document released by the science ministry (http://bit.ly/unIfH0).
The ministry also said Nov. 25 that it will conduct aerial measurements of cesium accumulations in soil in regions outside the 22 prefectures starting next year. That is because small amounts of cesium have been detected in dust deposits in Hokkaido and western Japan.

dimanche 20 novembre 2011

exercice à la centrale nucléaire de Genkai.

La préfecture de Saga, dans l'ouest du Japon, a organisé dimanche un exercice de grande envergure pour se préparer à un éventuel accident à la centrale nucléaire de Genkai.

Ces manoeuvres sont les premières organisées au niveau préfectoral depuis le mois de mars et le début de la crise nucléaire à la centrale de Fukushima.

Les exercices se sont déroulés selon un scénario prévoyant un séisme provoquant l'arrêt automatique de deux réacteurs, suivi d'une perte totale de l'alimentation électrique à la centrale et d'une possible fuite de substances radioactives.

Les travailleurs de la centrale se sont entraînés à relancer l'alimentation électrique au moyen de véhicules équipés de groupes électrogènes. Ces véhicules ont été achetés après l'accident de Fukushima. Quelque 25 000 personnes, un record, ont participé à l'exercice.


jeudi 17 novembre 2011

Du riz de Fukushima présente de hauts niveaux de radiation

Dans la préfecture de Fukushima, des niveaux de radiation supérieurs aux normes gouvernementales ont été détectés sur une récolte récente de riz.

Les autorités préfectorales ont signalé un niveau de césium radioactif atteignant les 630 becquerels par kilogramme sur du riz récolté dans le district de Oonami, dans la ville de Fukushima. Le niveau maximum fixé par le gouvernement est de 500 becquerels par kilogramme.

Oonami se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la centrale de Fukushima.

Toujours selon la préfecture, près de 840 kg de riz ont été produits cette année dans la ferme en question. La récolte ne serait pas encore sortie de l'entrepôt où elle est stockée.

Tous les riziculteurs du secteur ont pour consigne d'interrompre leurs livraisons.

Depuis l'accident nucléaire, c'est la première fois que des niveaux de radiation supérieurs aux normes gouvernementales sont détectés sur une récolte de riz.

mardi 15 novembre 2011

Simulation césium radioactif

http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/french/top/news.html

A team of researchers says radioactive cesium discharged from the damaged Fukushima Daiichi nuclear plant may have contaminated soil in Hokkaido and areas of western Japan more than 500 kilometers from the plant.The international team, including researchers from Nagoya University, simulated the spread of radioactive materials. They combined global atmospheric patterns with nationwide radioactive measurements taken over one month from March 20th, 8 days after a hydrogen explosion at the Fukushima plant.The researchers say the results suggested that some cesium-137 had reached the northernmost island of Hokkaido, and the Chugoku and Shikoku regions of western Japan.They say the radioactive material may have accumulated in the soil due to rain.Cesium-137 has a half-life of 30 years.But the research team says the pollution is not high enough to require decontamination.The radiation density per kilogram reached 250 becquerels in eastern Hokkaido, and 25 becquerels in mountainous areas of western Japan.Nagoya University professor Tetsuzo Yasunari says the simulation suggested cesium had dispersed across a wide area. He called for a nationwide testing of soil, and warnings of hot spots where radiation levels are high.

samedi 12 novembre 2011

nuclear power plant has been opened to reporters

The Fukushima Daiichi nuclear power plant has been opened to reporters for the first time since the accident occurred 8 months ago.On Saturday, 36 reporters and cameramen from Tokyo and Fukushima and from other countries put on protective gear and full face masks, and accompanied nuclear crisis minister Goshi Hosono to the site of the accident.They stayed on a bus during the one-hour tour that started around 11 AM to minimize exposure to radiation.The crew saw reactor buildings that were severely damaged by hydrogen explosions and vehicles hit by the tsunami that remain on the site.A facility to clean contaminated water and a number of tanks to store cleansed water have been set up, and rubble has been removed from roads.However, the reporters could finally see first-hand the intensity of the explosions and the overwhelming power of the tsunami.The head of the plant, Masao Yoshida, told the reporters that he had thought he would die several times during the week that followed the accident.He said he had thought he would not survive when the No.1 and No.3 reactors exploded, and when his team was unable to inject water into the No.2 reactor.

jeudi 10 novembre 2011

30 ans pour se débarrasser de la centrale nucléaire

La Commission japonaise de l'énergie nucléaire a rédigé un rapport selon lequel il faudra plus de 30 ans pour se débarrasser de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.

Une équipe d'experts de la commission s'est livrée à des discussions sur ce programme depuis le mois d'août. Publié ce mercredi, son rapport mentionne que le transfert du combustible irradié depuis les bâtiments des 4 réacteurs sinistrés vers une piscine à l'intérieur du complexe commencera dans 3 ans, une fois que les réacteurs auront atteint l'état d'arrêt à froid.

Le retrait du combustible fondu à l'intérieur des réacteurs 1 à 3 devrait commencer dans 10 ans. Les enceintes de confinement des réacteurs devront, au préalable, être réparées et remplies d'eau pour bloquer les radiations.

Ce programme se fonde sur l'expérience acquise depuis l'accident nucléaire survenu à la centrale Three Mile Island en 1979. Mais la situation à Fukushima est bien plus sérieuse, étant donné que 3 réacteurs ont subi des fusions simultanées.

Plus de 30 années pourraient s'avérer nécessaires pour extraire le combustible, démanteler les réacteurs et transformer le complexe en un terrain vague.

Le rapport de la commission sera rendu officiel d'ici la fin de cette année.
--
Le gouvernement japonais a donné des instructions à Tepco, l'opérateur de la centrale de Fukushima, pour qu'il définisse d'ici la fin de cette année un calendrier sur le démantèlement des réacteurs endommagés.

Mercredi, Goshi Hosono, le ministre en charge de la crise nucléaire, et Yukio Edano, le ministre de l'Industrie, ont transmis ces ordres à Toshio Nishizawa, le président de la Compagnie d'électricité de Tokyo, et aux dirigeants de 2 agences gouvernementales.

Les ministres leur ont enjoint d'inclure dans la feuille de route en question un plan, prévoyant de commencer à retirer, au cours des 2 prochaines années environ, les barres qui se trouvent dans les piscines de stockage de combustible irradié des 4 réacteurs. Ce délai est d'une année en avance sur ce que la Commission de l'énergie atomique avait mentionné dans son rapport, publié ce mercredi.

Les ministres ont également réclamé l'inclusion d'un plan, précisant que le retrait hors des réacteurs des barres de combustibles fondues commencera avant 10 ans.

mardi 8 novembre 2011

Absence de fission nucléaire continue

L'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle a confirmé l'absence de fission nucléaire continue à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi la semaine dernière.

L'agence a publié les résultats des études menées par des experts sur un rapport de la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco.

L'opérateur de la centrale avait détecté mardi dernier une faible quantité de xénon-135, une substance radioactive, dans l'enceinte de confinement du réacteur 2 endommagé.

Tepco craignait à l'origine que cette découverte ne signale une réaction nucléaire en cours. Mais la compagnie a déterminé que la substance était produite sous l'effet d'une fission spontanée, une forme de décroissance radioactive, et non pas d'une réaction en chaîne, ou criticité.

L'agence nucléaire a ordonné à Tepco qu'elle effectue un contrôle régulier de la densité des substances nucléaires à l'intérieur des enceintes et de signaler tout changement.


samedi 5 novembre 2011

commission pour étudier les impacts que pourrait avoir un niveau radioactif annuel de 20 millisieverts

Goshi Hosono, ministre en charge de la Crise nucléaire, a annoncé que le gouvernement japonais envisageait la création d'une commission d'experts afin d'étudier l'impact que pourrait avoir un niveau radioactif annuel de 20 millisieverts.

Lors d'un discours ce samedi à Hamamatsu, dans le centre de l'Archipel, M. Hosono a déclaré que les études faites à partir des incidents nucléaires précédents faisaient craindre qu'une exposition à des niveaux de radiation supérieurs à 100 millisieverts par an avait des répercussions potentielles sur la santé humaine mais qu'une exposition à des niveaux moindres ne permettait pas de conclure qu'elle était nocive pour la santé.

Le ministre estime nécessaire d'approfondir les études relatives à une faible exposition aux substances radioactives qui sont déjà présentes dans l'air.

Il a ajouté que le gouvernement espérait ainsi faire le point, en utilisant comme seuil d'impact sur la santé un niveau de radiation annuel de 20 millisieverts. Il s'agit de la norme recommandée par la Commission internationale de protection radiologique.

jeudi 3 novembre 2011

fission spontanée correspond à une fission nucléaire de substances radioactives autres que uranium et ses conséquences sont généralement minimes

L'opérateur de la centrale de Fukushima est revenu sur les propos selon lesquels une réaction nucléaire ou un phénomène inquiétant étaient à craindre dans le réacteur numéro 2.

La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, a déclaré ce jeudi que la faible quantité de xenon-135 détectée dans le gaz extrait de l'enceinte de confinement du réacteur provenait d'une fission spontanée de deux substances radioactives contenues dans le combustible : le curium-242 et le curium-244.

La quantité enregistrée de xenon-135 correspondait quasiment au volume qu'aurait pu engendrer une fission spontanée de curium radioactif.

Dans un premier temps, Tepco a estimé qu'un phénomène assez grave aurait généré une concentration de xenon à des niveaux plus élevés.

Mais la fission spontanée correspond à une fission nucléaire de substances radioactives autres que l'uranium et ses conséquences sont généralement minimes. Il s'agirait par ailleurs d'un phénomène constant.

Le gouvernement n'est donc pas parvenu à la conclusion qu'un évènement grave se serait produit dans la centrale de Fukushima.

L'Agence de sûreté nucléaire et industrielle a tenu ce jeudi une conférence de presse à ce sujet.

Selon ses conclusions, le xenon radioactif détecté dans les échantillons de gaz résulterait d'une fission spontanée et dont les conséquences resteraient sans gravité.


Pas de fission nucléaire prolongée, selon Tepco



Les radiations détectées dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, ne sont pas la conséquence d’une fission nucléaire prolongée, a annoncé ce jeudi Tepco, l’opérateur de la centrale. «Les analyses laissent penser qu’il ne s’agissait pas d’un accident de criticité», c’est-à-dire une réaction nucléaire en chaîne involontaire et incontrôlée, a dit Ai Tanaka, porte-parole de Tepco.
La découverte de gaz xenon dans le réacteur n°2 a fait craindre l’existence d’une nouvelle fission nucléaire, même si cette probabilité était faible. Selon Tepco, ces radiations étaient probablement le résultat d’une réaction ponctuelle. De minuscules éléments radioactifs produits lors de la réaction nucléaire en début de crise pourraient être entrés en collision, émettant des neutrons qui à leur tour ont divisé des noyaux d’uranium, déclenchant de petites fissions.

réacteur numéro 2 a de nouveau atteint un état critique

L'opérateur de la centrale Fukushima Dai-ichi annonce que son réacteur numéro 2 a de nouveau atteint un état critique.

Tepco, la Compagnie d'électricité de Tokyo, indique que ses récents relevés suggèrent que l'état critique pourrait avoir continué de façon temporaire.

Tepco a détecté mardi des substances radioactives, du xénon 133 et du xénon 135, dans les gaz prélevés dans l'enceinte de confinement du réacteur. Ces deux matières sont produites au cours de la fission nucléaire et elles ont une demi-vie respectivement de 5 jours et de 9 heures.

Après avoir décelé la présence de xénon, Tepco a injecté une solution d'acide borique dans le réacteur 2, afin de maîtriser la fission nucléaire. La température et la pression à l'intérieur du réacteur sont fondamentalement inchangées, précise Tepco. L'entreprise continuera de surveiller les niveaux de xénon dans le réacteur 2 et elle vérifiera aussi la situation des réacteurs 1 et 3.


mercredi 2 novembre 2011

Nouvelles craintes de fission nucléaire à la centrale de Fukushima

L'opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, au Japon, a annoncé, mercredi 2 novembre, qu'il avait commencé à injecter un mélange d'eau et d'acide borique dans l'un des réacteurs, où une nouvelle réaction de fission nucléaire pourrait s'être produite. Tokyo Electric Power (Tepco) a précisé qu'il s'agissait du réacteur numéro 2 de la centrale Fukushima Dai-Ichi, gravement endommagée par un séisme et un tsunami le 11 mars 2011.
"Nous ne pouvons pas écarter la possibilité d'une réaction de fission nucléaire localisée", a déclaré le porte-parole de Tepco, Hiroki Kawamata, ajoutant que l'injection de ces produits était une mesure de précaution. La fission nucléaire est le processus qui se produit habituellement dans les réacteurs atomiques, mais de façon contrôlée, ce qui n'est pas le cas à Fukushima. Tepco affirme toutefois que la température et la pression à l'intérieur du réacteur, ainsi que le niveau des radiations, n'avaient pas grandement changé.
Trois des six réacteurs de Fukushima Dai-Ichi ont été endommagés, de même que la piscine du quatrième, après la rupture de leur alimentation électrique et l'arrêt de leur système de refroidissement, accidents provoqués par le séisme et le tsunami du 11 mars.
Les craintes d'un redémarrage de fission nucléaire sont apparues après la découverte de gaz xenon 133 et 135, lesquels sont générés lors d'une fission nucléaire. Ces résultats doivent toutefois être confirmés.
Ces substances ayant une durée de vie radioactive courte – cinq jours pour le xenon 133 et neuf heures pour le xenon 135 –, la fission qui les a dégagées est forcément intervenue très récemment. Cette nouvelle avarie intervient alors que, grâce aux mesures prises depuis des mois pour refroidir les réacteurs, les températures au fond des cuves ont été ramenées depuis plusieurs semaines sous 100 °C, condition sine qua non pour parvenir à "un arrêt à froid d'ici à la fin de l'année", selon les objectifs visés.
Le monde.fr