jeudi 7 novembre 2013
1500 barres de combustible seront progressivement retirées
samedi 2 novembre 2013
les Etats-Unis pourraient aider le Japon à extraire le tritium présent dans l'eau
des experts à Fukushima pour faire la lumière sur les fuites d'eau
help Japan in removing hard-to-filter radioactive tritium from waste water
vendredi 25 octobre 2013
l’exploitant de la centrale de Fukushima, Tepco, prévoit de retirer les combustibles de la piscine n°4
Travaux sur le combustible de la piscine n°4
par Pierre-Etienne •
À partir du 8 novembre, l’exploitant de la centrale de Fukushima, Tepco, prévoit de retirer les combustibles de la piscine n°4, soit une semaine plus tôt que prévu.
Une pompe à béton devant le bâtiment de l’un des réacteurs de la centrale de Fukushima (© Jorge Rodriguez)
L’opération devrait s’étirer sur plus d’un an et marquera une nouvelle étape dans le démantèlement des réacteurs endommagés.
Le réacteur n°4 n’a pas subi de fusion car le combustible était stocké dans une piscine pour des opérations de maintenance. Mais le bâtiment a été endommagé par une explosion due à l’hydrogène et il contient encore près de 1300 assemblages de combustible.
Tepco avait prévu de commencer les travaux mi-novembre mais le bon avancement des préparatifs permettra de débuter plus tôt si les installations, dont une grue, sont validées par l’Autorité de réglementation nucléaire.
Le combustible sera transporté dans un nouveau bâtiment éloigné d’une centaine de mètres, la piscine commune. Là, il sera entreposé dans de meilleures conditions, notamment en ce qui concerne son refroidissement.
Le transfert devra se faire alors que de nombreux problèmes persistent encore à la centrale, en particulier la gestion des eaux hautement contaminées qui s’écoulent dans l’océan Pacifique. En effet de l’eau est toujours injectée dans les réacteurs 1, 2 et 3 afin de les refroidir et continue de fuir hors des bâtiments et de s’infiltrer dans le sol.
séisme de magnitude 7,3
jeudi 24 octobre 2013
140,000 becquerels per liter of Beta-ray emitting radioactivity in an onsite ditch
mercredi 23 octobre 2013
très faible quantité de césium radioactif a été détectée à environ un kilomètre de la centrale nucléaire
mardi 22 octobre 2013
additional pumps to cope with radiation-contaminated rainwater.
plans to monitor offshore radiation around the clock.
lundi 21 octobre 2013
une partie de cette eau pourrait avoir coulé dans l'océan.
dimanche 20 octobre 2013
Les relevés concernant du tritium radioactif ont également atteint un record de 790.000 becquerels
Tepco a indiqué que les prélèvements effectués jeudi à partir d'un puits contenaient 400.000 becquerels par litre de substances émettant des rayons bêta, le niveau le plus haut relevé depuis l'accident nucléaire provoqué par le tsunami de mars 2011.
Les prélevements effectués les jours précédents donnaient des niveaux nettement moins élevés allant de 60 à 90 becquerels par litre.
Les relevés concernant du tritium radioactif ont également atteint un record de 790.000 becquerels, a précisé Tepco.
Le réservoir qui fuyait avait été découvert en août. Tepco a précisé que depuis un certain nombre de mesures ont été prises dont le déplacement de l'eau radioactive et l'enlèvement de la terre souillée.
"Les autres réservoirs ne montrent pas un tel niveau. Nous devons prendre d'autres mesures pour les zones se situant aux alentours de ce puits", a déclaré le porte-parole de Tepco Masyuki Ono vendredi soir au cours d'une conférence de presse.
Tepco a enlevé la plus grande partie des terres contaminées en août, mais paraît avoir échoué à avoir récupéré toutes les substances radioactives, a reconnu Ono.
Les pluies abondantes des dernières semaines ont pu charrier des matières contaminées vers le réservoir, a-t-il ajouté, affirmant que Tepco ferait en sorte d'enlever les sols contaminés et les eaux du sous-sol.
De son côté le Premier ministre japonais Shinzo Abe a visité samedi un port de pêche à Matsukawaura, situé à 40 kms de la centrale de Fukushima, et a mangé du poisson local pour montrer qu'il était sain.
Après avoir promis aux pêcheurs de donner des informations précises à la population, il a déclaré: "J'espère que les Japonais viendront ici pour savoir que c'est bon et sain".
Des dizaines de milliers d'habitants ont été évacués de la région de Fukushima depuis la catastrophe et ne peuvent toujours pas retourner chez eux.
De l'eau radioactive a été stockée dans environ 1.000 réservoirs par Tepco mais la compagnie a reconnu que du liquide contaminé est parti en mer.
vendredi 18 octobre 2013
400,000 becquerels per liter
jeudi 17 octobre 2013
detected high levels of radioactivity
mercredi 16 octobre 2013
TEPCO released rainwater
dimanche 13 octobre 2013
TEPCO underestimated radiation doses workers
vendredi 11 octobre 2013
Radioactive cesium has been detected in seawater
jeudi 10 octobre 2013
lundi 7 octobre 2013
panne partielle de courant dans la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi
vendredi 4 octobre 2013
Incidents à la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi
jeudi 3 octobre 2013
overfilling a storage tank
mercredi 2 octobre 2013
high levels of radioactive substances in water that overflowed
vendredi 27 septembre 2013
Fukushima : des "liquidateurs" témoignent de l'enfer sur terre
- by Jason Wiels
- Sept. 27, 2013
- original
En décembre 2011, le gouvernement japonais soutenait que la situation était stabilisée à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, victime d'un tremblement de terre doublé d'un tsunami neuf mois plus tôt. Pourtant, deux ans et demi après la catastrophe, il n'en est toujours rien. Il ne se passe pas un mois sans un nouvel incident. Enfin... quand l'information filtre hors de la zone de quarantaine.
Car il est extrêmement difficile de savoir ce qui se passe sur place, les 3 000 employés - ou "liquidateurs" - étant tenus contractuellement à un devoir de réserve. Mais après des mois de non-dits et de mensonges, le mur de l'opacité s'est fissuré. Trois d'entre eux ont témoigné anonymement en avril dernier dans l'hebdomadaire Shukan Spa ! En France, Courrier International s'est fait l'écho de cet article, traduit dans la langue de Molière, dans son édition du 20 septembre (lien payant). Des propos inédits, qui en disent long sur l'ampleur de la catastrophe toujours en cours au Japon.
"Chauffeurs de bus ou poissonniers"
Ce qui frappe, d'abord, c'est la non-qualification des ouvriers envoyés sur place : "de la chair à canon", se plaignent-ils. Car si le bon sens voudrait que des techniciens hautement qualifiés s'occupent du sinistre, c'est tout le contraire qui se produit. "Ceux qui opèrent sur le site étaient auparavant chauffeurs de bus ou poissonniers", rapporte Gobo. Sans emploi depuis le ravage de leur région, ils se sont tournés vers Tepco, l'opérateur de la centrale, qui avait besoin de bras.
En tout, près de 20 000 travailleurs ont défilé sur le site. Près de 1 000 ont été exposés à des radiations supérieures à cinquante fois la dose admissible en France. "La faiblesse des rémunérations, les risques sanitaires et la précarité de l'emploi sont autant de raisons qui éloignent les ouvriers qualifiés. J'ai vu des équipes constituées de débutants, incapables de serrer ne serait-ce qu'un boulon !" enrage un autre employé. Résultat, dans les lieux très exposés, c'est parfois le chef d'équipe, seul à même de mener les opérations à bien, qui travaille... pendant que ses collègues observent.
Irradiés, humiliés, mal payés
Tout aussi grave, les témoins décrivent comment les entreprises employées par Tepco sous-traitent elles-mêmes au quatrième voire au cinquième degré les tâches de réparation ou de démantèlement qui leur sont commandées. Une fois leurs marges déduites, les opérations sont donc menées au rabais, et les techniciens ne se sentent pas respectés : leurs vêtements de travail sont "froissés, tachés", voire "malodorants". "Les casquettes en coton ont tellement rétréci au lavage qu'on ne peut plus les porter", dénonce l'un d'entre eux.
Et alors qu'il faudrait utiliser des canalisations en fer, plus solides, on se contente d'en poser en plastique. Du "rafistolage", s'écrient-ils. Quant aux robots envoyés sur place, leurs processeurs grillent les uns après les autres. Finalement, c'est encore et toujours un humain qui va en première ligne, en dernier ressort.
On pourrait s'attendre à ce que ce travail aux portes de l'enfer - la température à l'intérieur de certains bâtiments atteints parfois 40 °C, avec combinaison intégrale sur soi - soit au moins correctement payé... Il n'en est rien : les techniciens touchent à peine l'équivalent de notre SMIC. Tous sont unanimes : si les choses ne changent pas (plus d'investissements, de vraies formations), il ne faudra pas s'étonner que "des accidents se reproduisent". Encore.
Lire la totalité de ces incroyables témoignages sur le site de Courrier International






