C'est le cinquième réacteur nucléaire du parc japonais à redémarrer après Fukushima : Takahama 3 a été relancé mardi 6 juin. Il fonctionne en partie au combustible recyclé Mox, produit par l'entreprise française Areva.
La centrale nucléaire de Takahama. Un autre réacteur de la même centrale, Takahama 4, avait été relancé il y a 2 semaines.
Le parc nucléaire du Japon redémarre petit à petit. Un cinquième réacteur nucléaire a été relancé mardi 6 juin 2017, a annoncé la Kansai Electric Power (Kepco), un modèle qui fonctionne en partie au combustible recyclé Mox. Ce redémarrage a lieu moins d'un mois après celui de l'unité voisine Takahama 4, dans le sud-ouest du Japon. La réaction en chaîne ne débutera que plusieurs heures plus tard ; la fourniture d'électricité sur le réseau n'est pas attendue avant plusieurs semaines.
Le 5e réacteur japonais à redémarrer
Avant la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, le Japon comptait 54 réacteurs nucléaires en fonctionnement. Le pays n'en compte maintenant plus que 42, dont la majorité est actuellement arrêtée pour passer des tests de sécurité. Takahama 3, à 350 km à l'ouest de Tokyo, ne sera donc que le 5e réacteur en service au Japon (dont 3 en partie chargés de Mox).
Takahama 3 et 4 avaient redémarré début 2016, mais un tribunal, saisi par un groupe de riverains, en avait ordonné l'arrêt, estimant que toutes les leçons de la catastrophe nucléaire de Fukushima n'avaient pas été tirées. La décision avait été confirmée en premier appel. "Il reste des interrogations sur les mesures de protection vis-à-vis d'un tsunami et concernant les plans d'évacuation", avait signifié le juge. Mais en mars 2017, la Haute cour d'Osaka a infirmé cette décision, ouvrant la voie à un redémarrage.
Le Mox, combustible français controversé
Takahama 3 et 4 emploient en partie du Mox, un combustible issu d'uranium et plutonium recyclé, uniquement produit par Areva en France. Le Japon n'a pas encore mis en exploitation ses usines de retraitement et fabrication de Mox, en raison de divers problèmes techniques et de normes plus strictes depuis l'accident de Fukushima. La relance de ces réacteurs ainsi que l'emploi de Mox suscitent de vives protestations des écologistes, dont l'organisation internationale Greenpeace.
"Le combustible nucléaire Mox intégrant du plutonium réduit la sûreté des réacteurs, augmentant à la fois le risque d'accident grave et ses conséquences radiologiques", écrit l'association écologiste dans un communiqué. Selon elle, une expédition secrète de Mox doit partir du port de Cherbourg en France le 7 juillet en direction de la centrale de Takahama. "Ce transport présente également de sérieux problèmes de sécurité, car le Mox, qui peut être utilisé pour la fabrication de matériau d'arme nucléaire, est une cible potentielle pour les organisations terroristes", écrit Greenpeace.
A la suite du feu vert de la Haute cour d’Osaka qui avait confirmé fin mars le droit d’exploitation des unités 3 et 4 de la centrale de Takahama, dans le sud-ouest de l’archipel, la compagnie d’électricité japonaise Kansai Electric Power (Kepco) a officiellement redémarré mercredi 17 mai 2017 le réacteur n°4. Ce modèle, qui fonctionne en partie au combustible recyclé Mox, est le quatrième réacteur nucléaire à reprendre du service au Japon depuis 2011 et l’accident de Fukushima.
Une dose d’environ 8 Sieverts est considérée comme incurable et fatale.Un trou de pas moins d’un mètre carré de taille a également été découvert sous la cuve sous pression du réacteur, selon TEPCO.
Selon les chercheurs, l’ouverture apparente dans la grille métallique de l’un des trois réacteurs qui avaient fondues en 2011, est censé être avoir été causé par le combustible nucléaire fondu.
Début février, le professeur émérite à l’université Hosei de Tokyo Miyano Hiroshi expliquait à la NHK que ce taux astronomique était probablement dû au fait qu’une partie du combustible fondu n’était pas immergée dans les eaux de refroidissement et dégageait des radiations. Dans cet univers hautement radioactif, seul les robots peuvent intervenir, mais pour une durée limitée. L’engin envoyé le 10 février n’est resté que deux heures car il ne peut pas résister à une dose cumulée de 1 000 sieverts. Comme l’indique Tepco, le robot nettoyeur n’a pu parcourir que le cinquième de la zone prévue avant de faire demi-tour. L’électronique aussi a ses limites.
L’extraction du magma radioactif bloqué pour 4 encore Selon des estimations de l’Irid à Tokyo, environ 880 tonnes de magma extrêmement radioactif appelé « corium » (formé par des morceaux du réacteur fondu mélé à des débris). La compagnie électrique concentre ses efforts sur cette mission cruciale et assure qu’elle sera en mesure d’extraire cette substance à partir de 2021. Dans le même temps, la compagnie travaille à l’extraction des barres de combustibles usagées et entreposées dans les piscines de stockage. Mais la feuille de route établie par l’Autorité japonaise de régulation du nucléaire (ARN) ne sera pas tenue.
La pose du « couvercle » de confinement encore repoussée Dans le réacteur 3, en travaux pour être recouvert d’une imposante structure, le retrait était déjà prévu en 2015. Puis il a été programmé pour cette année et vient d’être repoussé «au plus tôt à 2018». L’environnement est encore trop radioactif.
Dans le réacteur 3, en travaux pour être recouvert d’une imposante structure, le retrait était déjà prévu en 2015. Puis il a été programmé pour cette année et vient d’être repoussé «au plus tôt à 2018». L’environnement est encore trop radioactif.
La contamination des eaux se poursuit C’est l’autre casse-tête de Tepco. Les vues aériennes de la centrale donnent le vertige. Sur le site devenu une véritable ruche dans une campagne désertée, plus de 1 100 énormes réservoirs contenant plus de 961 000 m3 d’eau contaminée (soit un volume dépassant la capacité de 380 piscines olympiques) ont avalé des hectares d’espaces boisés. Tepco a remplacé ceux qui fuyaient par des conteneurs soudés et plus seulement vissés. En effet, chaque jour, entre 200 et 400 m3 d’eau souterraine et de pluie s’infiltrent dans les bâtiments de Fukushima-Daiichi : Tepco pompe quotidiennement environ 300 m3 dans le sous-sol de la centrale qui enfermerait près de 60 000 m3de liquide très radioactif. Et pour le refroidissement du corium, 286 m3 d’eau fraîche sont injectés quotidiennement dans les trois réacteurs.
Mais une partie du liquide contaminé s’échappe dans le Pacifique malgré la barrière d’acier construite dans le port. Aucune décision n’a été prise au sujet de cette énorme quantité d’eau stockée dont une partie a été débarrassée de certains radioéléments. Mais les déchets produits par cette purification sont hautement radioactifs et potentiellement explosifs selon des experts cités par le quotidien Mainichi. Surtout, on ne sait absolument pas quelle sera la destination finale de ces déchets.
En 2016 des mesures effectués dans la mer étaient toujours inquiétantes. Tous les ans depuis cinq ans, Ken Buesseler et son équipe prélèvent des échantillons d’eau près des côtes du Japon et en plein océan. Pour les côtes américaines, les chercheurs ont fait appel aux usagers de la mer. Baigneurs, plaisanciers, employés de la marine marchande, sont invités à remplir des bouteilles d’eau et à indiquer le lieu exact du prélèvement avant de l’envoyer au laboratoire via un site de science participative, « our radioactive ocean ». En tout, plus d’un millier échantillons ont ainsi pu être collectés.
Des fuites toujours non contrôlées Les résultats montrent que la radioactivité relâchée est aujourd’hui des centaines de fois plus faible qu’au moment de l’explosion des trois réacteurs.
Cependant, les teneurs restent désormais constantes. « Nous ne constatons pas la baisse continue à laquelle on pourrait s’attendre si toutes les fuites avaient été stoppées, affirme Ken Buesseler dans une communication du 8 mars. Au contraire, nous trouvons encore des valeurs élevées ce qui confirme qu’il y a toujours des rejets en provenance de la centrale ».
Le mur de glace, un projet utopique Face au débit de l’eau sur le site, Tepco a dégainé en 2014 son colossal projet de mur de glace. Sur le papier, tout allait bien : 1 568 tubes d’acier étaient plongées sur 30 mètres de profondeur dans le sous-sol de la centrale et sur un périmètre de 1,4 kilomètre. Alimenté par un liquide réfrigérant à – 30°C, le mur devait former à terme une banquise sous le «Titanic» de Fukushima-Daiichi. L’idée étant de piéger le fluide radioactif et d’empêcher les eaux d’infiltration de gagner le sous-sol des réacteurs. La congélation a démarré en retard en mars 2016, et elle n’est pas encore effective en raison de courants d’eau importants et d’un sous-sol parcouru de canalisations. Fin décembre, l’ARN a évoqué les «effets limités, sinon nuls» du mur de glace. En octobre, Toyoshi Fuketa, un commissaire de l’agence, avait déjà alerté Tepco sur les limites de cette technique :
«Le pompage des eaux souterraines à travers les puits devrait être la principale action, car il peut contrôler de façon fiable le niveau [de ce liquide]. […] Le mur de glace ne jouera qu’un rôle de soutien.»
Un coût faramineux En décembre, le coût de la catastrophe a été revu à la hausse d’une manière vertigineuse : 21 500 milliards de yens, soit plus de 177 milliards d’euros. Autrement dit, un peu moins de la moitié du budget de la France. C’est surtout le double du total estimé par le ministère japonais de l’Economie trois ans plus tôt. Dans cette enveloppe, les travaux à la centrale représentent 66 milliards d’euros. Presque autant sont consacrés aux indemnisations des déplacés des communes autour environnantes. En 2011, près de 160 000 personnes ont fui leur domicile pour échapper à la menace radioactive. Le gouvernement entend limiter les sommes versées et inciter au retour dans les zones contaminées en levant les ordres d’évacuation d’ici à mars. Quitte à tolérer des niveaux moyens d’exposition aux radiations 20 fois plus élevés qu’ailleurs. Mais dans les cinq communes où l’interdiction de séjour a été levée, le taux des retours ne dépasse pas les 13 %. Et comme Libération l’a constaté l’année dernière à Naraha, ils sont surtout le fait de personnes âgées et d’hommes.
La décontamination autour de la centrale Fukushima-Daiichi est un autre chantier dont le coût s’annonce colossal. L’opération devrait coûter environ 33 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent 13 milliards d’euros pour la gestion problématique des dizaines de millions de mètres cubes de déchets radioactifs. Le contribuable, le consommateur et les producteurs d’électricité vont devoir payer la note. Le gouvernement va continuer à verser de l’argent à Tepco qui a été en partie nationalisé. Sans savoir quand la compagnie électrique remboursera…
Six ans après le 11 Mars, le confinement de la centrale sinistrée s’avère plus long et coûteux que prévu. Plus élevés qu’on le pensait, les niveaux de radioactivité restent alarmants.
Tout reste à faire. Six ans après le tsunami du 11 mars 2011 et la catastrophe nucléaire, la centrale de Fukushima-Daiichi n’est plus vraiment la bombe à retardement qui donnait des sueurs froides aux ingénieurs japonais. Mais certains experts et politiques, comme l’ex-Premier ministre Naoto Kan, continuent de dire que l’accident n’est pas terminé puisqu’il faut toujours refroidir les trois réacteurs qui sont entrés en fusion, faute de quoi ceux-ci reprendraient leurs rejets dans l’atmosphère.
A leurs yeux, parler de démantèlement n’a pas encore de sens car une grande partie des travaux relève d’abord de la sécurisation des installations et de la décontamination des lieux, qui a bien progressé. «Les réacteurs 1, 2 et 3 sont toujours menaçants. En cas de fort séisme ou de tsunami, nous ne savons pas ce qui peut se passer», redoute David Boilley, de l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro) qui suit de près la situation au Japon. De nombreuses inconnues demeurent. Des incertitudes doivent être levées sur la localisation et l’état du cœur des réacteurs. Pis, des techniques sont encore à inventer pour lancer le démantèlement qui «prendra entre trente et quarante ans», assure Tokyo Electric Power Company (Tepco) qui gère la centrale, située à 250 kilomètres au nord de la capitale.
Tepco, l'opérateur de la centrale accidentée de Fuskushima au Japon, a annoncé avoir détecté un taux de radioactivité très préoccupant dans l'enceinte du réacteur 2 : 530 sieverts par heure alors que le précédent record établi en 2012 était de 73 sieverts par heure. Presque six ans après la catastrophe nucléaire, la centrale de Fukushima Daiichi continue d'inquiéter au Japon. Le 2 février, Tokyo Electric Power Co. ou Tepco, l'opérateur de la centrale a annoncé avoir détecté un niveau de radioactivité décrit comme "inimaginable" par certains experts dans l'enceinte d'un des réacteurs les plus endommagés. Fin décembre, Tepco a commencé à mener de nouvelles investigations à l'intérieur de la centrale. Objectif : parvenir à déterminer l'état du cœur des réacteurs dont le combustible a fondu dans les heures qui ont suivi le séisme de mars 2011. Grâce à des simulations et des observations, l’Institut international de recherche sur le démantèlement nucléaire a estimé que le corium, ce mélange radioactif de combustible fondu et de débris, représenterait au total 880 tonnes. Cette masse impressionnante serait répartie dans les trois réacteurs endommagés de Fukushima Daiichi. Or, savoir où se trouve exactement ce corium est indispensable pour envisager le démantèlement. C'est pourquoi Tepco a envoyé au cours du mois de janvier une petite caméra téléguidée au sein du réacteur 2. C'est elle qui a permis de détecter un taux de radioactivité record. 530 sieverts par heure Les ingénieurs de Tepco ont analysé "le bruit électronique" formé sur les images pour évaluer le niveau de radiations dans l'enceinte. D'après leurs calculs, celui-ci atteindrait 530 sieverts par heure. La méthode n'étant pas très précise, il existe une marge d'erreur de 30%, ce qui signifie que le niveau serait compris entre 370 et 690 sieverts par heure. Même en prenant en compte cette marge, le nouveau record est très nettement supérieur au précédent enregistré en 2012 dans le réacteur qui était de 73 sieverts par heure. Un taux déjà considéré comme mortel. L'Institut national des sciences radiologiques a indiqué au Japan Times que les professionnels de santé n'ont jamais considéré faire face à un tel niveau de radiations. Selon eux, une dose de 1.000 millisieverts, soit un sievert, peut causer infertilité, perte de cheveux, nausées et malaise, tandis qu'une dose de 100 millisieverts suffit à augmenter significativement le risque de cancer. Une dose de 4 sieverts entrainerait elle, la mort d'une personne sur deux en un mois. 10 sieverts tueraient un individu en trois semaines. Radioactivité inexpliquée Ce taux de radioactivité est d'autant plus préoccupant que Tepco ignore à l'heure actuelle son origine. Il est possible que les précédentes valeurs aient été sous-estimées et que le niveau ait toujours été assez élevé. Néanmoins, il est aussi possible que quelque chose ait changé à l'intérieur du réacteur. Hiroshi Miyano, professeur de l'Université Hōsei, a déclaré à la chaine NHK que ce "niveau extrêmement élevé de radiations mesuré à un endroit, s'il est exact, peut indiquer que le combustible n'est pas loin et qu'il n'est pas recouvert d'eau". Une hypothèse à vérifier mais qu'appuie un autre détail d'importance repéré par l'opérateur sur les images prises par la caméra. Parmi les structures métalliques de l'enceinte, un trou d'un mètre de large a été détecté sous le réservoir. "Cela pourrait avoir été causé par le combustible nucléaire qui aurait fondu et formé un trou dans le réservoir, mais ce n'est qu'une hypothèse à ce stade", a confié à l'AFP, Tatsuhiro Yamagishi, porte-parole de Tepco. Quelques jours plus tôt, le société avait déjà révélé avoir découvert sur les images des dépôts d'une matière noire accumulés dans la partie inférieure de l'enceinte. Ceci pourrait indiquer que du combustible fondu s'est échappé et répandu dans la structure. Six ans après la catastrophe, ce serait la première fois que Tepco trouve de telles traces dans la centrale. Une découverte qui complique les recherches "Nous pensons que les images capturées offrent des informations très utiles mais nous devons encore enquêter étant donné qu'il est très difficile d'évaluer la situation actuelle à l'intérieur", a souligné le porte-parole de Tepco, assurant qu'aucune radiation ne s'échappe du réacteur. Si elle se confirme, la découverte de combustible fondu serait d'importance pour l'opérateur mais le niveau de radioactivité complique grandement les opérations. A l'heure actuelle, seuls des robots sont capables de s'aventurer à proximité des réacteurs et avec un taux de 530 sieverts par heure, même eux ne vont pas survivre très longtemps. Le dispositif que compte utiliser Tepco est conçu pour supporter une exposition de 1.000 sieverts, ce qui signifie qu'il ne pourra pas tenir plus de deux heures avant de dysfonctionner. En mars prochain, un robot devrait également être envoyé dans l'enceinte du réacteur 1 afin d'évaluer sa situation. Des informations indispensables en vue du démantèlement. Selon les experts, le démantèlement de Fukushima pourrait prendre plus de quarante ans et le retrait en toute sécurité du combustible fondu représente un défi sans précédent dans l'histoire du nucléaire. En décembre, le gouvernement japonais a estimé que le coût total de l'opération, de décontamination de la zone et de stockage des déchets radioactifs devrait atteindre plus de 170 milliards d'euros, soit le double des estimations faites en 2013.
The 2011 earthquake and tsunami was a tragedy that destroyed homes and lives, but the effects of the Fukushima nuclear power plant may be the most long-lasting danger. The worst nuclear accident since Chernobyl, the incident caused meltdown of three of the six reactors, leaking radiation into the surrounding area and the sea, such that radiative material has been detected as far as 200 miles from the plant. As the incident and its ramifications are still unfolding, the true scale of the environmental impact is still unknown. The world may still be feeling the effects of this disaster for generations to come.
La facture du démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima et les indemnisations, suite à l’accident qui s’est produit le 11 mars 2011, sera salée. Le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti) a fait ses calculs et a trouvé une somme vertigineuse : Plus de 20 trillions de yens, ce qui fait plus de 167,8 milliards d’euros. Autant dire un record mondial pour les indemnisations. Les autorités peuvent se targuer de maitriser la situation après la terrible catastrophe nucléaire, pour ce qui est du gouffre financier, il semble que ce soit hors de contrôle. Il y a à peine 3 ans, le gouvernement évoquait une somme presque deux fois moins importante. Fin 2013, on évoquait, tout au plus, le chiffre de 11 trillions de yens (92,2 milliards d’euros) de dépenses.
Si on ajoute un oeil sur la répartition de ce pactole, d’après les autorités japonaises, les indemnités vont accaparer 67 milliards d’euros au lieu des 45,3 milliards annoncés en 2013. Les coûts de la décontamination des endroits affectés par les retombées radioactives vont monter en flèche, jusqu’à doubler pour se situer aux alentours de 42 milliards. A ajouter aux dépenses pour la destruction des six réacteurs de Fukushima-daiichi, qui prendraient quarante ans, au bas mot et coûter «plusieurs centaines de milliards de yens (millions d’euros) par an», disait dimanche dernier le Nikkei. Si on y greffe le tarif des travaux pour le stockage des déchets irradiés, on se retrouve avec 167,8 milliards de yens.
Un séisme de magnitude 7,4 est survenu mardi dans le nord-est du pays sans faire de dégâts majeurs. Quelque 100.000 personnes ont été sommées d'évacuer les côtes face au risque de tsunami.
L'avis de risque de tsunami a été levé à la mi-journée. Un fort séisme de magnitude 7,4 s'est produit dans le nord-est du pays mardi à 5h59 mardi au Japon. L'épicentre du tremblement de terre était situé au large de la préfecture de Fukushima, à une dizaine de kilomètres de profondeur, précise l'Agence météorologique japonaise (JMA). Le tremblement de terre a provoqué un raz-de-marée ayant atteint un mètre près de Fukushima. Une vague d'un mètre de haut a été observée dans la région de Fukushima et une vague de 1,4 mètre aux alentours de Sendai, à 70 km environ au nord de Fukushima, a indiqué la chaîne de télévision NHK. Des vagues plus petites ont touché des ports le long de la côte, a ajouté la NHK. Une alerte au tsunami avait au préalalbe été lancée sur les régions de Fukushima et de Miyagi et un avis de risque sur plusieurs autres.
Le tremblement de terre a été vivement ressenti dans un large périmètre de l'île principale de Honshu, où se trouve Tokyo, réveillant des millions d'habitants de la région qui avait déjà été dévastée par un énorme tsunami en mars 2011. Des ordres d'évacuation avaient été donnés par plusieurs localités, pour un total de quelque 100.000 personnes. «La côte est extrêmement dangereuse: n'allez ni en mer, ni à proximité, jusqu'à la levée de toutes les alertes et avis», avait insisté un responsable de l'agence de météo. Les images en provenance de Kesennuma, une des villes les plus touchées en 2011, montraient un marché au poisson désert avec apparemment des poissons gisant au sol. Les célèbres trains à grande vitesse Shinkansen étaient arrêtés sur une portion de voie, ainsi certaines autres lignes de train. Aucun dégât majeur n'a été signalé, hormis un début d'incendie dans une raffinerie, selon la NHK. Plusieurs blessés légers ont été recensés. L'institut de géophysique américain a par la suite ramené la mesure de la magnitude de la secousse de mardi de 7,3 initialement à 6,9.
Aucun incident dans les centrales nucléaires
Toutes les centrales nucléaires exposées à un tsunami sont fermées depuis la catastrophe de 2011 qui a mis hors d'usage la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi exploitée par le groupe Tokyo Electric Tower (Tepco). Une porte-parole Tepco a précisé que le système de refroidissement de la piscine de stockage d'un réacteur à sa centrale de Fukushima Daini avait été arrêté par mesure de précaution, mais le système de refroidissement est reparti peu après. La société Tohoku Electric a indiqué de son côté qu'elle n'avait rien décelé d'anormal non plus dans la centrale d'Onagawa, située au nord de Fukushima. Seuls deux réacteurs japonais sont en activité, tous deux dans le sud-ouest du pays. Même à l'arrêt, les centrales ont cependant besoin de faire tourner leur système de refroidissement pour éviter tout risque de fusion nucléaire.
Environ 20% des tremblements de terre de magnitude 6 et plus ont lieu au Japon. La catastrophe de Fukushima avait eu lieu après un séisme de magnitude 9. Celui-ci avait tué quelque 18.500 personnes et provoqué une catastrophe à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi. Les cœurs de trois réacteurs, sur six au total, étaient entrés en fusion, provoquant le déplacement de dizaines de milliers de personnes. Le site est extrêmement fragilisé et un nouveau tsunami est le danger le plus redouté. L'archipel nippon a également connu en avril deux forts tremblements de terre dans la région de Kumamoto, suivi de plus de 1700 répliques. La catastrophe avait provoqué la mort d'une cinquantaine de personnes et causé d'importants dégâts.
Le coût du démantèlement de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Daiichi dépassera largement les 2.000 milliards de yens (17 milliards d'euros) précédemment estimés, a indiqué mardi un comité du ministère de l'Industrie.
Dans un programme "d'accélération de la reconstruction de la région de Fukushima" datant de 2013, le gouvernement avait évalué à 2.000 milliards de yens (le double du précédent montant), le coût de l'assainissement des six réacteurs de la centrale mise en péril par le tsunami du 11 mars 2011.
Mais cette somme (qui comprend le total consacré à la gestion de l'eau contaminée et au démantèlement) sera largement dépassée, selon les documents rendus publics mardi par l'instance mise en place pour étudier en détail le "problème de la compagnie Tepco" (Tokyo Electric Power) qui gère le site.
"X milliers de milliards de yens" seront requis, écrivent les experts.
Il faudra au moins trois décennies pour récupérer le combustible fondu dans trois unités et nettoyer les lieux du mieux possible.
S'ajouteront au coût du démantèlement au moins 10.000 milliards de yens (88 milliards d'euros) de dommages et intérêts versés aux particuliers et entreprises de la région affectés par cette catastrophe, prévient le comité.
Le désastre de Fukushima a chassé de chez elles des dizaines de milliers de personnes et stoppé net des activités industrielles, artisanales et commerciales.
Mi-2014 déjà, un universitaire japonais, Kenichi Oshima, professeur d'économie environnementale à l'Université Ritsumeikan, avait chiffré à "au minimum 11.082 milliards de yens" (96 milliards d'euros actuels) les sommes à débourser pour payer les dégâts de cette catastrophe survenue à la suite d'un gigantesque séisme dans le nord-est de l'archipel.
Selon M. Oshima, la particularité de ce type d'accident est que le coût pour la société augmente au fil du temps et qu'on ne parvient pas à le prévoir et à l'appréhender dans son intégralité.
Le groupe Tepco est dans l'incapacité de payer seul les sommes astronomiques dont il s'agit, et l'Etat, qui est devenu son premier actionnaire, tente de trouver divers moyens pour ne pas susciter la colère des contribuables, notamment en demandant publiquement à la compagnie de faire des économies et en tançant de temps à autre ses dirigeants.
Le nucléaire nippon est à l’arrêt ou presque depuis la catastrophe de Fukushima, en 2011. Malgré cela, Tokyo Electric Power Company (TEPCO) a dépensé 606 milliards de yens (5,8 milliards de dollars) l’an dernier pour préserver en l’état les centrales nucléaires existantes, explique The Economist. Le Japon possède 54 réacteurs, et l’Autorité de régulation nucléaire (NRA) a reçu des demandes pour faire redémarrer 26 réacteurs. Mais seuls deux sont à nouveau en activité
TOKYO, 7 septembre (Reuters) - La garantie donnée par le
Premier ministre Shinzo Abe que la situation à la centrale
nucléaire de Fukushima était "maîtrisée", lorsqu'il avait
olympiques 2020, "était un mensonge", a déclaré mercredi l
défendu avec succès la candidature de Tokyo pour les Jeux
'un de
ses prédécesseurs, Junichiro Koizumi.
, est devenu un
opposant déclaré à l'énergie nucléaire après
Koizumi, qui fut l'un des chefs de gouvernement les plus
populaires lors de son mandat de 2001 à 200 6 la catastrophe de
mars 2011 - un très violent séisme puis un tsunami dévastateur
qui ont abouti à l'accident de la centrale de Fukushima Daiichi,
e, Shinzo Abe, alors au pouvoir depuis
neuf mois, avait app
la pire catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl en
1986.
Lors de son discours de septembre 2013 devant le Comité
international olympiq uorté des garanties sur la sûreté de la
centrale de Fukushima, afin d'apaiser les inquiétudes et obtenir
l'attribution des Jeux à Tokyo. Ses propos, à l'époque, avaient
soulevé nombre de critiques.
osition à l'énergie nucléaire.
"Elle n'est pas sous contrô
"Les propos de M. Abe sur la 'situation maîtrisée' étaient
un mensonge", a estimé Junichiro Koizumi, qui a aujourd'hui 74
ans, lors d'une conférence de presse durant laquelle il a
réitéré son op ple", a-t-il ajouté, invoquant à
a centrale, pour ériger le plus grand "mur de glace" au monde,
lafin d'empêcher dans le sous-sol les eaux d'écoulement
aminées
par la radioactivité.
"Ils continuent d'assurer qu'
d'atteindre les réacteurs endommagés et d'être ainsi con tils peuvent le faire (le mur de
glace), mais ils ne le peuvent pas", a poursuivi l'ancien chef
libéral démocrate).
Dès son élection en décembre 2012, S
du gouvernement, qui avait gouverné sous les couleurs du même
parti que Shinzo Abe, le PLD (Part ihinzo Abe a affiché
l'intention de remettre en service les centrales nucléaires,
dont la totalité du parc a été fermé après la catastrophe de
u nucléaire.
Koizumi regrette d'avoir, sous son
Fukushima pour une révision des mesures de sécurité.
Avant la catastrophe de mars 2011, le Japon tirait près d'un
tiers de son électricité dmandat, prêté une oreille
favorable à ceux qui lui vantaient le nucléaire.
Après la catastrophe de Fukushima, il dit avoir "étudié le
processus, la réalité et l'histoire du développement du
nucléaire, et avoir eu honte d'avoir cru de tels mensonges".
(Linda Sieg et Megumi Lim; Eric Faye pour le service français)
Un réacteur nucléaire arrêté depuis plus de cinq ans doit redémarrer au Japon, vendredi 12 août. "L'unité 3 d'Ikata (...) devrait commencer à générer du courant à partir de lundi 15", a expliqué la compagnie Shikoku Electric Power. L'exploitation de ce courant sur le réseau commercial ne débutera cependant qu'en septembre après d'ultimes contrôles.
Après l'accident de Fukushima, en mars 2011, le parc de réacteurs a été ramené de 54 à 42 unités. Mais à l'heure actuelle, seuls les réacteurs Sendai 1 et 2 fonctionnent. Le pays compense par l'exploitation de centrales thermiques et une petite augmentation de la part de l'électricité issue des énergies renouvelables. Les particuliers et entreprises essaient en outre d'utiliser des éclairages et équipements moins énergivores.
Colère des écologistes
Le redémarrage du réacteur d'Ikata suscite la colère des écologistes, qui estiment que les leçons de la catastrophe de Fukushima n'ont pas été tirées. La justice leur a en partie donné raison en ordonnant l'arrêt de deux unités (Takahama 3 et 4), qui avaient été réactivées en début d'année. En marge de cette annonce, des résidents se sont réunis pour scander des slogans hostiles au redémarrage du réacteur nucléaire.
Un incident a eu lieu dans une centrale nucléaire située au nord-est de Tokyo.
UNE FUITE DE LIQUIDE RADIOACTIF A éTé DéCOUVERTE JEUDI à L'INTéRIEUR DES Bâtiments de la centrale nucléaire Tokai numéro 2, au nord-est de Tokyo, a annoncé l'opérateur du site. L'entreprise affirme que rien ne s'est échappé à l'extérieur.
La quantité de liquide, retrouvé dans le sous-sol du bâtiment de traitement des déchets radioactifs de la centrale, ainsi qu'à un niveau supérieur dans la pièce des équipements des valves d'une citerne, est évaluée à 750 litres, a précisé Japan Atomic Power Company (JAPC). Le liquide contient notamment du cobalt 60, un isotope radioactif.
La mesure de la radioactivité a montré un niveau de 1700 becquerels par centimètre carré, soit environ 40 fois la limite pour le liquide se trouvant en ce lieu. Cela a obligé la compagnie à restreindre l'accès au lieu et à communiquer sur l'incident. Aucun travailleur n'a été affecté, selon l'opérateur des installations.
Réacteur à l'arrêt
La centrale Tokai numéro 2, située dans la préfecture d'Ibaraki, à quelque 150 km au nord-est de Tokyo, est à l'arrêt depuis mai 2011, originellement pour une maintenance régulière d'une durée habituelle de trois mois.
Elle n'a toutefois pas pu redémarrer depuis lors, en raison de l'imposition de nouvelles normes plus sévères vis-à-vis des catastrophes naturelles et autres risques, après le désastre de Fukushima en mars 2011.
L'entrée en vigueur de ces standards durcis oblige à de nouveaux examens de sûreté par l'autorité de régulation du secteur. Sans le certificat de conformité technique délivré par cette instance, aucun réacteur ne peut repartir.
Actuellement, sur les 42 unités restantes dans l'archipel, seules deux fonctionnent, Sendai 1 et 2. Il y avait 54 réacteurs avant le drame de Fukushima. Mais les six du site accidenté de Fukushima Daiichi sont condamnés et le démantèlement de six autres a été décidé.
Plusieurs tremblements de terre de magnitude allant jusqu’à 6,5 ont fait au moins neuf morts et de nombreux dégâts dans la nuit de jeudi à vendredi 15 avril dans le sud-ouest du Japon. Une localité où se trouvent plusieurs réacteurs nucléaires, indemnes selon les opérateurs.
Une centaine d’autres personnes ont été blessées dans la préfecture de Kumamoto et ailleurs sur l’île de Kyushu, selon la chaîne NHK et l’agence de presse Jiji. « Nous avons aussi des informations selon lesquelles des personnes sont sous des décombres », a ajouté un fonctionnaire de la préfecture de Kumamoto. Le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, a annoncé que 350 militaires étaient envoyés sur les lieux pour participer aux secours.
Deux réacteurs nucléaires – les deux seuls en service au Japon – se trouvent dans les territoires affectés, mais la compagnie d’électricité de la région, Kyushu Electric Power, a assuré qu’aucune anomalie n’avait été relevée. « Nous vérifions si le tremblement de terre a eu un impact sur notre centrale, mais elle fonctionne pour le moment normalement », a dit un responsable de la centrale.
DE NOMBREUSES SECOUSSES
Le premier séisme est survenu à 21 h 26 (14 h 26, heure de Paris). Il a été suivi d’un très grand nombre de secousses secondaires, dont une de magnitude 5,7 à 22 h 7. Une autre de 6,4 est survenue peu après minuit (17 heures, heure de Paris) puis encore de magnitude 4,8 à 1 h 53 (18 h 53, heure de Paris), a précisé l’agence de météorologie japonaise. L’épicentre de toutes ces secousses était situé dans la préfecture de Kumamoto.
Des répliques devraient se produire pendant une semaine, a averti l’agence de météorologie, tandis que le porte-parole du gouvernement appelait les habitants de la région à « agir avec calme et à s’entraider ». Le système d’avertissement précoce par smartphones et médias a permis à plusieurs reprises de prévenir les habitants quelques secondes avant qu’ils ne soient secoués.
L’accident de mars 2011 à la centrale de Fukushima daï-ichi a entraîné de forts
rejets radioactifs dans l’atmosphère et dans l’Océan pacifique. La quantité rejetée
dépend de la méthode d’évaluation. Les rejets atmosphériques, qui ont duré plus
d’une dizaine de jours, sont estimés à environ 10% de ceux de la catastrophe de
Tchernobyl [Steinhauser2014]. Ils sont responsables de la contamination d’un
vaste territoire pour des décennies et ont entraîné le déplacement d’environ
160 000 personnes [NAIIC2012, IOM2015]. Quant aux rejets dans l’océan, ce sont
les plus forts jamais enregistrés. Mais la pollution radioactive a rapidement été
diluée grâce aux courants marins Kuroshio et Oyashio. Des traces de césium
radioactif en provenance du Japon ont été détectées dans l’eau de mer près de la
côte de l’Amérique du Nord [WHOI2015]. En revanche, les sédiments marins ont
accumulé une grande quantité de césium radioactif le long des côtes japonaises et
la pêche est toujours interdite pour de nombreuses espèces marines.
Les rejets continuent à moindre échelle et la Tokyo Electric Power Company
(TEPCo) a tenté de cacher cette information. Il lui a fallu des mois pour
reconnaître certaines négligences qui ont provoqué des scandales.
Par ailleurs, TEPCo a accumulé une grande quantité d’eau contaminée dans des
cuves sur le site de la centrale. Elle contient essentiellement du tritium qui n’est
pas filtré par le système de traitement. Une des solutions envisagées est de rejeter
cette eau dans l’océan bien que cela ne soit pas possible pour le moment.
Cinq années après le déclenchement de la catastrophe de Fukushima, TEPCo en
est encore à tenter de colmater les fuites et limiter les relâchements. Alors que les
habitants des environs ont été évacués durant les premiers mois de l’accident,
quand les rejets étaient à leur maximum, TEPCo doit encore stabiliser les
réacteurs et de nombreuses personnes craignent que de forts rejets reprennent
en cas de nouvelle catastrophe naturelle. Est-ce raisonnable de rentrer une fois
l’ordre d’évacuation levé ?Des pratiques peu précautionneuses ont conduit à des rejets radioactifs dans
l’atmosphère qui sont venus s’ajouter aux retombées de l’accident. L’eau
contaminée à la centrale est devenue le cauchemar de TEPCo. Les efforts pour
réduire les fuites en mer ont conduit à l’accumulation d’énormes quantités d’eau
contaminée dans des cuves sans solution en vue. Il a fallu des mois à TEPCo et aux
autorités pour reconnaître les problèmes qui ont d’abord été révélés par des
chercheurs faisant des mesures aux alentours de la centrale de FDI.
TEPCo doit encore stabiliser les réacteurs accidentés et sa priorité est toujours de
réduire la menace qu’ils constituent. Le démantèlement à proprement dit n’a pas
encore commencé.
Alors que les communautés autour de la centrale ont été évacuées à cause de la
pollution à long terme de l’environnement, beaucoup craignent que des rejets
importants puissent reprendre en cas de nouvelle catastrophe naturelle. Les
réacteurs accidentés sont plus fragiles que des réacteurs ordinaires et leur
enceinte de confinement est percée. Ils pourraient ne pas pouvoir faire face à un
nouveau séisme ou un tsunami, entraînant ainsi un nouveau rejet massif de
radioéléments.
Cinq ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, l'opérateur de la centrale, Tepco, a avoué mercredi avoir minimisé la gravité de la situation.
Il n'a notamment pas reconnu aussi rapidement que possible le fait que trois réacteurs étaient en fusion.
«Nous nous excusons profondément pour avoir affirmé par erreur que rien ne permettait de déterminer qu'une fusion du coeur de réacteur était en cours», a déclaré Tokyo Electric Power (Tepco). Il a fallu en effet attendre deux mois, jusqu'en mai 2011, pour que l'exploitant emploie le mot fusion.
Expression effrayante
Tepco a évité durant des semaines d'employer l'expression effrayante «fusion du coeur» de réacteur. Pourtant, la compagnie disposait des informations qui permettaient de déterminer qu'un tel processus était en cours dans les tout premiers jours suivant le 11 mars, quand la centrale a été dévastée par le tsunami provoqué par un violent séisme de magnitude 9.
Les installations ont été un temps submergées, l'électricité coupée, les systèmes de refroidissement du combustible nucléaire totalement arrêtés et la situation est devenue vite impossible à maîtriser. Les coeurs de trois des six réacteurs de Fukushima Daiichi ont fondu.
Informations mises en doute
Dans ses manuels d'exploitation, il était écrit «si l'endommagement d'un coeur de réacteur dépasse 5%, on peut en déduire que la fusion du coeur est en cours», mais ces critères n'ont pas été appliqués sur le moment, alors même que la dégradation du combustible avait été évaluée et dépassait ce niveau dans plusieurs unités, a admis Tepco.
«Nous avons aussi analysé les autres informations transmises immédiatement après l'accident et il s'avère que nous aurions pu communiquer plus tôt sur divers points», a aussi écrit Tepco lors d'un rare mea culpa.
Nombre d'experts s'étaient, dès le départ, inquiétés de la nature des informations données par Tepco et les autorités, soupçonnés de volontairement faire de la rétention de données afin de ne pas entraîner un mouvement de panique.
Il a fallu plus de trois mois avant de reprendre le contrôle du site et six de plus avant de décréter la situation stabilisée. Depuis, des milliers de travailleurs s'escriment chaque jour dans cette centrale pour en préparer le démantèlement prévu pour durer une quarantaine d'années.
Fukushima Prefecture signaled Dec. 2 it will host the final disposal site for highly radioactive waste produced by the 2011 nuclear disaster, with Governor Masao Uchibori expected to relay his decision to the Environment Ministry this week.
The central government’s plan calls for the Fukushima Ecotech Clean Center, a privately run disposal facility in Tomioka near the crippled Fukushima No. 1 nuclear power plant, to be nationalized. The center will then accept about 650,000 cubic meters of garbage, including “designated waste.”
Designated waste refers to contaminated refuse such as rice straw, sewage sludge and incinerated ash of household garbage that contain more than 8,000 becquerels per kilogram of radioactivity.
With 138,000 tons of such garbage, Fukushima Prefecture accounts for more than 80 percent of the estimated national total of 166,000 tons.
Russia’s state nuclear energy company Rosatom is ready to help Japan shut down the reactors at the Fukushima nuclear power plant. A huge earthquake and a resulting tsunami hit the plant in March 2011, causing three nuclear meltdowns and a massive radiation leak.
Japan has been struggling in its cleanup effort in the aftermath of the nuclear accident. As of March 2015, about 600,000 tons of contaminated water was contained within tanks at the site, with the cleanup estimated to take up to 40 years.
Le gouvernement japonais a levé un ordre d’évacuation touchant la municipalité de Naraha, près de la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi.
Cette mesure a pris effet vendredi à minuit. Pratiquement toute la zone est située à 20 kilomètres de la centrale dans la préfecture de Fukushima et ses habitants ont été soumis à l’ordre d’évacuation en mars 2011.
Le gouvernement explique que les opérations de décontamination sont terminées dans la zone en question. Des responsables précisent que l’environnement dans la municipalité est presque prêt pour le retour des résidents.
C’est la troisième fois qu’un ordre d’évacuation est levé depuis l’accident nucléaire.
Cette décision permettra aux quelque 7300 habitants de rentrer chez eux et de reprendre leur travail et leurs activités commerciales.
Un ordre d’évacuation est toujours en place pour quelque 70 000 habitants de neuf municipalités entourant la centrale Dai-ichi.
Le gouvernement envisage de lever l’ordre d’évacuation pour les municipalités restantes une fois que les travaux de décontamination seront terminés et que les services pour soutenir la population seront en place.
Des pêcheurs de Fukushima, au nord du Japon, autorisent le rejet de l’eau décontaminée de la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi dans la mer.
300 tonnes d’eau contaminée sont produites quotidiennement à la centrale, alors que l’eau souterraine afflue vers les bâtiments du réacteur endommagé.
La Compagnie d’électricité de Tokyo, Tepco, et le gouvernement envisagent de pomper l’eau souterraine contaminée provenant de puits près des bâtiments des réacteurs, de la décontaminer, et de la déverser dans l’océan. Ils ont demandé aux pêcheurs locaux d’accepter le projet.
Les coopératives de pêche de la préfecture de Fukushima ont accepté le projet mardi.
Les responsables de la fédération disent avoir reçu l’assurance que les substances radioactives dans l’eau qui sera déversée seront sous surveillance stricte, et que les pêcheurs seront dédommagés en cas de rumeurs nuisibles.
Les techniciens de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, au Japon, entameront dimanche le retrait d’un échangeur de combustible dans le bâtiment du réacteur numéro 3. Cet appareil de 20 tonnes était tombé dans la piscine de combustible lors de la catastrophe survenue en 2011.
Il constituait depuis un obstacle pour les techniciens de la Compagnie d’électricité de Tokyo, notamment lorsqu’ils ont commencé à retirer des débris hautement radioactifs qui se trouvaient dans la piscine de stockage. 556 barres de combustible sont encore présentes dans la piscine de combustible usagé.
La forte radioactivité du site empêche les techniciens d’y opérer directement. Les travaux vont nécessiter deux grues activées à distance qui vont soulever et retirer l’appareil qui mesure environ 14 mètres de long.
L’opération relève du défi dans la mesure où l’échangeur pourrait endommager le combustible usagé s’il retombe dans la piscine durant le retrait.
En août 2014, un appareil de 400 kilos était en effet tombé dans la piscine. Si aucune barre de combustible n’avait alors souffert de la chute, le retrait avait dû être retardé de quatre mois.
Une commission d’experts a rédigé un rapport concernant la présence d’une faille dans le sol d’un bâtiment abritant un réacteur nucléaire, dans le centre de l’Archipel. Elle pourrait justifier son démantèlement.
Le rapport a été présenté vendredi lors d’une réunion de l’Autorité de régulation du nucléaire.
La faille S-1 se trouve sous le réacteur numéro un de la centrale nucléaire Shika, dans la préfecture d’Ishikawa, dont l’opérateur est la Compagnie d’électricité du Hokuriku.
Selon le rapport, rien ne prouve que la faille soit active ou non. Il observe toutefois qu’une strate aurait pu se déplacer dans une partie orientée au nord-ouest, durant le Pléistocène, une période géologique vieille de 120 000 à 130 000 ans. Au Japon, les nouveaux critères de régulation interdisent la construction de bâtiments abritant des réacteurs ou autres installations nucléaires au-dessus de failles qui auraient été actives durant ou après cette période.
Le rapport stipule par ailleurs que la faille en question pourrait être à nouveau active.
Le texte rédigé doit être officialisé, en fonction de conclusions d’autres experts et de l’autorité de régulation.