mercredi 31 août 2011
Le Japon touché par un typhon
Un typhon de grande puissance frappe le Japon, selon un bulletin d'information publié par le Ministère des Affaires Étrangères, mercredi 31 août 2011, qui recommande aux voyageurs de faire preuve de prudence et de prendre connaissance des mesures de sécurité.
Les services météorologiques japonais signalent que le typhon "frappe actuellement l’ouest de l’archipel d’Ogasawara et se dirige vers l’île de Honshu qu’il devrait atteindre les 2 et 3 septembre.
De fortes pluies orageuses sont attendues dans le Kansai et le Kantô dès le 31 au soir et devraient se prolonger jusqu’au 1er septembre vers 6 heures."
Les services météorologiques japonais signalent que le typhon "frappe actuellement l’ouest de l’archipel d’Ogasawara et se dirige vers l’île de Honshu qu’il devrait atteindre les 2 et 3 septembre.
De fortes pluies orageuses sont attendues dans le Kansai et le Kantô dès le 31 au soir et devraient se prolonger jusqu’au 1er septembre vers 6 heures."
mesures de Radioactivés dans la préfecture et au-delà même de la zone des 20 km
http://fukushima-radioactivity.jp/
Voici le site officiel de la préfecture de Fukushima qui présente une carte (mashup Google Map) interactive des points de mesures de radioactivés dans la préfecture et au-delà même de la zone des 20 km.
Voici le site officiel de la préfecture de Fukushima qui présente une carte (mashup Google Map) interactive des points de mesures de radioactivés dans la préfecture et au-delà même de la zone des 20 km.
mardi 30 août 2011
Rentrée à haut risque pour les écoliers japonais
Rentrée à haut risque pour les écoliers japonais. L’association de protection de l’environnement Greenpeace a exhorté lundi le premier ministre japonais à reporter la date du premier jour d’école pour tous les établissement situés à 60 km de la centrale de Fukushima.
Le gouvernement avait limité la zone d’exclusion à 20 km autour du site de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), frappé par un séisme et un tsunami le 11 mars dernier. Mais l’ONG a prélevé des taux de radioactivité jusqu’à 70 fois supérieurs au normes autorisées dans trois écoles situées dans une périphérie trois fois plus vaste.
« Aucun parent ne devrait avoir à choisir entre l’exposition aux radiations nucléaires et l’éducation pour son enfant », a déclaré Kazue Suzuki, responsable des activités antinucléaires de Greenpeace au Japon.
MESURES INSUFFISANTES
Pour répondre à l’inquiétude des parents d’élèves, le gouvernement japonais a annoncé vendredi qu’il abaisserait les limites d’exposition aux radiations dans toutes les écoles du pays et prendrait des mesures de décontamination.
Il a prévu d’aider les autorités locales à décontaminer les sols des cours d’école où le niveau de radioactivité est dépassé. Mais cette directive concerne essentiellement les établissements scolaires de la préfecture de Fukushima. Greenpeace la juge « lamentablement tardive et insuffisante » et dit avoir relevé des taux de radioactivité équivalents à 7,9 microsieverts par heure, quand la limite autorisée par les normes internationales s’élève à 0,11 microsieverts par heure.
Après l’accident, le Japon avait exceptionnellement élevé la limite d’exposition pour les adultes et les enfants de 1 à 20 millisieverts par an, comme l’y autorisent les organismes internationaux en cas de situation d’urgence. La plupart des écoles des environs de Fukushima avaient limité les activités à l’extérieur, mais les parents d’écoliers exigeaient des limites d’exposition plus faibles, arguant que les enfants sont plus sensibles que les adultes aux effets des radiations et courent un risque plus grand pour leur santé.
Tant que les centres scolaires ne sont pas intégralement décontaminés, l’ONG invite les pouvoirs publics à les maintenir fermés et à transférer les élèves dans des établissements moins exposés.
Selon le Tokyo Shimbun, qui dit s’appuyer sur des estimations du gouvernement, la quantité de césium radioactif dégagée depuis le 11 mars par la centrale nucléaire accidentée de Fukushima est 168 fois plus importante que celle dispersée en un instant par la bombe atomique d’Hiroshima.
reuters
lundi 29 août 2011
L'eau de mer prélevée samedi près de fukushima
Selon l'opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, aucune trace de césium radioactif n'a été enregistrée samedi dans l'eau de mer autour du réacteur numéro 3. C'est la première fois que la substance n'est pas détectée depuis le début des contrôles.
Autour du réacteur numéro 2, les niveaux de césium étaient légèrement inférieurs à ceux enregistrés la veille.
La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, surveille la concentration des substances radioactives dans l'eau de mer aux abords des conduites d'eau de la centrale, mais également au large.
L'eau de mer prélevée samedi près de la conduite du réacteur numéro 2 contenait 0,077 becquerels de césium-134 par centimètre cube, soit 1,3 fois plus que les normes gouvernementales de sécurité.
En avril, le niveau de césium-137 enregistré près de la conduite d'eau du réacteur numéro 2 atteignait un niveau 1,1 million de fois supérieur à la norme. Depuis, la densité a décliné et elle se stabilise ces derniers temps.
L'eau de mer prélevée près de la conduite du réacteur 3 ne contenait aucune trace de césium-134 ou de césium-137.
Autour du réacteur numéro 2, les niveaux de césium étaient légèrement inférieurs à ceux enregistrés la veille.
La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, surveille la concentration des substances radioactives dans l'eau de mer aux abords des conduites d'eau de la centrale, mais également au large.
L'eau de mer prélevée samedi près de la conduite du réacteur numéro 2 contenait 0,077 becquerels de césium-134 par centimètre cube, soit 1,3 fois plus que les normes gouvernementales de sécurité.
En avril, le niveau de césium-137 enregistré près de la conduite d'eau du réacteur numéro 2 atteignait un niveau 1,1 million de fois supérieur à la norme. Depuis, la densité a décliné et elle se stabilise ces derniers temps.
L'eau de mer prélevée près de la conduite du réacteur 3 ne contenait aucune trace de césium-134 ou de césium-137.
vendredi 26 août 2011
samedi 20 août 2011
magnitude 6,8 a secoué ce vendredi Fukushima
Un séisme de magnitude 6,8 a secoué ce vendredi après-midi les préfectures de Miyagi et Fukushima, dans le nord-est du Japon, déjà affectées par la catastrophe du 11 mars.
L'Agence de météorologie a annoncé que le séisme avait frappé vers 14h36. Son hypocentre était au large de Fukushima, à une profondeur de 20 km.
Aucune anomalie n'a été rapportée à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi qui avait subi le séisme et le tsunami du 11 mars.
L'Agence de météorologie explique que le tremblement de terre d'aujourd'hui est probablement une réplique de celui de mars. Elle met en garde contre la possibilité de nouvelles secousses puissantes au cours de périodes d'activité sismique qui risquent de se produire cycliquement.
L'Agence de météorologie a annoncé que le séisme avait frappé vers 14h36. Son hypocentre était au large de Fukushima, à une profondeur de 20 km.
Aucune anomalie n'a été rapportée à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi qui avait subi le séisme et le tsunami du 11 mars.
L'Agence de météorologie explique que le tremblement de terre d'aujourd'hui est probablement une réplique de celui de mars. Elle met en garde contre la possibilité de nouvelles secousses puissantes au cours de périodes d'activité sismique qui risquent de se produire cycliquement.
une série d'essais fructueux nouvelle unité japonaise
La Compagnie d'électricité de Tokyo Tepco va mettre marche une unité de décontamination de fabrication japonaise sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima endommagée dès jeudi après-midi.
L'unité fonctionnera à plein régime après une série d'essais fructueux effectués depuis mardi.
La nouvelle installation consiste en 14 réservoirs cylindriques contenant du zéolite, un minéral qui absorbe le césium et d'autres substances radioactives.
La stabilisation du processus de décontamination de l'eau des réacteurs fait partie des problèmes urgents à régler pour reprendre le contrôle de la centrale. En effet, l'eau décontaminée est ensuite réinjectée dans les réacteurs afin de les refroidir.
Le système de décontamination existant a connu des difficultés et ses composants de fabrication étrangère sont tombés en panne à plusieurs reprises. En conséquence, le système n'a fonctionné qu'à 69 pour cent de sa capacité, loin de l'objectif initial de 90 pour cent.
Tepco a l'intention d'utiliser la nouvelle unité en même temps que l'existante.
L'unité fonctionnera à plein régime après une série d'essais fructueux effectués depuis mardi.
La nouvelle installation consiste en 14 réservoirs cylindriques contenant du zéolite, un minéral qui absorbe le césium et d'autres substances radioactives.
La stabilisation du processus de décontamination de l'eau des réacteurs fait partie des problèmes urgents à régler pour reprendre le contrôle de la centrale. En effet, l'eau décontaminée est ensuite réinjectée dans les réacteurs afin de les refroidir.
Le système de décontamination existant a connu des difficultés et ses composants de fabrication étrangère sont tombés en panne à plusieurs reprises. En conséquence, le système n'a fonctionné qu'à 69 pour cent de sa capacité, loin de l'objectif initial de 90 pour cent.
Tepco a l'intention d'utiliser la nouvelle unité en même temps que l'existante.
mercredi 17 août 2011
dispositifs pour éliminer le sel des piscines de stockage des barres
La Compagnie d'électricité de Toyo envisage d'utiliser des dispositifs pour éliminer le sel des piscines de stockage des barres de combustible iradié à la centrale de Fukushima.
Tepco craint en effet que l'eau de mer, utilisée pour refroidir les réacteurs 2 à 4 après la catastrophe du 11 mars, n'entraîne la corrosion des canalisations en acier inoxydable et des parois métalliques des piscines.
Transportés sur 5 camions, les nouveaux dispositifs feront appel à des membranes spéciales et à l'électricité pour dessaler l'eau.
Tepco prévoit d'utiliser la machinerie d'ici la fin de la semaine d'abord au réacteur numéro 4 dont la piscine contient le plus de barres de combustible irradié. La concentration de sel devrait par là être réduite de 96 pour cent en 2 mois. Si le procédé s'avère concluant, il sera utilisé ensuite pour les réacteurs 2 et 3.
Tepco craint en effet que l'eau de mer, utilisée pour refroidir les réacteurs 2 à 4 après la catastrophe du 11 mars, n'entraîne la corrosion des canalisations en acier inoxydable et des parois métalliques des piscines.
Transportés sur 5 camions, les nouveaux dispositifs feront appel à des membranes spéciales et à l'électricité pour dessaler l'eau.
Tepco prévoit d'utiliser la machinerie d'ici la fin de la semaine d'abord au réacteur numéro 4 dont la piscine contient le plus de barres de combustible irradié. La concentration de sel devrait par là être réduite de 96 pour cent en 2 mois. Si le procédé s'avère concluant, il sera utilisé ensuite pour les réacteurs 2 et 3.
mardi 16 août 2011
Système japonais dedécontamination pou fukushima
La Compagnie d'électricité de Tokyo procède à une marche d'essai d'une unité de décontamination d'eau de fabrication japonaise sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima endommagée.
Tepco, l'opérateur de la centrale, a commencé à vérifier les performances de ce nouvel équipement ce mardi, peu après midi.
L'installation utilise 14 réservoirs cylindriques, mesurant chacun 3,5 mètres de haut et 1,4 mètre de diamètre. Ces réservoirs renferment des minéraux capables d'absorber les matières radioactives. Tepco envisage de poursuivre les essais jusqu'à mercredi soir, avant d'entamer des opérations à plein régime.
Depuis la fin juin, Tepco décontamine l'eau fortement radioactive provenant des réacteurs avant d'y réinjecter l'eau purifiée afin de les refroidir.
Mais le système de décontamination, un élément essentiel du processus de circulation d'eau, a connu de difficultés et ses composants de fabrication étrangère ont cessé plusieurs fois de fonctionner. Tepco explique que le système n'a fonctionné qu'à 66 pour cent de sa capacité, ne parvenant pas à respecter l'objectif initial de 90 pour cent.
L'opérateur de la centrale espère que la nouvelle installation de décontamination de fabrication japonaise permettra d'assurer une circulation d'eau stabilisée pour le refroidissement.
Tepco, l'opérateur de la centrale, a commencé à vérifier les performances de ce nouvel équipement ce mardi, peu après midi.
L'installation utilise 14 réservoirs cylindriques, mesurant chacun 3,5 mètres de haut et 1,4 mètre de diamètre. Ces réservoirs renferment des minéraux capables d'absorber les matières radioactives. Tepco envisage de poursuivre les essais jusqu'à mercredi soir, avant d'entamer des opérations à plein régime.
Depuis la fin juin, Tepco décontamine l'eau fortement radioactive provenant des réacteurs avant d'y réinjecter l'eau purifiée afin de les refroidir.
Mais le système de décontamination, un élément essentiel du processus de circulation d'eau, a connu de difficultés et ses composants de fabrication étrangère ont cessé plusieurs fois de fonctionner. Tepco explique que le système n'a fonctionné qu'à 66 pour cent de sa capacité, ne parvenant pas à respecter l'objectif initial de 90 pour cent.
L'opérateur de la centrale espère que la nouvelle installation de décontamination de fabrication japonaise permettra d'assurer une circulation d'eau stabilisée pour le refroidissement.
dimanche 14 août 2011
Expérience sur le blé
Des chercheurs japonais ont découvert que le blé absorbe des quantités relativement faibles de césium radioactif à la racine et qu'il pourrait donc bien résister aux radiations.
Des scientifiques de l'Université de Tokyo ont entrepris des recherches au lendemain de la catastrophe survenue à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, en collaboration avec la préfecture de Fukushima, pour étudier l'impact des substances radioactives sur les produits agricoles.
Ils ont ainsi découvert une teneur en césium radioactif de 280 000 becquerels par kilogramme sur des feuilles de blé ayant poussé avant la catastrophe et exposées aux radiations de la centrale de Fukushima. Sur des grains de blé ayant germé après la catastrophe la teneur en césium radioactif était de 300 becquerels par kilo, soit environ un millième de la quantité prélevée sur les feuilles.
Les scientifiques pensent que le blé n'absorbe qu'une faible quantité de césium radiaoctif par les racines.
Il se pourrait donc que la substance radioactive ne soit pas transmise des feuilles vers les grains, la partie comestible, ce qui en réduirait l'impact.
Des scientifiques de l'Université de Tokyo ont entrepris des recherches au lendemain de la catastrophe survenue à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, en collaboration avec la préfecture de Fukushima, pour étudier l'impact des substances radioactives sur les produits agricoles.
Ils ont ainsi découvert une teneur en césium radioactif de 280 000 becquerels par kilogramme sur des feuilles de blé ayant poussé avant la catastrophe et exposées aux radiations de la centrale de Fukushima. Sur des grains de blé ayant germé après la catastrophe la teneur en césium radioactif était de 300 becquerels par kilo, soit environ un millième de la quantité prélevée sur les feuilles.
Les scientifiques pensent que le blé n'absorbe qu'une faible quantité de césium radiaoctif par les racines.
Il se pourrait donc que la substance radioactive ne soit pas transmise des feuilles vers les grains, la partie comestible, ce qui en réduirait l'impact.
vendredi 12 août 2011
Avancements a fukushima depuis 5 mois
Cinq mois après le déclenchement de la crise nucléaire à la centrale Fukushima Dai-ichi, les techniciens sont encore à pied d'oeuvre pour tenter de décontaminer un volume considérable d'eau fortement irradiée.
L'opérateur de la centrale, la Compagnie d'électricité de Tokyo, a pu restaurer tous les systèmes de refroidissement en circuit fermé pour les piscines de stockage du combustible usagé au niveau de 4 réacteurs. Le système du réacteur numéro 1 étant à nouveau opérationnel depuis mercredi.
Le refroidissement de 3 réacteurs fonctionne depuis fin juin, grâce aux opérations de décontamination de l'eau stagnante hautement radioactive, qui est ensuite réinjectée dans le circuit.
Selon l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle, la température des réacteurs s'est stabilisée aux alentours de 100 degrés, ce qui amoindrit le risque d'une nouvelle explosion d'hydrogène.
Toutefois, le dispositif de filtrage, un des éléments clés du système, a subi de nombreux problèmes. Son utilisation ayant été interrompue à plusieurs reprises, le processus de décontamination de l'eau s'en trouve ralenti.
Entre mercredi dernier et ce mardi, le système de filtrage fonctionnait à 77,4 pour cent de sa capacité, soit le meilleur résultat obtenu à ce jour. Toutefois, depuis sa mise en place, le dispositif n'a fonctionné qu'à 66,4 pour cent de ses capacités alors que l'ojectif initial était fixé à 90 pour cent.
L'opérateur de la centrale, la Compagnie d'électricité de Tokyo, a pu restaurer tous les systèmes de refroidissement en circuit fermé pour les piscines de stockage du combustible usagé au niveau de 4 réacteurs. Le système du réacteur numéro 1 étant à nouveau opérationnel depuis mercredi.
Le refroidissement de 3 réacteurs fonctionne depuis fin juin, grâce aux opérations de décontamination de l'eau stagnante hautement radioactive, qui est ensuite réinjectée dans le circuit.
Selon l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle, la température des réacteurs s'est stabilisée aux alentours de 100 degrés, ce qui amoindrit le risque d'une nouvelle explosion d'hydrogène.
Toutefois, le dispositif de filtrage, un des éléments clés du système, a subi de nombreux problèmes. Son utilisation ayant été interrompue à plusieurs reprises, le processus de décontamination de l'eau s'en trouve ralenti.
Entre mercredi dernier et ce mardi, le système de filtrage fonctionnait à 77,4 pour cent de sa capacité, soit le meilleur résultat obtenu à ce jour. Toutefois, depuis sa mise en place, le dispositif n'a fonctionné qu'à 66,4 pour cent de ses capacités alors que l'ojectif initial était fixé à 90 pour cent.
jeudi 11 août 2011
catastrophes naturelles dans le monde
L'Agence de la police nationale japonaise a confirmé que plus de 20 000 personnes sont décédées ou portées disparues après le séisme suivi d'un tsunami le 11 mars dernier. Lorsqu'un désastre naturel fait plus de 10 000 morts, on parle de "catastrophe naturelle".
Dans le monde, une moyenne de 160 millions de personnes sont victimes de désastres chaque année, environ 100 000 d'entre elles périssent, dont 90 pour cent lors d'une catastrophe naturelle. Dans notre commentaire d'aujourd'hui, nous allons interroger un expert en prévention de désastre naturel, le professeur Yoichiro Fujiyoshi de l'université féminine d'Otsuma.
Radio Japon :
Professeur Fujiyoshi, pouvez-vous nous parler de récentes catastrophes naturelles dans le monde ?
Professeur Fujiyoshi :
D'abord, il y a eu en 2004 un tsunami dans l'océan Indien, qui a fait 229 000 morts. Ce tsunami a été particulièrement terrible parce que les habitants de la région n'avaient pratiquement aucune notion du danger que représente un tsunami. Et de plus, la région ne possédait pas de système de prévision des tsunamis, ni de moyens de relayer l'information pour procéder à des évacuations.
Autre catastrophe, en 2008, un séisme a frappé la province chinoise de Sichuan, en faisant 87 000 morts. Dans cette seule province, 6898 écoles se sont effondrées, avec pour conséquence que les enseignants et les étudiants comptent pour plus de 10 pour cent des victimes. Les médias ont rapporté que les normes de construction antisismique n'étaient pas suffisamment strictes, et mal suivies dans cette région.
Radio Japon :
Parlez-nous maintenant de la catastrophe du 11 mars ?
Professeur Fujiyoshi :
Aucun expert n'avait prévu qu'une telle catastrophe puisse toucher le Nord-Est du Japon, ce qui explique une mauvaise préparation pour un séisme de cette ampleur. Il y a eu notamment des ratés dans la diffusion des alertes au tsunami. En temps normal, par prudence, ces alertes sont diffusées dans un rayon géographique plus important que celui que le tsunami risque de toucher. Autrement dit, les prédictions de la zone inondable sont surestimées, pour le cas où. Mais dans le cas qui nous concerne, on s'est aperçu que les systèmes d'alerte sous-estimaient les prédictions d'une catastrophe importante. Les estimations initiales de la magnitude et de l'intensité d'un séisme dans la région sont en dessous de ce qui est arrivé le 11 mars. Ceci s'explique par le fait que le système est prévu pour faire des prévisions basées sur un minimum de données collectées dans les minutes qui suivent le séisme afin de lancer une alerte le plus rapidement possible. Le 11 mars, l'alerte au tsunami a été lancée 3 minutes après le séisme. Mais cette alerte sous-estimait la hauteur de la vague. Elle prévoyaient une vague de 3 mètres dans les préfectures d'Iwate et de Fukushima, et de 6 mètres dans la préfecture de Miyagi. Au même moment, la magnitude du séisme était estimée à 7,9, soit environ un cinquantième de la force véritable du séisme.
Radio Japon :
Vous venez d'entendre le professeur Yoichiro Fujiyoshi de l'université féminine d'Otsuma.
Dans le monde, une moyenne de 160 millions de personnes sont victimes de désastres chaque année, environ 100 000 d'entre elles périssent, dont 90 pour cent lors d'une catastrophe naturelle. Dans notre commentaire d'aujourd'hui, nous allons interroger un expert en prévention de désastre naturel, le professeur Yoichiro Fujiyoshi de l'université féminine d'Otsuma.
Radio Japon :
Professeur Fujiyoshi, pouvez-vous nous parler de récentes catastrophes naturelles dans le monde ?
Professeur Fujiyoshi :
D'abord, il y a eu en 2004 un tsunami dans l'océan Indien, qui a fait 229 000 morts. Ce tsunami a été particulièrement terrible parce que les habitants de la région n'avaient pratiquement aucune notion du danger que représente un tsunami. Et de plus, la région ne possédait pas de système de prévision des tsunamis, ni de moyens de relayer l'information pour procéder à des évacuations.
Autre catastrophe, en 2008, un séisme a frappé la province chinoise de Sichuan, en faisant 87 000 morts. Dans cette seule province, 6898 écoles se sont effondrées, avec pour conséquence que les enseignants et les étudiants comptent pour plus de 10 pour cent des victimes. Les médias ont rapporté que les normes de construction antisismique n'étaient pas suffisamment strictes, et mal suivies dans cette région.
Radio Japon :
Parlez-nous maintenant de la catastrophe du 11 mars ?
Professeur Fujiyoshi :
Aucun expert n'avait prévu qu'une telle catastrophe puisse toucher le Nord-Est du Japon, ce qui explique une mauvaise préparation pour un séisme de cette ampleur. Il y a eu notamment des ratés dans la diffusion des alertes au tsunami. En temps normal, par prudence, ces alertes sont diffusées dans un rayon géographique plus important que celui que le tsunami risque de toucher. Autrement dit, les prédictions de la zone inondable sont surestimées, pour le cas où. Mais dans le cas qui nous concerne, on s'est aperçu que les systèmes d'alerte sous-estimaient les prédictions d'une catastrophe importante. Les estimations initiales de la magnitude et de l'intensité d'un séisme dans la région sont en dessous de ce qui est arrivé le 11 mars. Ceci s'explique par le fait que le système est prévu pour faire des prévisions basées sur un minimum de données collectées dans les minutes qui suivent le séisme afin de lancer une alerte le plus rapidement possible. Le 11 mars, l'alerte au tsunami a été lancée 3 minutes après le séisme. Mais cette alerte sous-estimait la hauteur de la vague. Elle prévoyaient une vague de 3 mètres dans les préfectures d'Iwate et de Fukushima, et de 6 mètres dans la préfecture de Miyagi. Au même moment, la magnitude du séisme était estimée à 7,9, soit environ un cinquantième de la force véritable du séisme.
Radio Japon :
Vous venez d'entendre le professeur Yoichiro Fujiyoshi de l'université féminine d'Otsuma.
mercredi 3 août 2011
10000 millisieverts/heure entre les réacteurs 1et 2
L'opérateur du complexe nucléaire sinistré de Fukushima, Tepco, s'est mis à la recherche de zones de radioactivité élevée au sein de la centrale après avoir découvert des taux de radiation records à proximité d'un tuyau d'échappement.
Tepco a annoncé lundi que des radiations à hauteur de 10 000 millisieverts par heure avaient été détectées au fond d'un tuyau d'échappement entre les réacteurs 1 et 2. C'est la première fois qu'un niveau aussi élevé de radiations est mesuré depuis mars, quand la double catastrophe a mis la centrale hors service.
Une photo rendue publique mardi montre des employés procédant à des mesures avec un détecteur attaché au bout d'un bras de trois mètres. Le taux de radiation à l'endroit ou se trouvaient les employés était selon une source de 40 millisieverts par heure.
Selon Tepco, le tuyau d'échappement aurait été utilisé au lendemain du désastre du 11 mars pour évacuer de l'air radioactif présent dans l'enceinte de confinement du réacteur 1.
La compagnie d'électricité de Tokyo avait par la suite révélé que le combustible du réacteur était entré en fusion. D'après l'opérateur, des substances hautement radioactives auraient fui hors de l'enceinte de confinement jusque dans le tuyau où elles se seraient accumulées.
Tepco a annoncé lundi que des radiations à hauteur de 10 000 millisieverts par heure avaient été détectées au fond d'un tuyau d'échappement entre les réacteurs 1 et 2. C'est la première fois qu'un niveau aussi élevé de radiations est mesuré depuis mars, quand la double catastrophe a mis la centrale hors service.
Une photo rendue publique mardi montre des employés procédant à des mesures avec un détecteur attaché au bout d'un bras de trois mètres. Le taux de radiation à l'endroit ou se trouvaient les employés était selon une source de 40 millisieverts par heure.
Selon Tepco, le tuyau d'échappement aurait été utilisé au lendemain du désastre du 11 mars pour évacuer de l'air radioactif présent dans l'enceinte de confinement du réacteur 1.
La compagnie d'électricité de Tokyo avait par la suite révélé que le combustible du réacteur était entré en fusion. D'après l'opérateur, des substances hautement radioactives auraient fui hors de l'enceinte de confinement jusque dans le tuyau où elles se seraient accumulées.
lundi 1 août 2011
réorganiser en profondeur les institutions liées à la politique énergétique du pays.
L'opérateur de la centrale Fukushima Dai-ichi a commencé à utiliser un système de refroidissement d'une piscine de stockage du combustible usagé, au niveau du réacteur numéro 4.
Ce dimanche, la température est passée de 86 à 75 degrés lors d'un test du sytème de refroidissement.
Tepco a ensuite annoncé avoir progressivement augmenté le volume d'eau injecté dans l'appareil, durant le test, et entamé le plein usage du dispositif dans l'après-midi.
La piscine en question est celle qui permet de stocker le plus important volume de combustible, soit 1535 barres.
Ses parois ont été endommagées par l'explosion survenue le 15 mars, et la température y était supérieure à 80 degrés.
Tepco a donc renforcé ses parois avec des piliers d'acier et de béton. Les techniciens ont également installé un système de refroidissement en circuit fermé, avec un échangeur de chaleur.
L'exploitant de la centrale prévoit d'abaisser la température d'ici un mois aux alentours de 55 degrés, en vue de stabiliser le refroidissement du réacteur.
-- Le premier ministre japonais Naoto Kan reproche à l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle d'avoir tenté de manipuler l'opinion publique.
Ce dimanche, M. Kan participait à un forum sur l'énergie qui se déroulait à Chino, une ville du centre de l'Archipel. Il a évoqué ces manipulations présumées sur les questions nucléaires.
L'agence aurait en effet demandé à la Compagnie d'électricité du Chubu de s'assurer que certains participants à un symposium posent des questions prévues à l'avance et favorables au nucléaire. Le symposium s'est tenu il y 4 ans dans la préfecture de Shizuoka, qui abrite une centrale.
Si ces allégations sont vérifiées, a déclaré le premier ministre, cela prouverait que les deux parties se sont entendues pour promouvoir le nucléaire, alors que le rôle de l'agence est de garantir, auprès de la population, la sécurité des centrales.
M. Kan a ajouté que le système et l'administration actuellement en charge du nucléaire n'avaient absolument pas su faire face aux accidents survenus durant la crise.
Il s'est dit déterminé à réorganiser en profondeur les institutions liées à la politique énergétique du pays.
Ce dimanche, la température est passée de 86 à 75 degrés lors d'un test du sytème de refroidissement.
Tepco a ensuite annoncé avoir progressivement augmenté le volume d'eau injecté dans l'appareil, durant le test, et entamé le plein usage du dispositif dans l'après-midi.
La piscine en question est celle qui permet de stocker le plus important volume de combustible, soit 1535 barres.
Ses parois ont été endommagées par l'explosion survenue le 15 mars, et la température y était supérieure à 80 degrés.
Tepco a donc renforcé ses parois avec des piliers d'acier et de béton. Les techniciens ont également installé un système de refroidissement en circuit fermé, avec un échangeur de chaleur.
L'exploitant de la centrale prévoit d'abaisser la température d'ici un mois aux alentours de 55 degrés, en vue de stabiliser le refroidissement du réacteur.
-- Le premier ministre japonais Naoto Kan reproche à l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle d'avoir tenté de manipuler l'opinion publique.
Ce dimanche, M. Kan participait à un forum sur l'énergie qui se déroulait à Chino, une ville du centre de l'Archipel. Il a évoqué ces manipulations présumées sur les questions nucléaires.
L'agence aurait en effet demandé à la Compagnie d'électricité du Chubu de s'assurer que certains participants à un symposium posent des questions prévues à l'avance et favorables au nucléaire. Le symposium s'est tenu il y 4 ans dans la préfecture de Shizuoka, qui abrite une centrale.
Si ces allégations sont vérifiées, a déclaré le premier ministre, cela prouverait que les deux parties se sont entendues pour promouvoir le nucléaire, alors que le rôle de l'agence est de garantir, auprès de la population, la sécurité des centrales.
M. Kan a ajouté que le système et l'administration actuellement en charge du nucléaire n'avaient absolument pas su faire face aux accidents survenus durant la crise.
Il s'est dit déterminé à réorganiser en profondeur les institutions liées à la politique énergétique du pays.
Test de radiation de leurs cultures de riz
Le gouvernement japonais devrait demander aux régions productrices de riz de mesurer le taux de radiation de leurs cultures avant et après la récolte.
Le gouvernement prévoit de fournir cette semaine aux autorités locales des détails concernant ces tests dont l'objectif est d'assurer l'absence, dans le riz mis sur le marché, de césium radioactif provenant potentiellement de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.
Si le riz présente des niveaux de césium radioactif supérieurs aux limites de sécurité, il sera suspendu de vente, ont annoncé les autorités gouvernementales.
Les six préfectures de la région du Tohoku, dans le nord du Japon, ont décidé de soumettre leur riz à des tests de radiation.
La préfecture de Tokyo, ainsi que douze autres préfectures, ont également annoncé qu'elles procéderaient à des tests ou qu'elles en considéraient l'idée.
Le gouvernement prévoit de fournir cette semaine aux autorités locales des détails concernant ces tests dont l'objectif est d'assurer l'absence, dans le riz mis sur le marché, de césium radioactif provenant potentiellement de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.
Si le riz présente des niveaux de césium radioactif supérieurs aux limites de sécurité, il sera suspendu de vente, ont annoncé les autorités gouvernementales.
Les six préfectures de la région du Tohoku, dans le nord du Japon, ont décidé de soumettre leur riz à des tests de radiation.
La préfecture de Tokyo, ainsi que douze autres préfectures, ont également annoncé qu'elles procéderaient à des tests ou qu'elles en considéraient l'idée.
lundi 25 juillet 2011
le gouvernement souhaite racheter dans les meilleurs délais la totalité du boeuf
-- Selon le ministre de l'Agriculture, Michihiko Kano, le gouvernement souhaite racheter dans les meilleurs délais la totalité du boeuf dont la teneur en radioactivité excédait les normes nationales.
M. Kano a indiqué ce vendredi à la presse qu'il planchait actuellement sur les modalités du rachat, en espérant qu'il interviendra rapidement.
Le ministre a précisé que ces dispositions ne concerneraient que le boeuf, et non pas les légumes et les autres produits fermiers car seule la viande contaminée a été commercialisée.
Selon des informations communiquées la semaine dernière, des bovins ont été nourris à la paille de riz contaminée par des substances radioactives provenant de la centrale de Fukushima. La viande a ensuite été livrée dans des restaurants et à des distributeurs.
--
Au Japon, l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle, la NISA, considère que la réalisation de la première phase des tests de résistance des réacteurs nucléaires aujourd'hui à l'arrêt prendra des mois. Pour l'organe de contrôle, il y a peu de chance qu'un de ces réacteurs redémarre cet été.
La NISA a fait ces déclarations samedi. La veille, elle avait ordonné aux compagnies d'électricité de mener ces tests de résistance, dont l'objectif est de tenter de rassurer une population inquiète de la sûreté des installations nucléaires.
Les tests doivent se faire en deux étapes. La première phase passe par la réalisation de simulations informatiques pour évaluer la résistance des réacteurs à différentes situations d'urgence, comme des séismes et des tsunamis. L'agence estime qu'il faudra des mois pour obtenir les conclusions de ces premiers essais.
La première phase des tests de résistance concernera au moins 22 réacteurs arrêtés pour inspection de routine, sur les 54 que compte le Japon.
-- La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, souhaite examiner la tuyauterie du système de décontamination de l'eau radioactive installé à la centrale nucléaire de Fukushima. L'objectif est d'améliorer le rendement du système, aujourd'hui très inférieur aux attentes.
D'après Tepco, l'appareillage a été conçu pour traiter 50 tonnes d'eau par heure. Mais son rendement tourne autour de 39 tonnes par heure en moyenne depuis sa mise en service fin juin. Cette semaine, il a été de 53 pour cent, contre un objectif de 70 pour cent.
L'entreprise souhaite examiner les tuyaux du système, où différents matériaux, de la vase notamment, pourraient s'être accumulés, réduisant le débit de l'eau. Tepco va également mettre en place un circuit parallèle pour voir si la quantité d'eau traitée peut augmenter. Si ces opérations donnent des résultats positifs, l'ensemble de la tuyauterie pourrait être remplacée.
M. Kano a indiqué ce vendredi à la presse qu'il planchait actuellement sur les modalités du rachat, en espérant qu'il interviendra rapidement.
Le ministre a précisé que ces dispositions ne concerneraient que le boeuf, et non pas les légumes et les autres produits fermiers car seule la viande contaminée a été commercialisée.
Selon des informations communiquées la semaine dernière, des bovins ont été nourris à la paille de riz contaminée par des substances radioactives provenant de la centrale de Fukushima. La viande a ensuite été livrée dans des restaurants et à des distributeurs.
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Au Japon, l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle, la NISA, considère que la réalisation de la première phase des tests de résistance des réacteurs nucléaires aujourd'hui à l'arrêt prendra des mois. Pour l'organe de contrôle, il y a peu de chance qu'un de ces réacteurs redémarre cet été.
La NISA a fait ces déclarations samedi. La veille, elle avait ordonné aux compagnies d'électricité de mener ces tests de résistance, dont l'objectif est de tenter de rassurer une population inquiète de la sûreté des installations nucléaires.
Les tests doivent se faire en deux étapes. La première phase passe par la réalisation de simulations informatiques pour évaluer la résistance des réacteurs à différentes situations d'urgence, comme des séismes et des tsunamis. L'agence estime qu'il faudra des mois pour obtenir les conclusions de ces premiers essais.
La première phase des tests de résistance concernera au moins 22 réacteurs arrêtés pour inspection de routine, sur les 54 que compte le Japon.
-- La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, souhaite examiner la tuyauterie du système de décontamination de l'eau radioactive installé à la centrale nucléaire de Fukushima. L'objectif est d'améliorer le rendement du système, aujourd'hui très inférieur aux attentes.
D'après Tepco, l'appareillage a été conçu pour traiter 50 tonnes d'eau par heure. Mais son rendement tourne autour de 39 tonnes par heure en moyenne depuis sa mise en service fin juin. Cette semaine, il a été de 53 pour cent, contre un objectif de 70 pour cent.
L'entreprise souhaite examiner les tuyaux du système, où différents matériaux, de la vase notamment, pourraient s'être accumulés, réduisant le débit de l'eau. Tepco va également mettre en place un circuit parallèle pour voir si la quantité d'eau traitée peut augmenter. Si ces opérations donnent des résultats positifs, l'ensemble de la tuyauterie pourrait être remplacée.
Hiroshi Yokokawa, de Radio-Japon, qui revient sur la situation à la centrale.
La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, a dévoilé il y a trois mois son plan de reprise de contrôle de la centrale nucléaire de Fukushima. L'entreprise affirme aujourd'hui que le premier objectif a été rempli. Le gouvernement précise que les fuites radioactives des bâtiments des réacteurs sont aujourd'hui à un deux millionième de leurs niveaux au moment des explosions en mars.
Dans ces conditions se pose la question du retour des personnes évacuées. Le gouvernement souhaite se prononcer à ce sujet, après avoir confirmé la sûreté des réacteurs de la centrale et consulté les autorités locales.
Dans notre commentaire, nous évoquons ces différents points avec Hiroshi Yokokawa, de Radio-Japon, qui revient sur la situation à la centrale.
Hiroshi Yokokawa :
Certaines tâches spécifiques ont été terminées dans les temps. Mais la situation au niveau du refroidissement demeure fragile. La stabilité de ce refroidissement reste sujette à caution car le système de décontamination de l'eau radioactive fonctionne mal. Les experts estiment que les réacteurs présentent toujours des risques. Par exemple, si le système de refroidissement s'arrêtait pour une raison ou une autre, il ne faudrait que 36 heures pour que l'eau des réacteurs s'évapore totalement. 24 heures plus tard, le combustible commencerait à fondre dans les cuves où la température aurait atteint les 2850 degrés. La situation reste difficile et le gouvernement comme Tepco doivent donc agir avec prudence.
Radio-Japon :
Le gouvernement a évoqué la possibilité de revenir sur son conseil d'évacuation adressé aux populations de certaines zones.
Hiroshi Yokokawa :
Effectivement il se dit prêt à en discuter dès le début du mois prochain. Les conditions requises pour qu'il prenne une telle décision sont la baisse des niveaux de radiations et la confirmation de la stabilisation des réacteurs. J'ajoute qu'une éventuelle décision sur le conseil d'évacuation ne concernerait pas la zone interdite des 20 km autour de la centrale.
Cela dit, les conditions de sécurité restent peu claires. Que se passera-t-il en cas de violente réplique sismique ? Et il ne faut pas oublier les niveaux de radiation. Une grande quantité de particules radioactives continuent de polluer les sols des zones concernées.
Radio-Japon :
La deuxième étape du plan de Tepco est de maîtriser les émissions radioactives et de faire baisser les niveaux de contamination, tout cela dans les six mois qui viennent. Comment faire ?
Hiroshi Yokokawa :
L'élément le plus important pour cela est le système de décontamination et de circulation d'eau en direction des réacteurs. Il faudra améliorer le système en place et multiplier les sécurités pour éviter toute interruption du refroidissement en cas de nouveau séisme ou de dysfonctionnement.
Ensuite, le démantèlement de la centrale devrait prendre plusieurs décennies. Il y a encore de nombreuses difficultés à surmonter. C'est au gouvernement et à Tepco de relever ces défis, et d'informer la population de l'évolution de la situation.
Radio-Japon :
C'était Hiroshi Yokokawa, de NHK World.
Dans ces conditions se pose la question du retour des personnes évacuées. Le gouvernement souhaite se prononcer à ce sujet, après avoir confirmé la sûreté des réacteurs de la centrale et consulté les autorités locales.
Dans notre commentaire, nous évoquons ces différents points avec Hiroshi Yokokawa, de Radio-Japon, qui revient sur la situation à la centrale.
Hiroshi Yokokawa :
Certaines tâches spécifiques ont été terminées dans les temps. Mais la situation au niveau du refroidissement demeure fragile. La stabilité de ce refroidissement reste sujette à caution car le système de décontamination de l'eau radioactive fonctionne mal. Les experts estiment que les réacteurs présentent toujours des risques. Par exemple, si le système de refroidissement s'arrêtait pour une raison ou une autre, il ne faudrait que 36 heures pour que l'eau des réacteurs s'évapore totalement. 24 heures plus tard, le combustible commencerait à fondre dans les cuves où la température aurait atteint les 2850 degrés. La situation reste difficile et le gouvernement comme Tepco doivent donc agir avec prudence.
Radio-Japon :
Le gouvernement a évoqué la possibilité de revenir sur son conseil d'évacuation adressé aux populations de certaines zones.
Hiroshi Yokokawa :
Effectivement il se dit prêt à en discuter dès le début du mois prochain. Les conditions requises pour qu'il prenne une telle décision sont la baisse des niveaux de radiations et la confirmation de la stabilisation des réacteurs. J'ajoute qu'une éventuelle décision sur le conseil d'évacuation ne concernerait pas la zone interdite des 20 km autour de la centrale.
Cela dit, les conditions de sécurité restent peu claires. Que se passera-t-il en cas de violente réplique sismique ? Et il ne faut pas oublier les niveaux de radiation. Une grande quantité de particules radioactives continuent de polluer les sols des zones concernées.
Radio-Japon :
La deuxième étape du plan de Tepco est de maîtriser les émissions radioactives et de faire baisser les niveaux de contamination, tout cela dans les six mois qui viennent. Comment faire ?
Hiroshi Yokokawa :
L'élément le plus important pour cela est le système de décontamination et de circulation d'eau en direction des réacteurs. Il faudra améliorer le système en place et multiplier les sécurités pour éviter toute interruption du refroidissement en cas de nouveau séisme ou de dysfonctionnement.
Ensuite, le démantèlement de la centrale devrait prendre plusieurs décennies. Il y a encore de nombreuses difficultés à surmonter. C'est au gouvernement et à Tepco de relever ces défis, et d'informer la population de l'évolution de la situation.
Radio-Japon :
C'était Hiroshi Yokokawa, de NHK World.
jeudi 21 juillet 2011
de la paille de riz contenant du césium radioactif ayant servi de fourrage pour le bétail a été découverte dans 10 préfectures
Selon les autorités japonaises, de la paille de riz contenant du césium radioactif ayant servi de fourrage pour le bétail a été découverte dans 10 préfectures à travers le pays.
La viande de boeuf produite à partir de ce bétail contaminé a déjà été distribuée dans presque toutes les préfectures.
Mercredi, des inspecteurs ont détecté une quantité de césium radioactif 7 fois supérieure au niveau autorisé par le gouvernement dans de la paille de riz utilisée dans une ferme de la préfecture de Shizuoka.
Cela porte à dix le nombre de préfectures où du bétail a été nourri avec du fourrage contaminé.
La paille de riz irradiée provient de la préfecture de Miyagi, au nord de Fukushima où l'accident nucléaire s'est produit.
Mardi, le gouvernement a suspendu les livraisons de bétail en provenance de Fukushima après qu'un niveau élevé de césium radioactif a été détecté dans de la viande en provenance de cette préfecture.
La viande de boeuf produite à partir de ce bétail contaminé a déjà été distribuée dans presque toutes les préfectures.
Mercredi, des inspecteurs ont détecté une quantité de césium radioactif 7 fois supérieure au niveau autorisé par le gouvernement dans de la paille de riz utilisée dans une ferme de la préfecture de Shizuoka.
Cela porte à dix le nombre de préfectures où du bétail a été nourri avec du fourrage contaminé.
La paille de riz irradiée provient de la préfecture de Miyagi, au nord de Fukushima où l'accident nucléaire s'est produit.
Mardi, le gouvernement a suspendu les livraisons de bétail en provenance de Fukushima après qu'un niveau élevé de césium radioactif a été détecté dans de la viande en provenance de cette préfecture.
mercredi 20 juillet 2011
des substances radioactives pourraient être rejetées par la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi dans environ deux jours
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Selon un expert, des substances radioactives pourraient être rejetées par la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi dans environ deux jours et demi, si l'injection d'eau de refroidissement dans les réacteurs était arrêtée pour une raison quelconque.
Masanori Naito, directeur en charge des analyses de sûreté nucléaire à l'Institut d'énergie appliquée, commentait pour la NHK le plan révisé pour la reprise du contrôle de la centrale.
Le gouvernement japonais et la Compagnie d'électricité de Tokyo, ou Tepco, l'opérateur de la centrale, ont présenté le plan mardi.
Le gouvernement et Tepco ont déclaré que l'objectif visé dans la première phase du plan original, à savoir la réduction des émissions de radiations depuis la centrale, avait été atteint au cours des trois derniers mois.
Ils ont expliqué que la quantité de substances radioactives rejetées par les réacteurs 1 à 3 avait été réduite à un 2 millionième du pic enregistré juste après l'accident nucléaire en mars.
Les efforts de stabilisation de l'installation s'orientent maintenant vers la deuxième phase, lorsque les techniciens concentreront leurs efforts sur une réduction supplémentaire des émissions de substances radioactives au cours des six prochains mois. L'accent sera mis sur les systèmes de refroidissement des réacteurs qui recyclent l'eau contaminée.
L'objectif est de parvenir à l'arrêt à froid des réacteurs en réduisant la température de l'eau qui s'y trouve à moins de 100 degrés Celsius.
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Le gouvernement va renforcer le contrôle de la radioactivité et le travail de décontamination pour évaluer l'opportunité de la levée des ordres d'évacuation, une fois que la deuxième phase du plan visant à reprendre le contrôle de la centrale de Fukushima aura été conclue en janvier.
Le ministre en charge de la crise nucléaire, Goshi Hosono, a déclaré mardi que le gouvernement espérait lever les conseils d'évacuation pour les zones autour de la centrale.
Il a expliqué que l'Etat prendrait une décision après avoir confirmé la sûreté des réacteurs d'ici début août et après avoir consulté les autorités locales.
Le gouvernement envisage aussi de lever les ordres d'évacuation pour la zone d'exclusion de 20 km et les zones d'évacuation prévues, après avoir achevé la deuxième phase du plan, en janvier prochain.
Lors de la deuxième phase, le gouvernement prévoit de réduire dans une grande mesure les émissions de substances radioactives.
-- L'Union européenne a décidé d'exiger des pays membres qu'ils élaborent d'ici 2015 des plans pour l'élimination définitive du combustible nucléaire irradié et d'autres déchets radioactifs.
Les ministres de l'Union européenne ont convenu mardi que les 27 nations membres devraient définir des projets spécifiques pour la construction d'installations souterraines ou autres pour éliminer définitivement les déchets nucléaires.
Les plans seront présentés à la Commission européenne, le bras exécutif de l'UE. La commission sera habilitée à demander des révisions si nécessaire.
Les pays membres devront rendre publiques les informations concernant ces plans et permettre aux citoyens de participer au processus de prise de décision.
L'élimination sans danger des déchets nucléaires est un défi pressant pour le monde.
La Finlande et d'autres pays construisent des bunkers pour enterrer les déchets à une grande profondeur, mais aucune installation de ce type n'est encore en fonctionnement.
lundi 18 juillet 2011
Un typhon sur le Japon
Un puissant typhon de grandes dimensions balaye l'océan au large de Shikoku, dans l'ouest du Japon, provoquant des précipitations record dans la préfecture de Kochi.
La pression atmosphérique centrale du typhon est de 960 hectopascals. Des vents atteignant 144 kilomètres heure soufflent près de son centre.
Il devrait s'approcher de l'est de l'Archipel plus tard dans la journée.
-- Le gouvernement japonais et Tepco, la Compagnie d'électricité de Tokyo, doivent annoncer ce mardi une révision de leur plan, visant à reprendre le contrôle des réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.
Les responsables devraient annoncer que la première phase du plan est presque achevée, conformément aux prévisions.
Toutefois, le système de décontamination de l'eau radioactive, entré en service à la fin de juin, fonctionne en deçà de ses capacités en raison de fuites et d'autres problèmes.
Le taux de décontamination du circuit a chuté à 37 tonnes d'eau par heure à un certain moment, soit plus de 20 pour cent de moins que la capacité envisagée. Le taux a augmenté à 39 tonnes par heure après que les techniciens de Tepco ont procédé vendredi à une purge de l'air des canalisations. Ils ont également remplacé un tuyau reliant des réservoirs afin de faciliter la circulation de l'eau.
Cependant, le taux est retombé à 37 tonnes par heure lundi matin et les techniciens ignorent encore la cause de cette chute.
La pression atmosphérique centrale du typhon est de 960 hectopascals. Des vents atteignant 144 kilomètres heure soufflent près de son centre.
Il devrait s'approcher de l'est de l'Archipel plus tard dans la journée.
-- Le gouvernement japonais et Tepco, la Compagnie d'électricité de Tokyo, doivent annoncer ce mardi une révision de leur plan, visant à reprendre le contrôle des réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.
Les responsables devraient annoncer que la première phase du plan est presque achevée, conformément aux prévisions.
Toutefois, le système de décontamination de l'eau radioactive, entré en service à la fin de juin, fonctionne en deçà de ses capacités en raison de fuites et d'autres problèmes.
Le taux de décontamination du circuit a chuté à 37 tonnes d'eau par heure à un certain moment, soit plus de 20 pour cent de moins que la capacité envisagée. Le taux a augmenté à 39 tonnes par heure après que les techniciens de Tepco ont procédé vendredi à une purge de l'air des canalisations. Ils ont également remplacé un tuyau reliant des réservoirs afin de faciliter la circulation de l'eau.
Cependant, le taux est retombé à 37 tonnes par heure lundi matin et les techniciens ignorent encore la cause de cette chute.
-- Pour reprendre le contrôle de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, la deuxième étape consistera à obtenir l'arrêt à froid des réacteurs endommagés, ce qui impliquera leur refroidissement à 100 degrés Celsius ou moins.
Le gouvernement japonais devrait clarifier ce mardi les détails du processus, lorsqu'il publiera son plan révisé conçu pour maîtriser l'accident de la centrale.
Le gouvernement n'a pas jusqu'à ce jour spécifié les modalités d'un arrêt à froid. Il envisage maintenant de définir cette opération comme visant à porter à 100 degrés ou moins la température à la partie inférieure du réacteur, et à réduire dans une grande mesure l'exposition du public aux radiations en contrôlant les rejets radioactifs.
Réaliser un arrêt à froid a été mentionné comme une des conditions de la levée de l'interdiction d'accès à une zone de 20 km autour de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.
Néanmoins, on ne sait toujours pas quand la levée sera décidée, car le gouvernement n'a pas encore décidé quels niveaux de radiation permettront de garantir la sécurité des personnes souhaitant revenir dans la zone d'exclusion.
Le gouvernement japonais devrait clarifier ce mardi les détails du processus, lorsqu'il publiera son plan révisé conçu pour maîtriser l'accident de la centrale.
Le gouvernement n'a pas jusqu'à ce jour spécifié les modalités d'un arrêt à froid. Il envisage maintenant de définir cette opération comme visant à porter à 100 degrés ou moins la température à la partie inférieure du réacteur, et à réduire dans une grande mesure l'exposition du public aux radiations en contrôlant les rejets radioactifs.
Réaliser un arrêt à froid a été mentionné comme une des conditions de la levée de l'interdiction d'accès à une zone de 20 km autour de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.
Néanmoins, on ne sait toujours pas quand la levée sera décidée, car le gouvernement n'a pas encore décidé quels niveaux de radiation permettront de garantir la sécurité des personnes souhaitant revenir dans la zone d'exclusion.
jeudi 14 juillet 2011
des taux de césium radioactif 56 fois supérieurs à la limite légale
La peur d’une contamination de la chaîne alimentaire par la radioactivité de la centrale de Fukushima s’est encore accrue ce mercredi au Japon après l’annonce que du boeuf contaminé avait été distribué et consommé dans l’archipel.
Onze boeufs élevés dans une ferme de Minamisoma (nord-est), située juste à l’extérieur de la zone d’exclusion de 20 kilomètres autour de la centrale accidentée, ont été testés positifs au césium radioactif, à des niveaux trois à six fois supérieurs à la limite légale.
La viande de six autres boeufs issus de la même exploitation avait été distribuée en mai et juin dans le pays et a, semble-t-il, en grande partie déjà été consommée.
Une quantité de 1.438 kilogrammes a été livrée à des magasins et des restaurants de 12 préfectures, dont Tokyo et Osaka, a indiqué mercredi un responsable de la capitale.
Un taux de césium radioactif de 3.200 becquerels par kilogramme — contre une limite autorisée de 500 becquerels – a été détecté lors d’un test effectué sur de la viande d’une des onze bêtes dans une usine de transformation alimentaire à Tokyo. De précédentes analyses, externes, réalisées sur les animaux à la ferme n’avaient pas révélé de problèmes de radiations, selon des responsables.
Le gouvernement a tenu à rassurer le public sur les risques pour la santé, en précisant qu’il faudrait manger de la viande contaminée chaque jour pendant un an pour subir un quelconque impact.
Des responsables de la préfecture de Fukushima ont déclaré que le fermier avait affirmé dans un questionnaire que les vaches n’avaient pas été alimentées avec du foin contaminé, mais les tests ont depuis révélé des taux de césium radioactif 56 fois supérieurs à la limite légale, a indiqué l’agence de presse Kyodo.
L’éleveur a finalement reconnu que son foin avait été laissé à l’air libre et exposé aux retombées radioactives lors de l’accident nucléaire provoqué par un tsunami de 14 mètres le 11 mars.
Afin de répondre aux craintes de la population, le ministère de l’Agriculture envisage désormais d’analyser l’herbe consommée par les boeufs et les vaches laitières, a rapporté le journal Yomiuri, citant des sources ministérielles.
mercredi 13 juillet 2011
reprendre le contrôle de la centrale
Le premier ministre japonais Naoto Kan a déclaré samedi 9 juillet que la décontamination du site de la centrale nucléaire de Fukushima prendrait plusieurs dizaines d’années, en présentant pour la première fois un programme de très long terme pour cette opération. « Il faudra trois, cinq, voire dix ans pour parvenir à reprendre le contrôle de la centrale, et même plusieurs décennies pour remédier aux conséquences de l’accident », a-t-il ajouté
mardi 5 juillet 2011
opération en cours à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi pour bloquer la radioactivité élevée dans l'enceinte de confinement du réacteur 3
Une opération est en cours à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi pour bloquer la radioactivité élevée dans l'enceinte de confinement du réacteur 3. Cette étape est nécessaire avant de pouvoir pomper de l'azote à l'intérieur pour prévenir les explosions d'hydrogène.
D'après le calendrier défini par la Compagnie d'électricité de Tokyo pour stabiliser la centrale, il est nécessaire d'injecter de l'azote dans l'enceinte de confinement des trois premiers réacteurs d'ici le 17 juillet. Une telle injection a déjà été effectuée pour les enceintes des réacteurs 1 et 2.
Vendredi, Tepco a utilisé un robot télécommandé de fabrication américaine pour déblayer la poussière et les débris radioactifs du sol du bâtiment du réacteur 3, mais les niveaux de radiation restent élevés à l'intérieur du bâtiment.
Il est nécessaire de réduire à un tiers des niveaux actuels la radioactivité ambiante avant que les techniciens puissent commencer à injecter de l'azote.
Dimanche, la compagnie a déposé plus de 50 tôles en acier sur le sol et le travail se poursuivait ce lundi pour combler les espaces vides entre les tôles.
-- Les habitants d'une ville au nord-est de Tokyo ont commencé à surveiller les taux de radiation dans l'espoir de protéger les enfants de l'exposition aux rayonnements ionisants.
L'association qui s'est formée à Moriya, dans la préfecture d'Ibaraki, a commencé ses mesures lundi, dans un parc à un mètre au-dessus du sol.
Moriya se trouve à environ 200 km de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, mais la ville a enregistré le niveau de radiation le plus élevé de toutes les municipalités de la préfecture d'Ibaraki.
L'association indique qu'elle effectuera des relevés sur 60 sites différents et dressera des panneaux d'avertissement là où une concentration élevée de substances radioactives aura été détectée.
Un des membres du groupe, Mitsunobu Oishi, explique que les autorités ne peuvent pas effectuer des contrôles détaillés en de nombreux endroits. Par conséquent, l'association a décidé de prendre des mesures pour assurer la sécurité des enfants.
D'après le calendrier défini par la Compagnie d'électricité de Tokyo pour stabiliser la centrale, il est nécessaire d'injecter de l'azote dans l'enceinte de confinement des trois premiers réacteurs d'ici le 17 juillet. Une telle injection a déjà été effectuée pour les enceintes des réacteurs 1 et 2.
Vendredi, Tepco a utilisé un robot télécommandé de fabrication américaine pour déblayer la poussière et les débris radioactifs du sol du bâtiment du réacteur 3, mais les niveaux de radiation restent élevés à l'intérieur du bâtiment.
Il est nécessaire de réduire à un tiers des niveaux actuels la radioactivité ambiante avant que les techniciens puissent commencer à injecter de l'azote.
Dimanche, la compagnie a déposé plus de 50 tôles en acier sur le sol et le travail se poursuivait ce lundi pour combler les espaces vides entre les tôles.
-- Les habitants d'une ville au nord-est de Tokyo ont commencé à surveiller les taux de radiation dans l'espoir de protéger les enfants de l'exposition aux rayonnements ionisants.
L'association qui s'est formée à Moriya, dans la préfecture d'Ibaraki, a commencé ses mesures lundi, dans un parc à un mètre au-dessus du sol.
Moriya se trouve à environ 200 km de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, mais la ville a enregistré le niveau de radiation le plus élevé de toutes les municipalités de la préfecture d'Ibaraki.
L'association indique qu'elle effectuera des relevés sur 60 sites différents et dressera des panneaux d'avertissement là où une concentration élevée de substances radioactives aura été détectée.
Un des membres du groupe, Mitsunobu Oishi, explique que les autorités ne peuvent pas effectuer des contrôles détaillés en de nombreux endroits. Par conséquent, l'association a décidé de prendre des mesures pour assurer la sécurité des enfants.
lundi 4 juillet 2011
préparatifs sont en cours pour injecter d'ici le 17 juillet de l'azote dans le réacteur numéro trois
--
Les préparatifs sont en cours pour injecter d'ici le 17 juillet de l'azote dans le réacteur numéro trois de la centrale de Fukushima.
La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, voulait mettre en place des systèmes d'injection d'azote dans les réacteurs 1, 2 et 3 avant cette date afin de limiter les risques d'explosion d'hydrogène.
Mais de hauts niveaux de radiation sur le sol du bâtiment du réacteur 3, consécutifs aux dépôts de poussière contaminée au moment de l'explosion de mars, ont retardé le début des travaux.
L'entreprise a commencé vendredi à nettoyer le sol à l'aide d'un robot. Mais, malgré une baisse observée à 9 des 16 points de mesure, les niveaux de radiation continuaient d'évoluer entre 50 et 186 millisieverts par heure samedi. Tepco a décidé dimanche de couvrir le sol de plaques d'acier pour réduire les niveaux de radiation de deux tiers.
--
Le ministre en charge de la crise nucléaire, Goshi Hosono, a pu suivre les opérations de mesure des niveaux de radiations autour de la centrale nucléaire de Fukushima.
Ce dimanche, M. Hosono s'est rendu dans le village de Iitate, dans la préfecture de Fukushima, à plus de 30 km de la centrale. Nommé la semaine dernière, M. Hosono a été guidé pour voir comment le ministère des Sciences travaille. Les techniciens ont relevé en sa présence un niveau de radiation de 13,9 microsieverts par heure, très supérieur à la limite légale ayant conduit à l'évacuation des habitants.
La mesure a été efféctuée à un mètre du sol. Goshi Hosono a demandé aux responsables d'enregistrer le plus précisément possible les niveaux de radiation, et ce pour la santé de la population.
-- Le refroidissement des réacteurs de la centrale de Fukushima se fait maintenant en circuit fermé. D'après la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, l'eau utilisée est totalement retraitée.
Cela signifie qu'il n'y a plus besoin d'injecter de l'eau de l'extérieur et que les opérations de refroidissement ne provoquent plus d'accumulation d'eau contaminée. Auparavant, le système consommait 2 à 3 tonnes d'eau de l'extérieur par heure.
Le traitement de l'eau a repris samedi soir après avoir été arrêté pour que Tepco installe une tuyauterie plus solide afin d'empêcher les fuites.
Ce traitement avait commencé il y a une semaine mais il a été interrompu à deux reprises à cause de fuites. Un appareil de décontamination avait également dû être arrêté en raison d'une erreur humaine.
Tepco souhaitait finaliser la première étape de son plan de reprise de contrôle de la centrale avant le 17 juillet, à savoir assurer un refroidissement en circuit fermé et de manière stable et sûre des réacteurs.
Les préparatifs sont en cours pour injecter d'ici le 17 juillet de l'azote dans le réacteur numéro trois de la centrale de Fukushima.
La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, voulait mettre en place des systèmes d'injection d'azote dans les réacteurs 1, 2 et 3 avant cette date afin de limiter les risques d'explosion d'hydrogène.
Mais de hauts niveaux de radiation sur le sol du bâtiment du réacteur 3, consécutifs aux dépôts de poussière contaminée au moment de l'explosion de mars, ont retardé le début des travaux.
L'entreprise a commencé vendredi à nettoyer le sol à l'aide d'un robot. Mais, malgré une baisse observée à 9 des 16 points de mesure, les niveaux de radiation continuaient d'évoluer entre 50 et 186 millisieverts par heure samedi. Tepco a décidé dimanche de couvrir le sol de plaques d'acier pour réduire les niveaux de radiation de deux tiers.
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Le ministre en charge de la crise nucléaire, Goshi Hosono, a pu suivre les opérations de mesure des niveaux de radiations autour de la centrale nucléaire de Fukushima.
Ce dimanche, M. Hosono s'est rendu dans le village de Iitate, dans la préfecture de Fukushima, à plus de 30 km de la centrale. Nommé la semaine dernière, M. Hosono a été guidé pour voir comment le ministère des Sciences travaille. Les techniciens ont relevé en sa présence un niveau de radiation de 13,9 microsieverts par heure, très supérieur à la limite légale ayant conduit à l'évacuation des habitants.
La mesure a été efféctuée à un mètre du sol. Goshi Hosono a demandé aux responsables d'enregistrer le plus précisément possible les niveaux de radiation, et ce pour la santé de la population.
-- Le refroidissement des réacteurs de la centrale de Fukushima se fait maintenant en circuit fermé. D'après la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, l'eau utilisée est totalement retraitée.
Cela signifie qu'il n'y a plus besoin d'injecter de l'eau de l'extérieur et que les opérations de refroidissement ne provoquent plus d'accumulation d'eau contaminée. Auparavant, le système consommait 2 à 3 tonnes d'eau de l'extérieur par heure.
Le traitement de l'eau a repris samedi soir après avoir été arrêté pour que Tepco installe une tuyauterie plus solide afin d'empêcher les fuites.
Ce traitement avait commencé il y a une semaine mais il a été interrompu à deux reprises à cause de fuites. Un appareil de décontamination avait également dû être arrêté en raison d'une erreur humaine.
Tepco souhaitait finaliser la première étape de son plan de reprise de contrôle de la centrale avant le 17 juillet, à savoir assurer un refroidissement en circuit fermé et de manière stable et sûre des réacteurs.
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