vendredi 15 juin 2018
Démantèlement de centrale
mercredi 26 juillet 2017
n robot sous-marin aurait localisé des déchets nucléaires
Grâce à un robot sous-marin, la compagnie japonaise Electric Power Company Holdings Inc. (TEPCO) a pu explorer les parties immergées de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, détectant de possibles déchets nucléaires à l'intérieur du réacteur n.3, ont annoncé les médias dimanche.
TEPCO a envoyé un robot sous-marin téléguidé à l'intérieur du réacteur n.3 samedi. Le robot a transmis des images sur lesquelles on aperçoit du matériel non identifié accumulé sur un mètre de haut au fond du réacteur, ainsi que quelques débris du réacteur.
Le robot n'ayant pas été équipé de capteurs de radiations, TEPCO n'a pas pu identifier le matériel accumulé. Toutefois, en se basant sur de précédentes études, TEPCO estime qu'il est fortement probable qu'il s'agisse de déchets nucléaires.
Trois réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ont fondu lorsqu'un séisme de magnitude 9 a frappé les côtes japonaises en mars 2011. TEPCO avait évoqué une possible fuite de combustible nucléaire fondu au fond du réacteur, mais avait pour l'instant été incapable de la localiser.
Récupérer les déchets nucléaires est un défi sans précédent. A partir de septembre, le gouvernement japonais et TEPCO vont mettre en place un plan pour récupérer ces déchets, et devraient le mettre en oeuvre en 2021.
L'assainissement de la centrale nucléaire endommagée devrait prendre quatre à cinq décennies.
dimanche 16 juillet 2017
l'eau radioactive va être déversée dans l'océan Pacifique
La population locale inquiète
vendredi 9 juin 2017
5 workers who were accidentally exposed to radioactive substances
Japon: des employés exposés à de hauts niveaux de radiations
- Par Le Figaro.fr avec AFP
- Mis à jour
- Publié
L'Agence japonaise de l'énergie atomique (JAEA) a annoncé ce mercredi que cinq de ses employés avaient été exposés à de très hauts niveaux de radiations après la rupture d'un sac contenant du plutonium au cours d'une inspection de routine. L'incident s'est produit mardi au sein d'un centre de recherche et développement de l'agence dans la ville de Oarai (préfecture d'Ibaraki), située au nord de Tokyo. La vie des salariés, qui ont été soumis à un traitement médical d'urgence, n'est pas menacée dans l'immédiat, a précisé le JAEA dans un communiqué, mais les examens des poumons ont révélé des niveaux significatifs de contamination, notamment en plutonium 239, avec une activité de 22.000 becquerels dans un cas. Aucune fuite de matière radioactive n'a été observée à l'extérieur du bâtiment, selon la même source.
L'Autorité de régulation nucléaire (NRA) du Japon, créée après la catastrophe de Fukushima de mars 2011, a aussitôt condamné l'agence JAEA, dont elle avait par le passé critiqué "l'absence de culture de sûreté". "Je n'ai jamais entendu parler d'une exposition aussi élevée dans ma carrière", a réagi le président de cette instance de régulation, Shunichi Tanaka, auprès de la presse. La sûreté nucléaire est un sujet particulièrement sensible au Japon depuis l'accident de la centrale Fukushima Daiichi (nord-est) en mars 2011 après un séisme suivi d'un tsunami, la pire catastrophe du secteur depuis celle de la centrale soviétique de Tchernobyl en 1986.
mercredi 7 juin 2017
Japon : 5e réacteur nucléaire relancé
Japon : 5e réacteur nucléaire relancé après Fukushima
C'est le cinquième réacteur nucléaire du parc japonais à redémarrer après Fukushima : Takahama 3 a été relancé mardi 6 juin. Il fonctionne en partie au combustible recyclé Mox, produit par l'entreprise française Areva.

La centrale nucléaire de Takahama. Un autre réacteur de la même centrale, Takahama 4, avait été relancé il y a 2 semaines.
JIJI PRESS / AFPLe parc nucléaire du Japon redémarre petit à petit. Un cinquième réacteur nucléaire a été relancé mardi 6 juin 2017, a annoncé la Kansai Electric Power (Kepco), un modèle qui fonctionne en partie au combustible recyclé Mox. Ce redémarrage a lieu moins d'un mois après celui de l'unité voisine Takahama 4, dans le sud-ouest du Japon. La réaction en chaîne ne débutera que plusieurs heures plus tard ; la fourniture d'électricité sur le réseau n'est pas attendue avant plusieurs semaines.
Le 5e réacteur japonais à redémarrer
Avant la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, le Japon comptait 54 réacteurs nucléaires en fonctionnement. Le pays n'en compte maintenant plus que 42, dont la majorité est actuellement arrêtée pour passer des tests de sécurité. Takahama 3, à 350 km à l'ouest de Tokyo, ne sera donc que le 5e réacteur en service au Japon (dont 3 en partie chargés de Mox).
Takahama 3 et 4 avaient redémarré début 2016, mais un tribunal, saisi par un groupe de riverains, en avait ordonné l'arrêt, estimant que toutes les leçons de la catastrophe nucléaire de Fukushima n'avaient pas été tirées. La décision avait été confirmée en premier appel. "Il reste des interrogations sur les mesures de protection vis-à-vis d'un tsunami et concernant les plans d'évacuation", avait signifié le juge. Mais en mars 2017, la Haute cour d'Osaka a infirmé cette décision, ouvrant la voie à un redémarrage.
Le Mox, combustible français controversé
Takahama 3 et 4 emploient en partie du Mox, un combustible issu d'uranium et plutonium recyclé, uniquement produit par Areva en France. Le Japon n'a pas encore mis en exploitation ses usines de retraitement et fabrication de Mox, en raison de divers problèmes techniques et de normes plus strictes depuis l'accident de Fukushima. La relance de ces réacteurs ainsi que l'emploi de Mox suscitent de vives protestations des écologistes, dont l'organisation internationale Greenpeace.
"Le combustible nucléaire Mox intégrant du plutonium réduit la sûreté des réacteurs, augmentant à la fois le risque d'accident grave et ses conséquences radiologiques", écrit l'association écologiste dans un communiqué. Selon elle, une expédition secrète de Mox doit partir du port de Cherbourg en France le 7 juillet en direction de la centrale de Takahama. "Ce transport présente également de sérieux problèmes de sécurité, car le Mox, qui peut être utilisé pour la fabrication de matériau d'arme nucléaire, est une cible potentielle pour les organisations terroristes", écrit Greenpeace.
samedi 20 mai 2017
Centrale Takahama
vendredi 10 mars 2017
Des niveaux léthaux de rayonnement ont été détectés
6 ans après la carastrophe, scientifiques de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon sont inquiet à propos du réacteur endommagé. Des niveaux léthaux de rayonnement ont été détectés sur le site que les scientifiques disent provient d’un trou causé par le combustible nucléaire fondu. Les médias japonais ont rapporté jeudi citant l’exploitant de la centrale, Tokyo Electric Power Company (TEPCO) que des niveaux allant jusqu’à 530 Sieverts par heure de rayonnement ont été détectés à l’ intérieur d’ un réacteur inactif 2 de complexe nucléaire de Fukushima Daiichi endommagé pendant le tremblement de terre de 2011 et le tsunami.
Plongée dans les entrailles de la centrale : les derniers relevés et clichés pris par un robot sous la cuve du réacteur 2 de Fukushima-Daiichi rappellent combien les travaux seront compliqués et risquent de prendre plus longtemps que prévu. Le 10 février, la compagnie a observé un niveau record de radiation de 650 sieverts par heure dans le bas de l’enceinte de confinement du réacteur. Ce débit de dose, susceptible de provoquer la mort d’un être humain en une poignée de secondes, est largement au-delà des 530 sieverts relevés quelques jours plus tôt.
Une dose d’environ 8 Sieverts est considérée comme incurable et fatale.Un trou de pas moins d’un mètre carré de taille a également été découvert sous la cuve sous pression du réacteur, selon TEPCO.
Selon les chercheurs, l’ouverture apparente dans la grille métallique de l’un des trois réacteurs qui avaient fondues en 2011, est censé être avoir été causé par le combustible nucléaire fondu.
Début février, le professeur émérite à l’université Hosei de Tokyo Miyano Hiroshi expliquait à la NHK que ce taux astronomique était probablement dû au fait qu’une partie du combustible fondu n’était pas immergée dans les eaux de refroidissement et dégageait des radiations. Dans cet univers hautement radioactif, seul les robots peuvent intervenir, mais pour une durée limitée. L’engin envoyé le 10 février n’est resté que deux heures car il ne peut pas résister à une dose cumulée de 1 000 sieverts.
Comme l’indique Tepco, le robot nettoyeur n’a pu parcourir que le cinquième de la zone prévue avant de faire demi-tour. L’électronique aussi a ses limites.
L’extraction du magma radioactif bloqué pour 4 encore
Selon des estimations de l’Irid à Tokyo, environ 880 tonnes de magma extrêmement radioactif appelé « corium » (formé par des morceaux du réacteur fondu mélé à des débris). La compagnie électrique concentre ses efforts sur cette mission cruciale et assure qu’elle sera en mesure d’extraire cette substance à partir de 2021. Dans le même temps, la compagnie travaille à l’extraction des barres de combustibles usagées et entreposées dans les piscines de stockage. Mais la feuille de route établie par l’Autorité japonaise de régulation du nucléaire (ARN) ne sera pas tenue.
La pose du « couvercle » de confinement encore repoussée
Dans le réacteur 3, en travaux pour être recouvert d’une imposante structure, le retrait était déjà prévu en 2015. Puis il a été programmé pour cette année et vient d’être repoussé «au plus tôt à 2018». L’environnement est encore trop radioactif.
Dans le réacteur 3, en travaux pour être recouvert d’une imposante structure, le retrait était déjà prévu en 2015. Puis il a été programmé pour cette année et vient d’être repoussé «au plus tôt à 2018». L’environnement est encore trop radioactif.
La contamination des eaux se poursuit
C’est l’autre casse-tête de Tepco. Les vues aériennes de la centrale donnent le vertige. Sur le site devenu une véritable ruche dans une campagne désertée, plus de 1 100 énormes réservoirs contenant plus de 961 000 m3 d’eau contaminée (soit un volume dépassant la capacité de 380 piscines olympiques) ont avalé des hectares d’espaces boisés. Tepco a remplacé ceux qui fuyaient par des conteneurs soudés et plus seulement vissés. En effet, chaque jour, entre 200 et 400 m3 d’eau souterraine et de pluie s’infiltrent dans les bâtiments de Fukushima-Daiichi : Tepco pompe quotidiennement environ 300 m3 dans le sous-sol de la centrale qui enfermerait près de 60 000 m3de liquide très radioactif. Et pour le refroidissement du corium, 286 m3 d’eau fraîche sont injectés quotidiennement dans les trois réacteurs.
Mais une partie du liquide contaminé s’échappe dans le Pacifique malgré la barrière d’acier construite dans le port. Aucune décision n’a été prise au sujet de cette énorme quantité d’eau stockée dont une partie a été débarrassée de certains radioéléments. Mais les déchets produits par cette purification sont hautement radioactifs et potentiellement explosifs selon des experts cités par le quotidien Mainichi. Surtout, on ne sait absolument pas quelle sera la destination finale de ces déchets.
En 2016 des mesures effectués dans la mer étaient toujours inquiétantes.
Tous les ans depuis cinq ans, Ken Buesseler et son équipe prélèvent des échantillons d’eau près des côtes du Japon et en plein océan. Pour les côtes américaines, les chercheurs ont fait appel aux usagers de la mer. Baigneurs, plaisanciers, employés de la marine marchande, sont invités à remplir des bouteilles d’eau et à indiquer le lieu exact du prélèvement avant de l’envoyer au laboratoire via un site de science participative, « our radioactive ocean ». En tout, plus d’un millier échantillons ont ainsi pu être collectés.
Des fuites toujours non contrôlées
Les résultats montrent que la radioactivité relâchée est aujourd’hui des centaines de fois plus faible qu’au moment de l’explosion des trois réacteurs.
Cependant, les teneurs restent désormais constantes. « Nous ne constatons pas la baisse continue à laquelle on pourrait s’attendre si toutes les fuites avaient été stoppées, affirme Ken Buesseler dans une communication du 8 mars. Au contraire, nous trouvons encore des valeurs élevées ce qui confirme qu’il y a toujours des rejets en provenance de la centrale ».
Sur sa feuille de route pour 2017, l’ARN dit vouloir améliorer le traitement des eaux avant une vidange en mer. Mais ce projet fait bondir les pêcheurs et les associations de défense de l’environnement.
Il précise qu’il faudrait 500 ans au rythme actuel pour que cela rattrape ce qui s’est échappé au départ
Face au débit de l’eau sur le site, Tepco a dégainé en 2014 son colossal projet de mur de glace. Sur le papier, tout allait bien : 1 568 tubes d’acier étaient plongées sur 30 mètres de profondeur dans le sous-sol de la centrale et sur un périmètre de 1,4 kilomètre. Alimenté par un liquide réfrigérant à – 30°C, le mur devait former à terme une banquise sous le «Titanic» de Fukushima-Daiichi. L’idée étant de piéger le fluide radioactif et d’empêcher les eaux d’infiltration de gagner le sous-sol des réacteurs. La congélation a démarré en retard en mars 2016, et elle n’est pas encore effective en raison de courants d’eau importants et d’un sous-sol parcouru de canalisations. Fin décembre, l’ARN a évoqué les «effets limités, sinon nuls» du mur de glace.
En octobre, Toyoshi Fuketa, un commissaire de l’agence, avait déjà alerté Tepco sur les limites de cette technique :
«Le pompage des eaux souterraines à travers les puits devrait être la principale action, car il peut contrôler de façon fiable le niveau [de ce liquide]. […] Le mur de glace ne jouera qu’un rôle de soutien.»
Un coût faramineux
En décembre, le coût de la catastrophe a été revu à la hausse d’une manière vertigineuse : 21 500 milliards de yens, soit plus de 177 milliards d’euros. Autrement dit, un peu moins de la moitié du budget de la France. C’est surtout le double du total estimé par le ministère japonais de l’Economie trois ans plus tôt. Dans cette enveloppe, les travaux à la centrale représentent 66 milliards d’euros. Presque autant sont consacrés aux indemnisations des déplacés des communes autour environnantes. En 2011, près de 160 000 personnes ont fui leur domicile pour échapper à la menace radioactive. Le gouvernement entend limiter les sommes versées et inciter au retour dans les zones contaminées en levant les ordres d’évacuation d’ici à mars. Quitte à tolérer des niveaux moyens d’exposition aux radiations 20 fois plus élevés qu’ailleurs. Mais dans les cinq communes où l’interdiction de séjour a été levée, le taux des retours ne dépasse pas les 13 %. Et comme Libération l’a constaté l’année dernière à Naraha, ils sont surtout le fait de personnes âgées et d’hommes.
La décontamination autour de la centrale Fukushima-Daiichi est un autre chantier dont le coût s’annonce colossal. L’opération devrait coûter environ 33 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent 13 milliards d’euros pour la gestion problématique des dizaines de millions de mètres cubes de déchets radioactifs. Le contribuable, le consommateur et les producteurs d’électricité vont devoir payer la note. Le gouvernement va continuer à verser de l’argent à Tepco qui a été en partie nationalisé. Sans savoir quand la compagnie électrique remboursera…
https://www.rt.com/news/376107-fukushima-record-radiation-level/
http://www.sankei.com/life/news/170202/lif1702020034-n1.html
http://www.liberation.fr/planete/2017/02/16/fukushima-puits-sans-fond_1549006n
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/mers-et-oceans/fukushima-il-y-a-toujours-des-fuites-radioactives-dans-l-ocean-en-voici-la-preuve_29387
En savoir plus sur http://www.neotrouve.com/?p=14577#dpsrXcCAddR6PBJK.99
vendredi 17 février 2017
Six ans après
Six ans après le 11 Mars, le confinement de la centrale sinistrée s’avère plus long et coûteux que prévu. Plus élevés qu’on le pensait, les niveaux de radioactivité restent alarmants.
Tout reste à faire. Six ans après le tsunami du 11 mars 2011 et la catastrophe nucléaire, la centrale de Fukushima-Daiichi n’est plus vraiment la bombe à retardement qui donnait des sueurs froides aux ingénieurs japonais. Mais certains experts et politiques, comme l’ex-Premier ministre Naoto Kan, continuent de dire que l’accident n’est pas terminé puisqu’il faut toujours refroidir les trois réacteurs qui sont entrés en fusion, faute de quoi ceux-ci reprendraient leurs rejets dans l’atmosphère.
A leurs yeux, parler de démantèlement n’a pas encore de sens car une grande partie des travaux relève d’abord de la sécurisation des installations et de la décontamination des lieux, qui a bien progressé. «Les réacteurs 1, 2 et 3 sont toujours menaçants. En cas de fort séisme ou de tsunami, nous ne savons pas ce qui peut se passer», redoute David Boilley, de l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro) qui suit de près la situation au Japon. De nombreuses inconnues demeurent. Des incertitudes doivent être levées sur la localisation et l’état du cœur des réacteurs. Pis, des techniques sont encore à inventer pour lancer le démantèlement qui «prendra entre trente et quarante ans», assure Tokyo Electric Power Company (Tepco) qui gère la centrale, située à 250 kilomètres au nord de la capitale.
mardi 7 février 2017
530 sieverts par heure
En savoir plus : http://www.maxisciences.com/centrale-de-fukushima/un-niveau-de-radioactivite-inimaginable-decouvert-dans-la-centrale-de-fukushima_art39186.html
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vendredi 9 décembre 2016
Fukushima le site le plus radioactif sur terre
1. Fukushima, Japan
The 2011 earthquake and tsunami was a tragedy that destroyed homes and lives, but the effects of the Fukushima nuclear power plant may be the most long-lasting danger. The worst nuclear accident since Chernobyl, the incident caused meltdown of three of the six reactors, leaking radiation into the surrounding area and the sea, such that radiative material has been detected as far as 200 miles from the plant. As the incident and its ramifications are still unfolding, the true scale of the environmental impact is still unknown. The world may still be feeling the effects of this disaster for generations to come.

Cesium-137 ground deposition (fallout) on ClimateViewer 3D
jeudi 1 décembre 2016
Plus de 20 trillions de yens
La facture du démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima et les indemnisations, suite à l’accident qui s’est produit le 11 mars 2011, sera salée. Le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti) a fait ses calculs et a trouvé une somme vertigineuse : Plus de 20 trillions de yens, ce qui fait plus de 167,8 milliards d’euros. Autant dire un record mondial pour les indemnisations. Les autorités peuvent se targuer de maitriser la situation après la terrible catastrophe nucléaire, pour ce qui est du gouffre financier, il semble que ce soit hors de contrôle. Il y a à peine 3 ans, le gouvernement évoquait une somme presque deux fois moins importante. Fin 2013, on évoquait, tout au plus, le chiffre de 11 trillions de yens (92,2 milliards d’euros) de dépenses.
Si on ajoute un oeil sur la répartition de ce pactole, d’après les autorités japonaises, les indemnités vont accaparer 67 milliards d’euros au lieu des 45,3 milliards annoncés en 2013. Les coûts de la décontamination des endroits affectés par les retombées radioactives vont monter en flèche, jusqu’à doubler pour se situer aux alentours de 42 milliards. A ajouter aux dépenses pour la destruction des six réacteurs de Fukushima-daiichi, qui prendraient quarante ans, au bas mot et coûter «plusieurs centaines de milliards de yens (millions d’euros) par an», disait dimanche dernier le Nikkei. Si on y greffe le tarif des travaux pour le stockage des déchets irradiés, on se retrouve avec 167,8 milliards de yens.
mardi 29 novembre 2016
séisme du 21 novembre 2016
Un séisme de magnitude 7,4 est survenu mardi dans le nord-est du pays sans faire de dégâts majeurs. Quelque 100.000 personnes ont été sommées d'évacuer les côtes face au risque de tsunami.
L'avis de risque de tsunami a été levé à la mi-journée. Un fort séisme de magnitude 7,4 s'est produit dans le nord-est du pays mardi à 5h59 mardi au Japon. L'épicentre du tremblement de terre était situé au large de la préfecture de Fukushima, à une dizaine de kilomètres de profondeur, précise l'Agence météorologique japonaise (JMA). Le tremblement de terre a provoqué un raz-de-marée ayant atteint un mètre près de Fukushima. Une vague d'un mètre de haut a été observée dans la région de Fukushima et une vague de 1,4 mètre aux alentours de Sendai, à 70 km environ au nord de Fukushima, a indiqué la chaîne de télévision NHK. Des vagues plus petites ont touché des ports le long de la côte, a ajouté la NHK. Une alerte au tsunami avait au préalalbe été lancée sur les régions de Fukushima et de Miyagi et un avis de risque sur plusieurs autres.
Le tremblement de terre a été vivement ressenti dans un large périmètre de l'île principale de Honshu, où se trouve Tokyo, réveillant des millions d'habitants de la région qui avait déjà été dévastée par un énorme tsunami en mars 2011. Des ordres d'évacuation avaient été donnés par plusieurs localités, pour un total de quelque 100.000 personnes. «La côte est extrêmement dangereuse: n'allez ni en mer, ni à proximité, jusqu'à la levée de toutes les alertes et avis», avait insisté un responsable de l'agence de météo. Les images en provenance de Kesennuma, une des villes les plus touchées en 2011, montraient un marché au poisson désert avec apparemment des poissons gisant au sol. Les célèbres trains à grande vitesse Shinkansen étaient arrêtés sur une portion de voie, ainsi certaines autres lignes de train. Aucun dégât majeur n'a été signalé, hormis un début d'incendie dans une raffinerie, selon la NHK. Plusieurs blessés légers ont été recensés. L'institut de géophysique américain a par la suite ramené la mesure de la magnitude de la secousse de mardi de 7,3 initialement à 6,9.
Aucun incident dans les centrales nucléaires
Toutes les centrales nucléaires exposées à un tsunami sont fermées depuis la catastrophe de 2011 qui a mis hors d'usage la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi exploitée par le groupe Tokyo Electric Tower (Tepco). Une porte-parole Tepco a précisé que le système de refroidissement de la piscine de stockage d'un réacteur à sa centrale de Fukushima Daini avait été arrêté par mesure de précaution, mais le système de refroidissement est reparti peu après. La société Tohoku Electric a indiqué de son côté qu'elle n'avait rien décelé d'anormal non plus dans la centrale d'Onagawa, située au nord de Fukushima. Seuls deux réacteurs japonais sont en activité, tous deux dans le sud-ouest du pays. Même à l'arrêt, les centrales ont cependant besoin de faire tourner leur système de refroidissement pour éviter tout risque de fusion nucléaire.
Environ 20% des tremblements de terre de magnitude 6 et plus ont lieu au Japon. La catastrophe de Fukushima avait eu lieu après un séisme de magnitude 9. Celui-ci avait tué quelque 18.500 personnes et provoqué une catastrophe à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi. Les cœurs de trois réacteurs, sur six au total, étaient entrés en fusion, provoquant le déplacement de dizaines de milliers de personnes. Le site est extrêmement fragilisé et un nouveau tsunami est le danger le plus redouté. L'archipel nippon a également connu en avril deux forts tremblements de terre dans la région de Kumamoto, suivi de plus de 1700 répliques. La catastrophe avait provoqué la mort d'une cinquantaine de personnes et causé d'importants dégâts.
mardi 25 octobre 2016
Le coût du démantèlement de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Daiichi dépassera largement les 17 milliards d'euros
Le coût du démantèlement de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Daiichi dépassera largement les 2.000 milliards de yens (17 milliards d'euros) précédemment estimés, a indiqué mardi un comité du ministère de l'Industrie.
Dans un programme "d'accélération de la reconstruction de la région de Fukushima" datant de 2013, le gouvernement avait évalué à 2.000 milliards de yens (le double du précédent montant), le coût de l'assainissement des six réacteurs de la centrale mise en péril par le tsunami du 11 mars 2011.
Mais cette somme (qui comprend le total consacré à la gestion de l'eau contaminée et au démantèlement) sera largement dépassée, selon les documents rendus publics mardi par l'instance mise en place pour étudier en détail le "problème de la compagnie Tepco" (Tokyo Electric Power) qui gère le site.
"X milliers de milliards de yens" seront requis, écrivent les experts.
Il faudra au moins trois décennies pour récupérer le combustible fondu dans trois unités et nettoyer les lieux du mieux possible.
S'ajouteront au coût du démantèlement au moins 10.000 milliards de yens (88 milliards d'euros) de dommages et intérêts versés aux particuliers et entreprises de la région affectés par cette catastrophe, prévient le comité.
Le désastre de Fukushima a chassé de chez elles des dizaines de milliers de personnes et stoppé net des activités industrielles, artisanales et commerciales.
Mi-2014 déjà, un universitaire japonais, Kenichi Oshima, professeur d'économie environnementale à l'Université Ritsumeikan, avait chiffré à "au minimum 11.082 milliards de yens" (96 milliards d'euros actuels) les sommes à débourser pour payer les dégâts de cette catastrophe survenue à la suite d'un gigantesque séisme dans le nord-est de l'archipel.
Selon M. Oshima, la particularité de ce type d'accident est que le coût pour la société augmente au fil du temps et qu'on ne parvient pas à le prévoir et à l'appréhender dans son intégralité.
Le groupe Tepco est dans l'incapacité de payer seul les sommes astronomiques dont il s'agit, et l'Etat, qui est devenu son premier actionnaire, tente de trouver divers moyens pour ne pas susciter la colère des contribuables, notamment en demandant publiquement à la compagnie de faire des économies et en tançant de temps à autre ses dirigeants.
lundi 17 octobre 2016
Le nucléaire nippon est à l’arrêt ou presque
jeudi 8 septembre 2016
Japon-Koizumi accuse Shinzo Abe de mensonge sur Fukushima
TOKYO, 7 septembre (Reuters) - La garantie donnée par lePremier ministre Shinzo Abe que la situation à la centralenucléaire de Fukushima était "maîtrisée", lorsqu'il avaitolympiques 2020, "était un mensonge", a déclaré mercredi ldéfendu avec succès la candidature de Tokyo pour les Jeux 'un de ses prédécesseurs, Junichiro Koizumi., est devenu un opposant déclaré à l'énergie nucléaire aprèsKoizumi, qui fut l'un des chefs de gouvernement les plus populaires lors de son mandat de 2001 à 200
6 la catastrophe de mars 2011 - un très violent séisme puis un tsunami dévastateur qui ont abouti à l'accident de la centrale de Fukushima Daiichi,e, Shinzo Abe, alors au pouvoir depuis neuf mois, avait appla pire catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl en 1986. Lors de son discours de septembre 2013 devant le Comité international olympiq
uorté des garanties sur la sûreté de la centrale de Fukushima, afin d'apaiser les inquiétudes et obtenir l'attribution des Jeux à Tokyo. Ses propos, à l'époque, avaient soulevé nombre de critiques.osition à l'énergie nucléaire. "Elle n'est pas sous contrô"Les propos de M. Abe sur la 'situation maîtrisée' étaient un mensonge", a estimé Junichiro Koizumi, qui a aujourd'hui 74 ans, lors d'une conférence de presse durant laquelle il a réitéré son op
ple", a-t-il ajouté, invoquant àepco 9501.T , l'opérateur del'appui les efforts contestés de
Ta centrale, pour ériger le plus grand "mur de glace" au monde,
lafin d'empêcher dans le sous-sol les eaux d'écoulementaminées par la radioactivité. "Ils continuent d'assurer qu'd'atteindre les réacteurs endommagés et d'être ainsi con
tils peuvent le faire (le mur de glace), mais ils ne le peuvent pas", a poursuivi l'ancien cheflibéral démocrate). Dès son élection en décembre 2012, Sdu gouvernement, qui avait gouverné sous les couleurs du même parti que Shinzo Abe, le PLD (Part
ihinzo Abe a affiché l'intention de remettre en service les centrales nucléaires, dont la totalité du parc a été fermé après la catastrophe deu nucléaire. Koizumi regrette d'avoir, sous sonFukushima pour une révision des mesures de sécurité. Avant la catastrophe de mars 2011, le Japon tirait près d'un tiers de son électricité
dmandat, prêté une oreille favorable à ceux qui lui vantaient le nucléaire. Après la catastrophe de Fukushima, il dit avoir "étudié le processus, la réalité et l'histoire du développement du nucléaire, et avoir eu honte d'avoir cru de tels mensonges". (Linda Sieg et Megumi Lim; Eric Faye pour le service français)