The operator of the disabled Fukushima Daiichi nuclear plant says radioactive water may have flowed out of a leaking storage tank in 2 opposite directions.Tokyo Electric Power Company found on Monday last week that more than 300 tons of highly radioactive wastewater had leaked from one of its storage tanks.The utility said at the time that the water seeped out of a low barrier around the tanks through an open rainwater drainage valve on the northeastern side.The company now says workers detected last Thursday a radiation level of 16 millisieverts per hour near an open valve on the southern side as well. The reading was higher than in nearby areas.TEPCO officials fear contaminated water may have come out from this valve as well. They've decided to remove soil from a wider area as the runoff may have seeped into the ground.The utility still doesn't know the cause of the leakage or the extent of contamination. Officials suspect some of the water may have flowed into the ocean through a drainage ditch. Aug. 27, 2013 - Updated 03:25
Le porte-parole du gouvernement japonais annonce que le gouvernement fera plus pour aider à contenir les fuites d'eau radioactive à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi endommagée.
Yoshihide Suga a déclaré ce lundi qu'il était inacceptable qu'il y ait des fuites d'eau contaminée au niveau des réservoirs de stockage de la centrale et que cette eau s'écoule dans l'océan.
Il a évoqué une mauvaise gestion comme étant une cause probable. Selon lui, ce cas est différent de celui de l'eau contaminée de la nappe phréatique qui s'écoule maintenant de la centrale vers l'océan.
M. Suga a dit que le gouvernement devait jouer un rôle plus actif dans la prise de contre-mesures.
Il a ajouté que le ministre de l'Industrie Toshimitsu Motegi avait reçu pour instruction il y a plusieurs semaines d'impliquer le gouvernement dans la résolution du problème. Cela sous la forme notamment de fonds publics affectés à la réparation des fuites dans les réservoirs de stockage.
L'exploitant de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi éprouve des difficultés à stopper la fuite d'eau radioactive dans la mer.
La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, a commencé à pomper de l'eau hautement contaminée, qui s'est accumulée dans un tunnel souterrain.
Le tunnel se situe à environ 60 mètres de la mer, à proximité d'une installation qui abrite la turbine du réacteur numéro 2. Tepco estime que le tunnel contient 210 tonnes d'eau contaminée.
Tepco a su que l'eau s'y trouvait juste après l'accident nucléaire de mars 2011. Ce n'est que récemment seulement que l'exploitant a réalisé que de l'eau radioactive s'échappait dans la mer.
Après avoir été pompée, l'eau sera filtrée pour atteindre un degré de radiation moindre, avant d'être stockée dans des citernes en acier.
Tepco doit pomper aussi de toute urgence près de 15 mille tonnes d'eaux usées hautement radioactives de tunnels souterrains.
Tepco a fait savoir que ces travaux constituent un défi technique, sans toutefois savoir quand ils seront terminés.
Au Japon, l'exploitant de la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi va commencer vendredi à retirer les sols de l'installation, imbibés d'eau radioactive.
Les employés de Tepco, la Compagnie d'électricité de Tokyo, avaient découvert lundi que plus de 300 tonnes d'eaux usées hautement radioactives s'étaient échappées de l'un des réservoirs de stockage à proximité du réacteur numéro 4. Une partie de ces eaux s'est répandue dans la mer via un système d'évacuation.
La fuite aurait en grande partie détrempé les sols près du réservoir car il reste peu d'eau à la surface et le système d'évacuation présente un niveau de contamination faible.
Les employés de Tepco prévoient de prélever les sols vendredi pour empêcher que la contamination ne se propage davantage sous terre.
Ils vont creuser sur une profondeur de 50 centimètres avec des équipements lourds avant de mesurer les niveaux de radiation. S'ils sont élevés, les employés creuseront plus profondément pour retirer les sols jusqu'à ce que les niveaux soient égaux à ceux des endroits non contaminés.
Selon Tepco, les employés vont d'abord prélever la terre dans des endroits où aucun équipement n'est enfoui. On ne connaît cependant pas la quantité de sols qui sera prélevée.
Pas moins de 300 tonnes d'eau très radioactive se sont récemment échappées d’un de ces réservoirs : cette eau s'est répandue par terre mais s’est aussi en partie infiltrée dans le sol. Les équipes sur place tentent difficilement d’éviter que cette eau contaminée contenue dans le sous-sol s’écoule dans l’Océan Pacifique voisin.
Deux ans après, selon les experts, la pollution reste limitée au Japon. C’est ainsi que pour Jérôme Joly, directeur adjoint de l’IRSN, l'impact environnemental de ces récentes fuites d'eau contaminée resterait toutefois marginal par rapport à la radioactivité totale émise en 2011 au moment de l'accident.
Plus de deux ans après la catastrophe nucléaire, la zone maritime de Fukushima affiche des taux de radioactivité élevés. La contamination de la chaîne alimentaire maritime japonaise se poursuit. Avec des conséquences sanitaires alarmantes.
Une truite rocheuse à 150 000 becquerels par kilogramme (bq/kg), une rascasse à 254 000 bq/kg - alors que la norme japonaise est de 100bq/kg : il ne fait pas bon pêcher un poisson aux abords de la centrale de Fukushima. Certes, on le savait déjà : depuis la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, en mars 2011, les fonds marins proches de la zone accidentée n’ont pas échappé auxfuites radioactives des réacteurs endommagés. De nombreuses études japonaises, menées chaque mois non loin de la centrale par le ministère de la Pêche, révèlent d’ailleurs des taux anormalement élevés de césium 134 et 137 (particules radioactives) dans les entrailles de vertébrés à branchies, algues et crustacés.
Mais lorsque Tepco, le gérant de la centrale - qui jusque-là avait minimisé les conséquences de la catastrophe - reconnaît publiquement, et pour la première fois, mercredi 21 août, l’ampleur du désastre écologique, il y a de quoi s’inquiéter. En effet, selon son dernier communiqué, quelque 300 tonnes d’eaux hautement radioactives sont en train de fuir d’un réservoir accidenté. Une eau contaminée, classée en "incident grave", qui se mêle désormais aux liquides radioactifs qui se déversent déjà quotidiennement dans l’océan via des voies souterraines.
"Vers une explosion du nombre de cancers"
Quel est alors l’impact de cette pollution radioactive sur les poissons destinés à être consommés ? Les autorités japonaises se veulent rassurantes. Selon leurs études, 40% des poissons péchés autour de la zone accidentée sont impropres à la consommation et 36 espèces sont pour l’heure interdites à la vente. Un rempart sanitaire destiné à rassurer la population et les marchés. Soucieuses aussi de soutenir l’activité de la pêche, un des secteurs phares de l’économie de la région de Fukushima, Tokyo a même décidé de construire à l’entrée du port de Fukushima Daiichi une barrière de deux mètres de hauteur, fixée au sol marin, pour empêcher les animaux hautement contaminés de s’échapper au large.
Mais ces mesures sont-elles suffisantes pour contrer la propagation des radionucléides dans l’eau ? Pas vraiment, estime Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire, un organisme indépendant, contacté par FRANCE 24. "Toute la chaîne alimentaire des fonds marins est désormais contaminée"avance-t-il tout en reconnaissant que ce problème est circonscrit aux seules côtes japonaises. Et de poursuivre : "Avec les courants marins et l’immensité du Pacifique, il est peu probable que les côtes américaines soient touchées par cette pollution. Au Japon, par contre, nous allons au devant d’une explosion dramatique du nombre de cancers dans les prochaines années. Dans un pays où le poisson est un aliment de base, des générations entières vont ingérer cette nourriture contaminée. Même à faible taux de radiation, c’est-à dire celui autorisé par le gouvernement japonais, les particules de césium se fixent sur le foie, l’estomac, les organes et peuvent provoquer en quelques années des dégâts importants."
"Une source continue de contamination"
Il y a un peu moins d’un an, une étude de Ken Buesseler, un chimiste américain de l’Institut océanographique de Woods Hole (Massachussetts), revêtait déjà un caractère tout aussi pessimiste. Son rapport insistait surtout sur le fait que les taux de contamination autour de Fukushima restaient aussi élevés que ceux de l’année précédente, alors qu’ils auraient dû, avec les courants marins, la désintégration naturelle du césium et sa dilution dans l’océan, baisser significativement. Conclusion de l’étude : "Il ne fait aucun doute qu’il existe une source continue de contamination", expliquait alors déjà Ken Buesseler. Selon les experts, près de 16,1 milliards de milliards de becquerels ont déjà ete déversés dans la mer depuis juin 2011.
Faut-il craindre pour autant de manger "japonais" dans nos restaurants français ? Contrairement à l’idée reçue, la majorité des poissons consommés dans les établissements japonais de l'Hexagone proviennent principalement de Norvège, de l’océan Indien et de la Méditerranée. Et, depuis la catastrophe, tous les produits en provenance de la péninsule japonaise font l’objet de contrôles renforcés dans l’Union européenne.
The operator of the Fukushima Daiichi nuclear plant says highly-radioactive wastewater may be leaking from a storage tank into the Pacific Ocean.Tokyo Electric Power Company has been investigating the leakage of more than 300 tons of contaminated water from one of its wastewater tanks. The leak was confirmed on Monday.Hundreds of tanks have been set up on a hillside near the reactors buildings. The water seeped out of a barrier set up around the tanks.TEPCO workers found contaminated water running toward a ditch about 50 meters from the leaking tank. Inside the ditch, they detected high levels of radiation measuring 6 millisieverts an hour. The ditch runs into the ocean south of the plant's port.The officials' latest explanation contradicted their previous announcement on Tuesday. At the time, they said they did not think the contaminated water was reaching the ocean because the level of radioactive substances in the seawater was not as high.But the operator still says it has not seen any change in levels of radioactive materials in the ocean due to the wastewater leak. Aug. 21, 2013 - Updated 22:52
L'autorité de régulation nucléaire japonaise a annoncé mercredi qu'elle allait relever de 1 à 3 sur l'échelle internationale de classement des événements nucléaires, qui en compte 7, la gravité de la dernière fuite d'eau radioactive signalée à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi.
La fuite de quelque 300 tonnes d'eau hautement contaminée de l'un des réservoirs de stockage de la centrale est désormais considérée comme un "incident sérieux" sur l'échelle Ines.
L'accident de Fukushima, survenu le 11 mars 2011 après un séisme et un tsunami, avait été classé au niveau maximal de 7.
C'est la première fois depuis cette catastrophe, la plus grave de l'histoire du nucléaire civil après celle de Tchernobyl en 1986, que l'autorité de sûreté nucléaire nippone diffuse une alerte Ines.
Tepco, la société qui gère la centrale, a annoncé mardi que l'eau, qui continue de s'échapper du réservoir, est contaminée à un point tel qu'une personne se tenant à 50 centimètres recevrait en une heure une radiation cinq fois supérieure au niveau annuel maximum toléré au Japon pour les employés du secteur nucléaire.
Une telle radioactivité rendrait une personne malade après seulement 10 heures, avec des nausées et une chute du nombre des globules blancs. (voir )
La fuite avait dans un premier temps été classée en niveau 1 ("anomalie"), mais l'autorité de régulation nucléaire japonaise considère désormais qu'elle relève du niveau 3, peut-on lire sur son site internet.
"Compte tenu de la quantité et de la densité des radiations dans l'eau qui s'est échappé, un classement en niveau 3 est approprié", explique-t-elle dans son communiqué.
L'opérateur de la centrale nucléaire hors-service Fukushima Dai-ichi rapporte qu'environ 300 tonnes d'eau hautement radioactive semblent s'être échappées d'un réservoir de stockage.
Il s'agit d'un des 26 réservoirs installés du côté terre du réacteur numéro 4. Ils sont entourés d'une barrière.
La Compagnie d'électricité de Tokyo avait initialement découvert lundi matin de l'eau formant une flaque à proximité de la barrière. L'eau s'était vraisemblablement échappée du tuyau de drainage pour l'eau de pluie situé sous la barrière.
Les responsables de TEPCO affirment qu'une enquête a révélé un abaissement du niveau de l'eau dans un des 26 réservoirs. Selon eux, le réservoir en question aurait perdu environ 300 des 1000 tonnes qu'il contient.
Les responsables indiquent que l'eau se trouvant à l'intérieur des réservoirs a été traitée pour réduire le césium radioactif. Mais un test effectué sur cette eau écoulée a révélé qu'elle contenait jusqu'à 80 millions de becquerels par litre de substances émettant des rayons béta, dont du strontium.
L'opérateur projette de retirer de la terre à proximité du réservoir. Il mesurera également les niveaux de radiation dans cette zone pour déterminer l'envergure de ce dernier écoulement survenu à la centrale.
Medical examinations in Fukushima Prefecture following the nuclear crisis of 2011 have detected 18 children with thyroid cancer.The finding was reported on Tuesday by a prefectural panel examining the impact of radiation on the health of local residents.The prefecture is giving medical checkups to all 360,000 children aged 18 or younger at the time of the accident at the Fukushima Daiichi plant in March 2011.That's because radioactive substances released in the accident can accumulate in children's thyroid glands, possibly increasing their risk of developing cancer.Some 210,000 children had been tested by the end of July.Besides the 18 minors diagnosed with cancer, 25 others are suspected to have the illness.The incidence rate of thyroid cancer in children is said to be one in hundreds of thousands. In Japan, 46 people under 20 were diagnosed with thyroid cancer in 2006.The panel says it cannot determine if the accident has affected the incidence of cancer among children in Fukushima. But it has decided to set up an expert team to look into the situation.Panel chief Hokuto Hoshi says they will carefully examine the accumulated data and individual cases so they can give explanations to residents in a responsible manner. Aug. 21, 2013 - Updated 00:55
Tokyo Electric Power Company says it will step up monitoring and control of radioactive water leaks at its wrecked Fukushima nuclear plant in northeast Japan.The utility faces the challenge after the finding on Monday that at least 300 tons of highly radioactive water has leaked from a storage tank into the ground.TEPCO started to remove the remaining 700 tons of contaminated water from the tank on Tuesday to find out how the leak occurred.Most of the leaked water is believed to have flowed out of a low barrier around the tank.Under the instruction of the nation's nuclear regulator, the utility is also examining soil and groundwater to see if the tainted water has flowed into the sea.The plant has seen a series of water leaks from tanks and other problems as it tries to clean up the accident caused by the 2011 earthquake and tsunami.Contaminated groundwater has also been found to be leaking into the sea, requiring the utility to find drastic steps to contain the radioactive water building up at the plant. Aug. 20, 2013 - Updated 22:19
The operator of the disabled Fukushima Daiichi nuclear power plant says a leak of 300 tons of contaminated water from a tank there is the largest since the 2011 crisis.Tokyo Electric Power Company said on Tuesday that the water leaked from one of 11 meter-high tanks installed on the hill side of the plant's reactors, about 500 meters from the ocean.The tank belongs to a group of 26 surrounded by a 30-centimeter-high concrete barrier. Each is designed to hold 1,000 tons of water.Tokyo Electric officials say the tank leaked about 300 tons of water, but that most of it stayed inside the barrier.The tanks are made of steel sheets bolted together. But others with the same structure have leaked a number of times where the sheets are joined. The operator says workers check the bolts twice a day.The barrier did not work as expected, as pipes attached to it were left open to drain rainwater. The firm says it plans to review the method.Japan's Nuclear Regulation Authority has assessed the problem as a level 1 incident, the 2nd-lowest on an 8-point international scale.It has instructed the firm to quickly identify the cause and clean up soil that has absorbed water. Aug. 20, 2013 - Updated 10:31
The operator of the Fukushima Daiichi nuclear power plant began pumping up radioactive groundwater on a larger scale on Thursday to minimize leakage into the ocean.The government says some 300 tons of contaminated water may be flowing into the sea every day.Tokyo Electric Power Company erected an embankment between the most heavily contaminated reactors -- No.2 and No.3 -- but the level of groundwater continues to rise.TEPCO began pumping up the contaminated water as an emergency measure on Friday.The firm has also been installing nearly 30 pipes, each 5 meters long, into the ground near the embankment to increase the volume of water that it can draw up.TEPCO says after it completes the installation of the pipes on Sunday, it plans to pump up about 60 tons of water a day. The removed water is to be ultimately stored in tanks above ground in the plant's compound.TEPCO says after it started to pump up water from a small well that it dug near the embankment, the level of groundwater at a nearby observation point dropped by about 50 centimeters.The problem of the leaking water has yet to be fundamentally resolved, as 35 tons of groundwater is projected to escape every day even after work to solidify the ground from the No.1 to No.4 reactors is completed.
L'état de la centrale nucléaire de Fukushima inquiète le gouvernement japonais comme les organisations écologistes. Problème : la communication nébuleuse de Tepco empêche de savoir ce qu'il en est vraiment.
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Le gouvernement va prendre des mesures. Les mots sont du Premier ministre japonais Shinzo Abe, contraint à l'action devant l'ampleur des dégâts post-catastrophe de Fukushima. L'exécutif a avoué publiquement que 300 tonnes d'eau contaminée aux radiations se déversaient chaque jour dans l'océan Pacifique. Les éléments de langage empreints d'anxiété se sont multipliés ces derniers jours : l'Autorité de régulation nucléaire japonaise (NRA) a parlé d'une «situation d'urgence», provoquant l'inquiétude de la population. Et les louvoiements de la Tokyo Electric Power Company (Tepco), en charge de la centrale, n'arrangent rien à l'affaire. Car la firme tente de noyer le poisson (irradié) depuis deux ans.
Tepco n'est revenu que fin juillet sur ses affirmations mensongères, selon lesquelles l'eau radioactive était stockée dans le sol. Devant l'incapacité du groupe à décontaminer sa centrale, le gouvernement japonais veut se réapproprier le cas Fukushima. Dont acte. «Sauf que l'Etat possède la totalité de Tepco, ils ne font qu'un, rappelle Yannick Rousselet, spécialiste de la question nucléaire chez Greenpeace. Quand le Premier ministre dit vouloir reprendre les choses en main, c'est uniquement de la communication.» Difficile, en effet, de croire que l'exécutif découvre aujourd'hui les tenants et aboutissants d'un dossier ouvert le 11 mars 2011, jour de la catastrophe.
«D'ailleurs, il n'y a rien de vraiment nouveau, poursuit Yannick Rousselet. On sait que l'intérieur d'au moins trois des quatre réacteurs est complètement détruit. De fait, il n'y a plus d'étanchéité, ce sont des paniers percés de partout qu'il faut arroser en permanence pour les refroidir.» Cette eau de refroidissement, contaminée, est censée être placée dans des cuves. Problème : elle prend aussi le chemin des nappes phréatiques. Et ces nappes ayant une contenance limitée, elles finissent par déborder dans la mer. Or, cette eau, chargée de césium 137, un produit radioactif issu de la fission de l'uranium, est entrée en contact direct avec la matière nucléaire, le coeur des réacteurs. On imagine sa nocivité...
IL FAUT UNE EXPERTISE INTERNATIONALE
Le sentiment que personne ne contrôle la situation est plus inquiétant encore. «La principale leçon, c'est que personne ne sait s'il y a une solution technique», déplore le représentant de Greenpeace France. Selon Tepco, il faudra dix ans avant d'espérer approcher les réacteurs et quarante ans pour nettoyer le site. Au moins 20 000 milliards de becquerels ont déjà fui de la centrale. A titre de comparaison, une décontamination est jugée impérative au-delà de 400 becquerels par mètre carré. Le chiffre annoncé, bien que théorique, est astronomique. D'autant que les fuites vont continuer, avec une tendance à la hausse. «La catastrophe de Fukushima n'a fait que commencer le 11 mars 2011», s'alarme Yannick Rousselet.
N'est-il pas dangereux de laisser le Japon gérer seul la situation? C'est une question essentielle. Face un problème qui semble insoluble, Greenpeace réclame depuis le début une expertise internationale et pluraliste. Le gouvernement japonais n'en veut pas, par fierté nationale. La défiance grandissante de ses citoyens vis-à-vis du nucléaire aura-t-elle raison de ses réticences ?
La "situation d'urgence" a été décrétée mardi par l'Autorité de régulation nucléaire japonaise (NRA) à la centrale de Fukushima, dont de l'eau hautement radioactive s'échappe toujours vers l'océan Pacifique. Dimanche, l'opérateur de la centrale nucléaire japonaise Tepco avait communiqué la première estimation publique des fuites radioactives dans l'océan Pacifique depuis la catastrophe du 11 mars 2011, a indiqué dimanche un porte-parole de la centrale accidentée.
Entre 20 000 et 40 000 milliards de becquerels ont fui dans les eaux de l'océan de mai 2011, soit deux mois après la catastrophe, à juillet 2013, estime Tokyo Electric Power Co (TEPCO). C'est la première fois que Tepco publie ses estimations depuis le séisme du 11 mars 201.
L'opérateur nippon n'est toujours pas en mesure de contenir ces fuites dans l'océan, dont les conséquences sur la faune maritime mais aussi l'homme sont difficiles à évaluer.
Shinzo Abe Premier ministre du Japon #FUKUSHIMA "D'après nos estimations, environ 300 tonnes d'eau s'échappent tous les jours. Il n'est pas certain toutefois que l'eau soit hautement radioactive. Nous pensons que cette fuite dure depuis deux ans."
Shinzo Abe annonce que les autorités vont davantage s'impliquer dans le règlement de la fuite radioactive de la centrale de Fukushima. "L'eau contaminée représente un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population", a-t-il reconnu.
Municipalities around the stricken Fukushima Daiichi nuclear power plant have demanded that the central government continue decontamination work in the areas.
The mayors and assembly leaders of 8 municipalities around the Fukushima Daiichi nuclear power plant, Fukushima Prefecture, met Environment Minister Nobuteru Ishihara on Friday and handed him a letter of request.
Many residents of the towns and villages evacuated after the nuclear accident at the plant and still live away from their homes.
Their leaders demanded that the ministry continue removal of radioactive fallout until radiation levels meet the government's long-term goal of one millisievert or below per year.
The ministry reportedly said it would study their requests and quickly deal with the matter after discussions.
Decontamination work is almost complete in Hirono Town, where radiation levels were relatively low. But such work has not started in the towns of Tomioka, Futaba or Namie.
Representing the 8 towns and villages, Hirono Town Mayor Motohoshi Yamada demanded more decontamination, saying it's crucial for allowing former residents to return home safely.
Radioactive materials found near Fukushima Daiichi
Highly radioactive materials have been found in a town near the damaged Fukushima Daiichi nuclear power plant. The plant operator says they are likely to have been contaminated in the March 2011 nuclear accident. Four radioactive objects were found last month and this month on the riverbed of the Ide River that runs through Naraha Town in Fukushima Prefecture. Tokyo Electric Power Company checked the radioactive cesium in the materials. The utility says the ratio of cesium 137, whose half-life is about 30 years, is higher than that of cesium 134, whose half-life is about 2 years. TEPCO says a similar ratio is found in materials more than 2 years after radioactive contamination. The company says it is trying to identify the objects. It is not known why they were discovered about 15 kilometers from the nuclear plant. TEPCO officials say it is possible they were blown by hydrogen explosions in the 2011 disaster or were emitted by the plant around that time.
Jul. 23, 2013 - Updated 23:19 UTC
Decontamination slow, effectiveness in doubt
Decontamination to reduce radioactive pollution caused by the Fukushima Daiichi nuclear accident has been slow, and its effectiveness has been called into question. NHK compared data from before and after decontamination at 43 districts in 21 municipalities across Fukushima Prefecture. In 33 of the districts, or 77 percent of the total, radiation levels were still higher than the government-set standard of one millisievert per year. In areas near the Fukushima Daiichi nuclear plant, where decontamination has been carried out on an experimental basis, radiation levels remain 10 to 60 times higher than the official limit. The Environment Ministry says decontamination had only been conducted in about 3 percent of residential areas in the evacuation zone as of the end of March.
Jul. 23, 2013 - Updated 11:55 UTC
Experts estimate decontamination costs at $50 bil.
Experts estimate that cleaning up radioactivity in Fukushima Prefecture would cost 50 billion dollars, more than 4 times the amount that has been earmarked. Experts from the National Institute of Advanced Industrial Science and Technology studied the cost of decontamination for the Fukushima Daiichi nuclear accident. They estimate that decontamination in no-entry zones will cost up to 20 billion dollars, and in other areas, 31 billion dollars. The estimate is based on the government-set unit costs and information provided by municipalities. It includes the cost of removing, transporting and storing radioactive waste such as contaminated soil. The central government has so far allocated about 11 billion dollars for the cleanup, but has not made clear what the total cost might be. The project is substantially behind schedule. Critics question its effectiveness, as radiation levels remain high in some areas even after decontamination. A member of the group, Junko Nakanishi, says the government is conducting the work without knowing how much it would cost to achieve the level that would meet residents' expectations. She says the government should study cost performance before deciding whether to complete the decontamination or reallocate the money to help people rebuild their lives.
Jul. 23, 2013 - Updated 10:36 UTC
Nuclear regulator rebukes TEPCO
A senior official of Japan's nuclear regulator has rebuked the operator of the Fukushima Daiichi nuclear power plant for being too slow to find ways to stop contaminated groundwater from seeping into the ocean. Highly radioactive water has been detected in the plant's monitoring wells near the Pacific Ocean since May. On Monday, Tokyo Electric Power Company admitted for the first time that tainted water is leaking into the ocean. TEPCO reached the conclusion after analyzing data on water levels in the wells in relation to tide levels. The Nuclear Regulation Authority plans to study ways to determine the origin of the contamination, as well as measures to stop the leak at its meeting on Monday next week.
Jul. 23, 2013 - Updated 10:36 UTC
Fishermen in Fukushima angry at TEPCO over leak
Fishermen in Fukushima have expressed anger at Tokyo Electric Power Company's acknowledgement on Monday that contaminated underground water is seeping into the ocean. About 100 fishermen attended a private briefing session on Tuesday by the operator of the crippled Fukushima Daiichi nuclear plant. Officials from the utility reportedly said the contaminated water hasn't spread much. They also explained their plan to build walls along the coast to prevent tainted water from leaking into the ocean. Some fishermen reportedly said Tokyo Electric Power Company officials may have deliberately concealed the information. Others said they cannot trust the firm. Fishermen are also worried about the impact of the announcement on their plan to resume fishing on a trial basis in September. The head of a local fisheries cooperative said they will not be able to reassure consumers by drawing a line in the sea to separate safe and contaminated areas. He said TEPCO's announcement has dealt a serious blow to their plan to resume fishing.
Jul. 23, 2013 - Updated 10:36 UTC
Des eaux souterraines radioactives accumulées au pied de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, au Japon, se sont probablement écoulées dans l'océan Pacifique, a reconnu pour la première fois lundi son opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco).
L'entreprise avait admis, début juillet, que de fortes doses d'éléments radioactifs avaient été détectées dans les eaux souterraines. Le niveau de césium dans un puits de prélèvement situé entre les réacteurs et la mer avait été multiplié par 110.
Tepco maintenait cependant jusqu'ici que ces eaux radioactives étaient contenues par les bases en béton et les armatures en acier des fondations de la centrale, située à quelque 220 kilomètres de Tokyo.
« Maintenant nous pensons que de l'eau contaminée a fui dans la mer », a déclaré à l'AFP un porte-parole de Tepco.
Selon lui, l'impact de la fuite serait limité. « Les données sur l'eau de mer ne montrent pas d'augmentation anormale des taux de radioactivité », a-t-il affirmé.
L'entreprise entend maintenant consolider la digue qui sépare le site de la centrale nucléaire de l'océan en y injectant davantage de silicate de sodium.
Des experts en environnement préviennent que les fuites radioactives peuvent affecter la santé des animaux et des humains qui les consomment.
Le tremblement de terre du 11 mars 2011 et le tsunami qui a suivi avaient bloqué les systèmes de refroidissement de la centrale de Fukushima-Daiichi, provoquant la fusion du combustible dans trois des six réacteurs du site et une vaste contamination radioactive dans les environs.
Tepco a aussi admis lundi que 1973 employés de la centrale, soit 10 % de la main-d'oeuvre, présentaient une dose d'exposition de la thyroïde supérieure à 100 millisieverts, considérée comme le seuil au-delà duquel le risque de développer un cancer s'accroît.
Researchers have found high levels of radioactive cesium in fish caught early this month off Hitachi in Ibaraki Prefecture, northeast of Tokyo.Prefectural officials said 1,037 becquerels of cesium were discovered per kilogram of Japanese sea bass. That's more than 10 times the government safety limit.They said it is the 3rd highest level found in marine products in the region. Higher levels were only previously detected in April 2011 -- one month after the Fukushima nuclear accident. The contaminated fish then was sand lance.The officials said the sea-bass shipment will not hit the market as it does not meet government restrictions.They admitted they don't know why such a high dose was detected more than 2 years after the accident.But they said they are working hard to keep the food supply safe. Jul. 11, 2013 - Updated 18:05
Des compagnies d'électricité japonaises s'apprêtent à demander la permission de remettre en marche cinq centrales nucléaires, conformes selon elles aux nouvelles normes de sécurité adoptées par l'organisme de régulation du pays.
Les quatre opérateurs de ces centrales ont informé vendredi l'Autorité de régulation du nucléaire qu'elles déposeront leurs demandes lundi, date de l'entrée en vigueur des nouvelles normes.
Ces directives obligeront les opérateurs de centrales à prendre des mesures pour faire face aux accidents graves. La prise de telles mesures est actuellement facultative.
Les cinq centrales concernées sont celles de Tomari à Hokkaido, d'Ohi et de Takahama dans la préfecture de Fukui, d'Ikata dans la préfecture d'Ehime et de Sendai dans la préfecture de Kagoshima. Les opérateurs espèrent remettre en marche 10 réacteurs au total.
Des responsables de l'ARN estiment qu'il faudra au moins six mois pour examiner les demandes.
Par ailleurs les compagnies d'électricité devront obtenir l'accord des communautés locales.
The operator of the Fukushima Daiichi nuclear plant says high levels of radioactive cesium in groundwater may be due to soil mixed into the water.Tokyo Electric Power Company announced on Tuesday that the level of radioactive cesium in a newly-dug well between the No. 2 reactor and the ocean increased 100 times over the previous 5 days.The reading was taken close to a site where highly radioactive water from the reactor leaked into the ocean after the nuclear accident in 2011.In a news conference on Wednesday, officials said that after they filtered the water sample and measured it again, the cesium reading dropped to levels recorded 5 days earlier.They said contaminated soil could be to blame for the higher readings in the groundwater, and that the soil was likely mixed with the water when workers pumped up a sample for testing.But the operator said it has not ruled out other causes, and will continue investigating.Japan's Nuclear Regulation Authority says it will check other wells near the No. 3 and 4 reactors, as water in those wells is contaminated with cesium as well.
Des éléments radioactifs ont à nouveau étés découverts dans les eaux souterraines sous la centrale
Selon Tokyo Electric Power Co (Tepco), les analyses ont permis d’établir la présence de tritium à des doses dix fois plus élevées que le taux limite admis. "Selon les échantillons analysés le 5 juillet (...) nous avons détecté un niveau record de 600.000 becquerels par litre" de tritium, dix fois supérieurs aux recommandations gouvernementales de 60.000 becquerels par litre, a indiqué Tepco.
Selon Tepco, les analyses ont permis d’établir la présence de tritium à des doses dix fois plus élevées que le taux limite admis. Image: Keystone
De très fortes doses d’éléments radioactifs toxiques ont de nouveau été détectés dans les eaux souterraines accumulées au pied de la centrale nucléaire de Fukushimaaccidentée en mars 2011, selon un communiqué publié samedi par l’opérateur Tepco.
"Nous poursuivons nos efforts pour empêcher que la pollution prenne de l’ampleur (...) et allons renforcer tout le processus de contrôle", a de nouveau promis l’opérateur.
Rayons béta
Fin juin, Tecpo avait annoncé avoir mesuré un niveau de 3000 becquerels par litre pour les éléments radioactifs produisant des rayons béta, comme le strontium 90, dans le liquide extrait d’un nouveau point de prélèvement situé entre les réacteurs et la mer. A ce moment-là, il avait constaté la présence de tritium à un niveau huit fois supérieur à la dose autorisée.
Ces substances radioactives s’étaient échappées des réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi, ravagée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l’archipel. Et elles avaient ensuite polluées les eaux souterraines.
Ces eaux s’écoulent normalement dans la mer, ce qui signifie que les deux substances toxiques pourraient polluer l’océan, et affecter la vie aquatique puis les produits de la mer consommés par les populations.
Pas de hausse dans la mer
Cependant, un responsable de Tecpco avait affirmé le mois dernier qu’il n’avait pas été constaté de hausses anormales de ces substances dans l’eau de mer, après analyses, la compagnie estimant que l’eau souterraine a été largement contenue par les bases en béton et armatures en acier. Ces révélations sont les dernières d’une série d’incidents à la centrale de Fukushima, plus de deux ans après la pire catastrophe nucléaire que le monde a connue en une génération.
Fin juin, le gouvernement japonais et Tepco, s’étaient entendus sur un nouvel échéancier de démantèlement du site ravagé, programme qui prévoit une accélération du retrait du combustible fondu des réacteurs 1 à 3, même si cette opération cruciale ne devrait pas débuter avant 2020.
Une centaine de milliers de personnes avaient dû quitter leur domicile et environ 19.000 personnes ont été tuées par la catastrophe naturelle, mais il n’y a aucune statistique officielle sur les décès directement liés aux radiations nucléaires émanant de la centrale.
La coupure de l’alimentation électrique provoquée par la déferlante avait engendré un arrêt des systèmes de refroidissement du combustible qui avait fondu dans trois des six réacteurs du site, d’où la présence de nombreux éléments radioactifs alentour.(Newsnet)
The operator of the damaged Fukushima Daiichi nuclear power plant plans to build more wells to monitor the spread of radioactive contamination under the ground.Tokyo Electric Power Company has detected high levels of radioactive substances since May in samples of underground water collected at a newly dug well close to the ocean.The company detected on Friday a total of 900,000 becquerels per liter of radioactive substances, including strontium that emits beta particles, in underground water collected from the well. That's the highest level ever detected in samples from observation wells.The newly dug well is close to a pit from which highly radioactive water was found seeping into the sea in April 2011, shortly after the nuclear accident.TEPCO suspects that the water leak more than 2 years ago may be linked to the level of contamination of water inside the well.But the company says it's hard to determine just what happened.For instance, the reason for the level of strontium is not known. Previously, strontium was thought unlikely to show up in measurable quantities in water because it is believed to remain in the soil.TEPCO says the level of radioactivity in nearby waters has not greatly changed, and that it is also unknown whether there has been any further leak into the sea.
Selon l'opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi endommagée, la corrosion chimique était probablement à l'origine d'une fuite dans le nouveau système de filtrage.
Des techniciens de la Compagnie d'électricité de Tokyo ont découvert la fuite le mois dernier au niveau d'une soudure dans un réservoir. La citerne contient de l'eau contaminée et fait partie d'un système conçu pour éliminer les substances radioactives.
Des travailleurs ont vidé le réservoir et trouvé plus d'une dizaine de bosses. Des responsables de la compagnie ont précisé que chaque bosse faisait entre 2 et 5 millimètres de diamètre.
Un produit chimique utilisé pour éliminer les impuretés a probablement réagi avec le réservoir en acier inoxydable, ont-ils ajouté.
Les officiels disent envisager d'appliquer une résine anticorrosion à l'acier.