lundi 20 janvier 2014

fuite d'eau à l'édifice abritant le réacteur 3

Selon l'opérateur de la centrale nucléaire sinistrée de Fukushima, une fuite d'eau à l'édifice abritant le réacteur 3 provient sans doute de l'enceinte de confinement.

La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, a découvert cette fuite au rez-de-chaussée du bâtiment du réacteur samedi. Il s'agit d'un flot continu d'une trentaine de centimètres, l'eau s'écoulant dans une canalisation.

Une analyse démontre que l'eau a un niveau de substances radioactives presque aussi élevé que l'eau contaminée du sous-sol du bâtiment.

L'eau a une température d'environ 20 degrés Celsius, sensiblement la même que l'eau au fond du réacteur.

Les responsables de Tepco pensent que cette fuite est de l'eau qui est utilisée pour refroidir le combustible fondu dans l'enceinte de confinement et qu'elle s'écoule pour une raison inconnue.



lundi 6 janvier 2014

Terres perdues de fukushima

Plomberie nucléaire d'urgence dans les terres perdues de Fukushima

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Le gouvernement japonais avait promis que l'on vivrait de nouveau à Fukushima comme avant la catastrophe du 11 mars 2011. On sait maintenant que ce ne sera pas possible... De notre envoyé spécial.

Un centre commercial près de la centrale de Fukushima (GUILLAUME BRESSION / IRSN / AFP)

Un centre commercial près de la centrale de Fukushima (GUILLAUME BRESSION / IRSN / AFP)

On se bouscule dans les couloirs exigus du quartier général d'urgence de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Le seul bâtiment qui, le 11 mars 2011, avait pu maintenir son alimentation électrique et résister au cumul des trois féaux : le maxiséisme, puis le tsunami et enfin l'onde de choc radioactive qui avait plongé le site dans une invisible purée d'une soixantaine de radio-nucléides.

La suite est connue : le "panache plume", comme on l'appelle ici, larguait ses nuées de confettis contaminés au gré des vents et jusqu'à 80 kilomètres à l'intérieur des terres... Aujourd'hui, c'est toujours vers le même QG d'urgence que convergent une bonne partie des 4.000 travailleurs harnachés en cosmonautes. Et c'est dans la même petite salle de commandement que Hirohisa Kuwabara, le directeur adjoint de la centrale, reçoit pour la première fois un groupe de journalistes qui accompagne la délégation de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN).

"Tepco n'est pas une source fiable"

Malgré les travaux herculéens des 30.000 liquidateurs, Kuwabara ne plastronne pas. "D'ici à un an, dit-il, nous espérons faire baisser la radioactivité du site à un dixième de son niveau actuel." Ce n'est pas du luxe. Pendant la visite en bus des 3,5 hectares du site, les dosimètres de la délégation française n'ont cessé de biper le long du littoral de l'océan Pacifique où un mur d'isolation de près d'un kilomètre est en construction. C'est même à cette hauteur qu'a été enregistré un pic de débit de 1 millisievert par heure. Soit la limite de précaution sur... une année entière.

Lorsque Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN, prend la parole, les ingénieurs japonais se lèvent respectueusement et ajustent le blouson bleu pétrole de l'uniforme Tepco. Mais Repussard a beau rendre hommage au "professionnalisme" des cadres de l'entreprise, l'auditoire ne manifeste aucun signe de connivence. Faut-il imaginer que la petite phrase - "Tepco ne doit pas hésiter à expliquer les incidents que l'opinion mondiale est prête à comprendre" - ait laissé une ombre ?

Broutille ! Les salariés de Tepco sont habitués à essuyer des critiques bien plus acerbes. Ecoutez Masaya Hayakawa, directeur du quotidien "Fukushima Minpo Newspaper", qui déclare un peu plus tard à la délégation française au nom de tous ses confrères locaux :

Tepco n'est pas pour nous une source fiable sur l'état réel de la centrale, sur les fuites et la nature des risques. Non parce qu'ils falsifient les données, mais tout simplement parce que l'entreprise est dépassée, débordée et toujours plongée dans l'affolement. Tepco n'est pas en mesure de trier correctement ses propres informations..."

Ce magma métallique et minéral vitrifié hautement radioactif

Si les ingénieurs de Tepco ont replongé le nez dans leurs ordinateurs sans chercher le contact avec les Français, ce serait plutôt par humilité. Eux savent bien qu'ils ne sont qu'au tout début de la très longue marche de la reconquête du site de Fukushima. Leur intention, pour aujourd'hui, était juste de faire passer un message : le début du déménagement des 1.535 barres de combustible usé entreposées dans la fragilissime piscine nº 4. Ces mêmes barres qui furent à deux doigts de provoquer un incendie d'apocalypse en mars 2011.

"La stabilisation globale de la centrale semble désormais acquise, réagit Thierry Charles, chargé de la sûreté nucléaire à l'IRSN. Mais le démantèlement des réacteurs durera jusqu'à l'horizon de 2050. Et le plus délicat est à venir." Le plus délicat, ce sera certainement la désincarcération des coeurs des trois réacteurs de Fukushima. Des coeurs fondus, enfouis très profondément sous terre et réduits à l'état de corium : un magma métallique et minéral vitrifié hautement radioactif. Nulle part au monde une telle manoeuvre n'a encore été tentée.

En attendant l'échéance, Tepco pourra améliorer ses compétences en "plomberie nucléaire d'urgence". L'ex-centrale n'est plus en effet qu'une gigantesque usine à brasser, pomper, injecter, filtrer et stocker du liquide hautement radioactif. Quelques centaines de tonnes d'eau refroidissent chaque jour le magma des coeurs fondus. Sauf qu'une partie se perd dans le sous-sol déchiqueté transformé en passoire dont il conviendrait d'obturer les principaux orifices pour contaminer un peu moins massivement les fonds marins du Pacifique...

FukushimaUne pelleteuse au milieu des sacs de terre contaminée, près de la centrale de Fukushima (KARYN POUPEE / AFP)

"Cette citerne-là était scellée avec des boulons et non par des soudures"

L'autre partie de cette eau chargée de radionucléides est acheminée vers les quelque 800 citernes alignées sur le site de la centrale. Au total, 350.000 tonnes sont ainsi stockées. A brève échéance, ce sera 830.000 tonnes. "Attention danger, note Thierry Charles, ces outres d'acier se corrodent et risquent de fuir de plus en plus." Le 8 août dernier, un conteneur de stockage laissait échapper 300 tonnes d'eau radioactive sur le site de la centrale. Explication de Tepco : "Cette citerne-là était scellée avec des boulons et non par des soudures."

Petite cause, grands effets : 50 centimètres au-dessus des flaques d'eau, la radioactivité émise atteignait 100 millisieverts/heure. Soit la limite d'exposition cumulée sur cinq ans pour un ouvrier travaillant sur une centrale. Rebelote le 22 décembre dernier : 1,6 tonne de liquide s'est répandue au-delà des digues de protection entourant les citernes d'eau radioactive... Responsable ? Cette fois, c'était la pluie...

Etre pragmatique et aller vite

La vérité, c'est que la promesse gouvernementale d'une restauration intégrale de la province deFukushima dans l'état qui était le sien avant le 11 mars 2011 commence à fléchir. Le gouvernement avait déjà dû interdire d'accès pour un temps indéterminé les zones habitées classées en rouge (320 km²) et en jaune (300 km²), mais il s'était engagé à ce que la zone verte de 430 km² soit rendue à ses propriétaires dès 2014. A la condition expresse que l'exposition radioactive moyenne maximale de 20 millisieverts par an ait régressé à un seul millisievert.

Il faut reconnaître que tous les moyens auront été mobilisés pour parvenir à cet objectif formidablement contraignant : les rizières, les champs, les routes, les jardins privatifs, les égouts ont été curés, scalpés, abrasés au tractopelle ou à main d'homme mètre carré par mètre carré. Mais le compte n'y est pas. Dans la ville d'Itate, le maire, Norio Kanno, qui voudrait bien récupérer le plus rapidement ses administrés évacués, "notre diaspora", dit-il, préférerait que le seuil de radioactivité autorisant le retour soit plus permissif. "Entre 1 et 5 millisieverts par an, confie t-il. Il faut maintenant être pragmatique et aller vite."

Le gouvernement est sur la même ligne : "L'impératif officiel de 1 millisievert pour 2014 se transforme en objectif de long terme", confirme un expert de l'ambassade de France. Une révision qui ouvre une nouvelle ère : "Ce que les Japonais sont en train d'expérimenter, note le directeur général de l'IRSN, Jacques Repussard, c'est une coexistence raisonnée avec la radioactivité forte ici, faible là et résiduelle ou inexistante ailleurs." Du jamais-vu.


mardi 31 décembre 2013

Un tremblement de terre de magnitude 5,1 a secoué le Japon

Un tremblement de terre de magnitude 5,1 a secoué le Japon, à environ 80 kilomètres de la centrale nucléaire de Fukushima. Il n'a provoqué aucun dégât.

Un séisme de magnitude 5,1 a secoué le Japon, ce mardi 31 décembre, a annoncé l'Institut de géophysique américain (USGS). L'agence de météorologie nippone n'a déclenché aucune alerte au tsunami et les principaux médias nippons n'ont pas fait état de dégâts notables.

La secousse s'est déclenchée à 10H03 locales (02H03 en France), à moins de 10 km de profondeur. L'épicentre a été localisé par l'USGS sur la côte est de la préfecture d'Ibaraki, en bordure de l'océan Pacifique et à environ 80 kilomètres au sud-ouest de la centrale accidentée Fukushima Daiichi et 150 km au nord-est de Tokyo. Le tremblement de terre a été ressenti dans une bonne partie du nord-est de la grande île japonaise de Honshu et jusqu'à Tokyo, où les immeubles ont légèrement tremblé.

Pas de dégâts à Fukushima

 
Tepco, le gérant de la centrale nucléaire de Fukushima, ravagée par un tsunami géant en mars 2011, a assuré qu'aucun dysfonctionnement nouveau n'avait été constaté mardi après la secousse.

Le Japon reste traumatisé par le tremblement de terre de magnitude 9 qui s'était produit au large de sa côte nord-est le 11 mars 2011 et qui avait déclenché un gigantesque raz-de-marée de plus de 10 voire 20 mètres par endroits, tuant plus de 18.000 personnes.

L'archipel est situé au confluent de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année plus de 20% des séismes les plus puissants recensés sur Terre.

    mercredi 25 décembre 2013

    Certains résidents qui avaient quitté leurs maisons après l'accident à la centrale de Fukushima reviennent dans leurs foyers pour les fêtes du Nouvel an.

    Certains résidents qui avaient quitté leurs maisons après l'accident à la centrale de Fukushima reviennent dans leurs foyers pour les fêtes du Nouvel an.

    Les anciens habitants des régions proches de la centrale ne sont habituellement pas autorisés à passer la nuit dans leur maison. Mais le gouvernement a permis à celles et ceux qui résidaient dans des régions où le niveau de radiation est relativement faible de séjourner chez eux jusqu'au 7 janvier.

    Yoshiyuki Sugi et son épouse sont revenus en voiture mardi à leur maison située dans le quartier Odaka de la ville de Minami Soma pour un séjour temporaire.

    Ils reviennent chez eux une fois par semaine pendant la journée, mais c'est la première fois qu'ils pourront passer la nuit dans leur domicile depuis l'accident nucléaire de mars 2011.

    M. Sugi s'est dit à la fois heureux de rentrer chez lui et inquiet des radiations, car les travaux de décontamination ne sont pas terminés autour de sa maison.

    Selon le gouvernement, quelque 1700 personnes de 556 foyers dans 6 municipalités ont demandé l'autorisation de visiter temporairement leur foyer pendant la période du Nouvel an.



    décontamination dans des régions résidentielles fortement touchées

    Une enquête du gouvernement japonais révèle que les niveaux de radiation ont diminué de plus de la moitié après un essai de décontamination dans des régions résidentielles fortement touchées par l'accident à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.

    Le ministère de l'Environnement a commencé ces essais en octobre dans des zones désignées comme inappropriées au logement, en raison de niveaux de radiation supérieurs à 50 millisieverts par an. Les fonctionnaires n'avaient pas entamé une véritable décontamination parce qu'ils estimaient que les résidents auraient des difficultés à y revenir vivre pendant longtemps. Les essais de décontamination ont été entrepris afin de vérifier leur efficacité.

    L'enquête montre qu'après les essais, le niveau moyen de radiation dans trois quartiers résidentiels du village de Namie se situe entre 3,51 et 6,56 microsieverts par heure. Cette valeur est inférieure de moitié au chiffre antérieur aux travaux de décontamination.

    Dans certaines zones, les résultats respectent les critères pour assouplir les restrictions. Mais des décontaminations seront encore nécessaires dans ces régions, car les niveaux dépassent considérablement les normes de sécurité fixées par le gouvernement.



    samedi 7 décembre 2013

    niveaux de radioactivité extrêmement élevés 25 sieverts par heure

    Tepco, la Compagnie d'électricité de Tokyo annonce que les niveaux de radioactivité sont extrêmement élevés dans un endroit proche d'une canalisation de ventilation à sa centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi.

    Tepco a détecté des radiations de 25 sieverts par heure sur un conduit qui relie les bâtiments des réacteurs 1 et 2 à une canalisation de ventilation, haute de 120 mètres.

    Ce niveau de radioactivité est le plus élevé jamais mesuré en dehors des bâtiments des réacteurs. Toute personne exposée à un tel niveau de radioactivité mourrait en 20 minutes.

    La canalisation de ventilation en question a été utilisée pour relâcher les gaz radioactifs, peu après l'accident de la centrale il y a deux ans.



    Tokyo Electric Power Company says radiation levels are extremely high in an area near a ventilation pipe at the crippled Fukushima Daiichi nuclear power plant.TEPCO found radiation of 25 sieverts an hour on a duct, which connects reactor buildings and the 120-meter-tall ventilation pipe.The estimated radiation level is the highest ever detected outside reactor buildings. People exposed to this level of radiation would die within 20 minutes.The exhaust pipe in question was used to release radioactive gases following the outbreak of the accident 2 years ago.TEPCO says radioactive substances could remain inside the pipes.

    Dec. 6, 2013 - Updated 22:13

    jeudi 5 décembre 2013

    Décontamination trop lente à Fukushima

    Environ 1000 jours après la catastrophe nucléaire de Fukushima, de nombreuses zones de la Préfecture sont encore inhabitables. Seulement un tiers des maisons et des routes ont été décontaminées, un peu plus de 10 % des fôrets... Et ce malgré un investissement de plus de 9 milliards d'euros du gouvernement.
     Plus de 150 000 habitants avaient dû quitter la zone après l'accident pour échapper aux radiations.
    ''L'entreprosage des matériaux contaminés est le plus gros problème'', explique ce responsable des opérations. Par ailleurs, le nettoyage qui est fait sur place ne permettra pas d'éliminer une fois pour toutes les radiations, il faut le savoir.
    ''Et le Japon manque de nettoyeurs spécialisés sur le terrain. Les déplacés de Fukushima disent avoir perdu confiance en leur gouvernement.
    Ils attendent dans des campements de fortune de pouvoir retrouner chez eux, s'ils le peuvent un jour : "Je suis déprimée car nous ne pouvons pas retrouver notre vie d'avant. Notre famille a été contrainte de vivre séparément. Et on ne peut pas revenir en arrière.'', explique cette femme.''"J'ai des enfants.
    J''espère qu'il vont pouvoir éliminer la pollution plus rapidement afin que je puisse retrouver ma vie d'avant''dit cet homme.
    Mais la priorité, pour les autorités, est de mener à son terme le démantèlement de la centrale accidentée de Fukushima, qui fait face à de nombreux écueils, à commencer par celui de l'eau contaminée. Tokyo pourrait débloquer 100 millions de dollars de fonds supplémentaires pour remédier au problème.
    Reuters

    vendredi 29 novembre 2013

    nuclear warch


    plus d'efforts pour choisir des sites d'enfouissement

    Le Japon devrait consentir plus d'efforts pour choisir des sites d'enfouissement des déchets nucléaires. Telle est la conclusion d'une commission d'experts réunie pour réfléchir au devenir de ces déchets.   La commission a émis une série de propositions lors d'une réunion jeudi au ministère de l'Industrie. L'utilisation des réacteurs nucléaires produit une importante quantité de déchets hautement radioactifs.   Le gouvernement souhaite les enfouir en profondeur. Il sollicite depuis 2002 les municipalités pour qu'elles se portent candidates. Aucune ne l'a fait. La commission voit dans l'enfouissement des déchets la solution la plus intéressante aujourd'hui.   Considérant que les autorités n'ont pas réussi à obtenir la confiance de la population sur la sûreté d'un tel site d'enfouissement, elle demande au gouvernement de revoir le processus actuel et de proposer une série de zones qui pourraient accueillir un tel site. Les autorités devraient appuyer leurs propositions sur des faits scientifiques, notamment des données sur la stabilité du sol.   La commission a également proposé que les réunions sur l'acceptation d'un tel site soient ouvertes aux élus municipaux et aux habitants.  Le ministère doit inclure ces propositions dans son nouveau projet de politique énergétique, attendu vers la fin de l'année.    

    lundi 25 novembre 2013

    The spent fuel assemblies are highly radioactive so the operation will require extra caution

    The operator of the damaged Fukushima nuclear plant says it will begin removing highly radioactive spent nuclear fuel from one of its reactor buildings on Tuesday.
    On Friday, Tokyo Electric Power Company completed the removal of a cask containing 22 assemblies of unused fuel rods from the storage pool of the Number 4 reactor building to a nearby separate storage pool.
    TEPCO says there were no problems with the first round of transfer, but sand and fine particles in the storage pool impaired visibility. 
     The utility says it will use a pump to clear the pool of particles for the next round of transfers.
    The next round will involve 1,331 assemblies of spent fuel rods, or nearly 90 percent of the 1,511 assemblies in the pool at the Number 4 reactor building. 
    The spent fuel assemblies are highly radioactive so the operation will require extra caution.This will be the first removal of spent nuclear fuel from a reactor building since a massive earthquake and tsunami seriously damaged the Fukushima plant in March 2011.  
    Nov. 25, 2013 - Updated 12:19

    samedi 23 novembre 2013

    premier lot de combustible nucléaire a été transféré

    Selon Tepco, opérateur de la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi, le premier lot de combustible nucléaire a été transféré du bâtiment abritant le réacteur vers une piscine de stockage plus sûre. 

    Les 22 premières barres de combustible ont été déplacées jeudi de la piscine de stockage située au sein du bâtiment du réacteur numéro 4 vers un bâtiment voisin abritant une piscine plus sûre. 

    Les ouvriers ont déchargé une à une les 22 barres de combustible non utilisées d'un caisson, puis ont procédé à placer chacune de ces barres dans leur nouvelle piscine. Ce processus a pris jusqu'à vendredi soir. 

    Tepco, la Compagnie d'électricité de Tokyo, se prépare à entamer le second transfert après avoir évalué les résultats du premier. S'il s'avère que ce transfert s'est déroulé sans problème, Tepco va se lancer dans le retrait des barres de combustible usagées, qui sont fortement radioactives. 

    La piscine de stockage du réacteur numéro 4 contient encore 1511 barres de combustible, et la plupart d'entre elles sont usagées. 

    Tepco se prépare à répéter ce processus environ 70 fois pour transférer toutes les barres de combustible d'ici la fin de l'année prochaine.



    vendredi 22 novembre 2013

    Tepco, s'apprête à terminer le transfert des premières barres

    La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, s'apprête à terminer le transfert des premières barres de combustible de la piscine du réacteur 4 de la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi. 

    Jeudi, Tepco a transporté le premier caisson chargé de 22 barres de combustible non utilisées dans un bâtiment situé à une centaine de mètres du réacteur 4. Il y a là une piscine plus sécurisée. 

    Ce vendredi, les techniciens doivent transvaser les barres dans des rangements placés au fond de cette piscine. Une fois terminée, l'opération marquera le premier transfert de la piscine du réacteur 4.

    Tepco va passer en revue la procédure pour voir quels ont été les problèmes rencontrés. S'il n'y en a pas, la compagnie pourrait démarrer l'extraction des barres de combustible usagées, plus radioactives que celles non utilisées.



    jeudi 21 novembre 2013

    étape cruciale vers le démantèlement de cette centrale.

    Au Japon, dans la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, l'opération de retrait du combustible nucléaire d'une piscine de stockage a débuté. C'est une étape cruciale vers le démantèlement de cette centrale. 

    Les travaux dans l'enceinte du réacteur numéro 4 ont débuté mercredi. Une grue est utilisée pour retirer de la piscine un conteneur rempli de combustible nucléaire. 

    Ce conteneur, qu'on appelle aussi sarcophage, peut abriter jusqu'à 22 barres de combustible. Sa charge utile est de 91 tonnes. 

    La grue est équipée d'un double câblage et d'un système qui permet d'atténuer les secousses en cas de séisme. Ce système vise en effet à prévenir la chute éventuelle du sarcophage, ce qui provoquerait une fuite possible de substances radioactives. 

    Une fois le sarcophage hors de la piscine, les techniciens vont retirer les substances radioactives de la surface et les placer dans une autre piscine de stockage cent mètres plus loin. 

    La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, prévoit que d'ici la fin de l'année prochaine, le transfert des barres de combustible sera terminé dans l'enceinte du réacteur numéro 4. La piscine compte 1533 barres de combustible, et 1331 d'entre elles contiennent du combustible usagé hautement radioactif.



    mercredi 20 novembre 2013

    planning to decommission the 2 reactors at its Fukushima Daiich

    Tokyo Electric Power Company is planning to decommission the 2 reactors at its Fukushima Daiichi nuclear plant that were not seriously damaged in the March 2011 disaster.TEPCO officials said they will first consult with officials in Fukushima Prefecture and in the towns of Futaba and Okuma.  An official decision to decommission the Number 5 and 6 reactors could come next month.TEPCO is already engaged in work related to decommissioning the 4 other reactors at the plant, which were severely damaged.Prime Minister Shinzo Abe urged TEPCO in September to decommission the Number 5 and 6 reactors and concentrate on responding to problems caused by the March 2011 nuclear accident.The utility plans to use facilities at the plant for training workers involved in decommissioning the 4 severely damaged reactors.TEPCO is already organizing funding for decommissioning the other 2 reactors. But the company is expected to fall short by 267 million dollars if the official decision to decommission is made during the current fiscal year.The utility is allowed to cover the shortfall by raising power rates.  Nov. 20, 2013 - Updated 05:57



    Workers have begun removing nuclear fuel from a storage pool at the Fukushima Daiichi power plant.  The procedure is a critical step in the decommissioning of the plant.The work at the No. 4 reactor building began on Wednesday.  Workers are using a crane to lift a container loaded with nuclear fuel out of the pool.The container, called a "cask," can carry up to 22 fuel units and weighs 91 tons when fully loaded.The crane is equipped with double cables and a system to mitigate shaking from earthquakes to prevent the cask from falling.  Radioactive material could leak if this happens.Once the cask is out of the pool, workers will remove radioactive substances from its surface, and transfer it to another storage pool about 100 meters away.The workers have spent the past 2 days transferring nuclear fuel units into the container.  They performed this part of the task inside the pool with an underwater camera. Small pieces of debris that fell into the pool during the 2011 accident have made it hard to see.Tokyo Electric Power Company aims to complete the transfer of the fuel units at the No. 4 reactor building by the end of next year.  The pool has 1,533 fuel units, and 1,331 of them contain highly radioactive spent fuel.  Nov. 20, 2013 - Updated 06:09

    Ce mercredi, une grue est en train de soulever un conteneur d'une capacité maximale de 22 unités de combustible

    A la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, les techniciens ont commencé à enlever les barres de combustible d'une piscine de stockage. Le retrait de ce carburant est une étape-clé pour le démantèlement de la centrale sinistrée.

    Ce mercredi, une grue est en train de soulever un conteneur d'une capacité maximale de 22 unités de combustible. Ce conteneur se trouve dans la piscine de stockage du bâtiment du réacteur 4.

    Le retrait du combustible a commencé lundi. Le lendemain, les travailleurs ont terminé le transfert dans le conteneur de 22 assemblages de combustible non irradié.

    Selon la Compagnie d'électricité de Tokyo, les deux premières journées se sont déroulées sans problème.

    Le conteneur, qui est une espèce de caisson, pèse 91 tonnes lorsqu'il complètement chargé de barres de combustible. Si la grue laisse tomber ce conteneur, des fuites radioactives pourraient se produire.

    La grue utilise des câbles doublés et elle est dotée d'un système qui réduit les secousses en cas de tremblement de terre.

    Une fois le conteneur sorti de la piscine, les employés enlèveront les matériaux radioactifs de sa surface et vérifieront s'il y a eu des fuites d'eau contaminée.

    Les assemblages de combustible seront ensuite transportés dans une autre piscine de stockage, située à une centaine de mètres.

    L'opérateur de la centrale souhaite terminer le transfert des barres de combustible du bâtiment du réacteur 4 d'ici la fin 2014.



    lundi 18 novembre 2013

    Removal of fuel rod units at the Fukushima Daiichi nuclear power plant in northeastern Japan starts

    The removal of fuel rod units at the Fukushima Daiichi nuclear power plant in northeastern Japan 
    starts on Monday.
    This is the first critical step in decommissioning the facility in Fukushima .
    Tokyo Electric Power Company, or TEPCO, said that workers will start removing units of nuclear 
    fuel rods from a storage
     pool at the plant's Number 4 reactor.The pool holds 1,533 units of which 1,331 are highly radioactive 
    spent fuel rod units 
    and 202 that are unused.In March 2011, a hydrogen explosion severely damaged the reactor building. 
    The workers will use a crane attached to a specially built structure.
    In preparation for the removal, TEPCO conducted inspections on the new facility and trained the workers 
    who will participate in the removal.They plan to transfer the units into a cask under water in the pool, 
    then use a crane
     to lift out the cask and transfer it to an outside storage pool about 100 meters away.
    In the morning an empty cask will be lowered into the pool and the fuel rod units will be placed into
     it in the afternoon.
    The pool is still littered with small debris that could hamper smooth removal of the units.
    Some damage to the units that was previously unknown could still be found.  
    The job requires extreme caution as any damage to the fuel rod units or the cask could unleash 
    high-level radiation.
    The start of the removal is the first milestone in an unprecedented decommissioning process
     that could span 4 decades.
    TEPCO plans to finish removing all the fuel rod units from the Number 4 reactor by the end of 2014.
      Nov. 18, 2013 - Updated 00:22