lundi 23 février 2015

Japon: une nouvelle fuite d'eau radioactive détectée à Fukushima

Une nouvelle fuite d'eau hautement radioactive vers la mer a été détectée dimanche sur le site de la centrale japonaise de Fukushima, a annoncé l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco).

Des capteurs fixés sur une conduite d'évacuation d'eaux de pluie et souterraines ont mesuré des taux de radioactivité jusqu'à 70 fois supérieurs aux valeurs déjà hautes enregistrées sur le site, a précisé un porte-parole de la compagnie.

Ces taux relevés vers 10 heures locales (2 heures heure française) sont progressivement redescendus au cours de la journée mais ils restaient à des niveaux alarmants. La conduite d'évacuation menant à un porte adjacent sur la côte Pacifique a été coupée.

Selon Tepco, une inspection n'a pas révélé d'anomalie dans les gigantesques réservoirs de stockage d'eau contaminée et Tepco affirme "n'avoir nulle raison de penser que les réservoirs de stockage des eaux contaminées ont fui".

L'AIEA salue des "progrès significatifs"
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'est inquiétée cette semaine à l'issue d'une mission sur place du volume croissant d'eau plus ou moins contaminée stockée dans ces citernes dont la fiabilité n'est pas assurée.

Cette eau provient des arrosages initiaux des réacteurs pour les refroidir, ainsi que des écoulements souterrains continus. Elle est pompée et conservée dans un millier de réservoirs gigantesques et Tepco en construit plusieurs dizaines par mois pour absorber le flux.

L'AIEA conseille d'envisager de rejeter en mer l'eau débarrassée de l'essentiel de ses éléments radioactifs, un traitement que permettent des systèmes installés et déjà utilisés sur le site. Le directeur de l'équipe de l'AIEA, Juan Carlos Lentijo, a cependant salué les "progrès significatifs" accomplis depuis sa dernière mission en 2013 sur le site de la centrale mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

Le démantèlement des quatre réacteurs les plus endommagés sur les six que compte la centrale Fukushima Daiichi prendra trois à quatre décennies et le maintien pendant cette durée d'effectifs suffisants et compétents est un défi.

mardi 17 février 2015

Japon: petit tsunami au large du nord-est après un fort séisme



Un petit tsunami s'est produit mardi matin au nord-est du Japon à la suite d'un violent séisme au large de l'archipel, les autorités ayant demandé à des milliers de personnes de quitter momentanément leur maison près des côtes.
Le tremblement de terre à l'origine de ce petit raz-de-marée a été évalué un peu plus fort par l'Agence japonaise de météorologie, à 6,9, que par l'Institut américain de géophysique (USGS) qui l'a mesuré à 6,8.
Ordres ou recommandations d'évacuation temporaire ont été adressés à des résidents de la préfecture d'Iwate.
Etaient notamment visées quelque 1.000 personnes de la cité de Rikuzentakata, une des plus meurtries par le gigantesque tsunami de mars 2011.
Avant que l'avis ne soit levé dans la matinée, des véhicules officiels avaient circulé toutes sirènes hurlantes dans les rues des villes concernées pour prévenir les populations et dans certains cas ordonner d'"évacuer sur-le-champ".
"Attention, n'approchez pas des côtes, n'allez pas voir la situation et arrêtez toutes les tâches en cours le long du littoral", avait averti l'Agence de météo qui craignait un raz-de-marée d'une hauteur d'un mètre.
La première montée d'eau était redoutée à 08H30 locales (lundi 23H30 GMT), mais seulement une variation de 10 centimètres a été mesurée à 08H47 à Miyako et un peu plus tard de même niveau à Kuji, puis une deuxième plus importante (20 cm à 09H07) sur la côte de cette seconde ville.
La chaîne de télévision publique NHK avait immédiatement interrompu ses programmes pour relayer les messages des autorités, comme le précise sa mission d'intérêt général.
Une cellule de crise avait été ouverte au bureau du Premier ministre à Tokyo.

- Mauvais souvenirs du 11 mars 2011 -

Le tremblement de terre matinal s'est produit au large du nord-est à 08H06 locales (lundi 23H06 GMT), à 210 kilomètres à l'est de la ville côtière de Miyako, son hypocentre se situant à une profondeur de 10 km.
"Il s'agit d'un séisme secondaire lié à celui de mars 2011", a expliqué un sismologue de l'Agence de météo lors d'une conférence de presse.
Un autre séisme, de magnitude inférieure (5,7) mais plus près des côtes d'Iwate, plus profond (50 km) et plus fortement ressenti par la population, a eu lieu ensuite en début d'après midi, à 13H46 locales (04H46 GMT). Il n'a pas provoqué de nouveau risque de tsunami. Une deuxième conférence de presse de l'Agence de météo était prévue plus tard dans l'après-midi.
Comparées à celle du 11 mars 2011, les secousses n'ont pas été aussi violentes pour les résidents, mais elles ont néanmoins été perçues dans un très large périmètre du nord et de l'est, particulièrement dans toutes les préfectures touchées à l'époque, à savoir Iwate, Miyagi, Fukushima, Aomori, Akita, Hokkaido, Yamagata, Niigata, Ibaraki ou encore Tochigi.
Les gratte-ciel de Tokyo et de sa banlieue ont aussi tangué mardi matin.
Aucun dégât ni blessé n'ont été rapportés, mais des lignes de train ont momentanément été interrompues.
Plusieurs centrales et autres installations nucléaires se trouvent dans la zone touchée par les trépidations, mais aucune anomalie n'a été signalée dans les minutes et heures suivant les séismes, selon les différentes compagnies d'électricité.
Tous les réacteurs du pays sont actuellement stoppés.
Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur la planète.
Les Japonais gardent en mémoire la catastrophe d'il y a près de quatre ans à l'origine d'un gigantesque tsunami sur la côte nord-est, qui a entraîné le désastre nucléaire de Fukushima et fait directement plus de 18.000 morts (21.000 en comptant les personnes décédées ensuite à cause de conditions de vie très dégradées).

Tokyo (AFP)

Fukushima : un robot rampant pour explorer le réacteur n°1

A l’approche du quatrième anniversaire de la catastrophe de Fukushima et alors que les travaux de démantèlement doivent encore se poursuivre durant plusieurs décennies, le réacteur numéro 1, très endommagé, va pouvoir être exploré à partir du mois d’avril 2015. En effet, les connaissances concernant son état sont encore très limitées, et l’exploration humaine n’est pas possible compte-tenu des niveaux de radiations. En conséquence, le Japon vient d’annoncer qu’un robot d’une soixantaine de centimètres développé par Hitachi était prêt à se lancer dans cette mission d’exploration du réacteur numéro 1 dont le cœur a très probablement fondu lors de l’accident.
Un robot spécifiquement créé pour le réacteur n°1
Au début du mois de février, un nouvel outil dans le démantèlement de la centrale de Fukushima-Daïshi a été présenté au public. Le groupe japonais d’électronique Hitachi, par le biais de sa filiale spécialisée dans le nucléaire Hitachi-GE Nuclear Energy, a en effet présenté son nouveau robot, prêt à partir en mission.
Ce robot tubulaire, qui se déplace en rampant sur le sol, est capable de changer de forme et dispose d’une caméra et d’une lampe frontale. Il explorera dès le mois d’avril 2015 l’intérieur du réacteur numéro 1 de la centrale, dont le cœur a fondu lors de l’accident survenu en mars 2011. Deux autres réacteurs de la centrale ont subi le même sort.
Le niveau de radioactivité de ce secteur de la centrale interdit toute intervention humaine, d’où la nécessité d’avoir recours à des robots spécifiquement élaborés pour les différentes missions de démantèlement. De plus, la radioactivité nuit aux équipements électroniques : la caméra du robot présenté ne devrait pouvoir fonctionner qu’une dizaine d’heures.
A la fin de sa mission, le robot sera hautement contaminé et ne pourra donc pas être réutilisé. Par ailleurs, chaque réacteur doit faire l’objet de la conception d’un robot d’exploration différent, chacun devant s’adapter aux conditions particulières qu’il va rencontrer.
Explorer le réacteur n°1 pour préparer son démantèlement
De grandes attentes entourent ce robot, puisque plusieurs tentatives de récupérations d’informations sur l’état du réacteur ont échoué. Pour l’heure, les simulations informatiques qui ont pu être menées indiquent que le cœur du réacteur aurait fondu et que les déchets seraient tombés au fond de la chambre de confinement. La mission d’exploration doit permettre de confirmer cette situation.
Dans un premier temps, le robot rampera dans un tuyau de 10 centimètres de large à travers la cuve de confinement pour atteindre une plateforme située à proximité du cœur du réacteur. De là, le robot prendra une forme de U pour capturer des images et mesurer la température ainsi que le niveau de radiation du réacteur. Ces informations seront transmises à une station de contrôle à l’extérieur du bâtiment.
Ce robot doit fournir les informations nécessaires à la réparation des chambres endommagées afin de pouvoir les remplir d’eau et préparer, d’ici à une décennie, l’évacuation des débris radioactifs du réacteur.

Un robot amphibien est également en cours de développement pour pouvoir connaître plus précisément la quantité de déchets présents dans les cuves. Aujourd’hui, des eaux contaminées s’échappent toujours de la centrale de Fukushima.

dimanche 15 février 2015

Fukushima : localiser le combustible fondu avec les rayons cosmiques

Tepco va prochainement tester un dispositif de localisation du combustible fondu dans les réacteurs au moyen de rayons cosmiques.

Où se trouve le corium, autrement dit la matière des cœurs fondus des réacteurs endommagés de la centrale accidentée de Fukushima ? Nul pour le moment ne le sait. Cette substance radioactive peut encore être dans l'enceinte en béton de chacun des trois réacteurs incriminés, comme l'estime Tepco (Tokyo Electric Power). Ou elle l'a déjà traversée, comme le craignent certains experts. Afin de la localiser, les chercheurs japonais du laboratoire KEK se sont intéressés aux particules de haute énergie et charge négative appelées muons qui composent une partie des rayons cosmiques. Lesdits muons, des cousins des électrons, ne sont pas faciles à arrêter ; ils traversent librement de nombreux matériaux, au point d'ailleurs de gêner parfois des expériences scientifiques. Pourtant, ils peuvent être stoppés par des substances à haute densité comme le combustible nucléaire. C'est précisément cette propriété que les chercheurs vont utiliser à Fukushima.

Une technique utilisée pour sonder les volcans
En traquant les muons bloqués, il est possible de produire une image de la présence du combustible nucléaire dans le réacteur. En théorie, une observation durant moins de deux mois, faite simultanément depuis cinq emplacements à la centrale de Fukushima Daiichi permettrait d'y situer le combustible nucléaire. Dans le passé, une technologie similaire a été employée pour localiser le magma dans des volcans. "Un appareillage inusité est prêt à être employé pour apprendre des informations cruciales sur l'état des cœurs de réacteurs endommagés", a expliqué Tepco. Le dispositif sera d'abord utilisé pour le réacteur numéro 1, l'un des trois dont le combustible a fondu après l'interruption des systèmes de refroidissement mis en péril par le tsunami du 11 mars 2011. "C'est un bon exemple de coopération avec des experts extérieurs susceptibles de nous aider à progresser en vue du démantèlement", a expliqué le directeur des opérations Naohiro Masuda, cité dans un communiqué.

Or, il est essentiel de pouvoir localiser le corium pour tenter de le récupérer, ce qui constituera l'opération la plus délicate et la plus longue du processus de démantèlement engagé. Selon les prévisions actuelles, il faudra entre 20 et 30 ans uniquement pour procéder à cette extraction qui, dans le meilleur des cas, ne pourra pas débuter avant 2020. "En tant que scientifiques, nous ressentons la responsabilité d'utiliser nos connaissances et compétences pour aider à procéder au démantèlement le plus rapidement possible", a déclaré le professeur du KEK Fumihiko Takasaki.

source : http://www.sciencesetavenir.fr/crise-nucleaire-au-japon/20150211.OBS2211/fukushima-localiser-le-combustible-fondu-avec-les-rayons-cosmiques.html

samedi 14 février 2015

Après Fukushima, apparition de nouveaux cas de cancer chez des mineurs

Au Japon, des cas de cancer de la thyroïde, avérés ou soupçonnés, qui n'existaient pas au moment de l'accident nucléaire de Fukushima, ni dans les mois suivants, ont été détectés chez des mineurs. Selon un rapport de la préfecture de Fukushima publié ce vendredi, sur les 75 311 enfants examinés dans la région proche de la centrale, un a développé récemment un cancer et sept autres sont soupçonnés d'être atteints, alors que ces mêmes mineurs - quatre garçons et quatre filles -, n'avaient présenté aucune anomalie lors d'un contrôle initial.

Avec notre correspondant à TokyoFrédéric Charles

La préfecture de Fukushima peut mesurer avec certitude des cas de cancer de la thyroïde chez des enfants et de jeunes habitants de la région âgés de moins de 18 ans, apparus après l’accident nucléaire. Cette étude permet de déceler des tumeurs qui n’existaient pas lors d’un premier examen mené dans les mois qui avaient suivi l’accident. Avant un second examen débuté en 2014, il était alors impossible de dire si les tumeurs pouvaient être ou non une conséquence de l’accident.

Mais aujourd’hui les médecins de Fukushima peuvent se livrer à des comparaisons entre les deux études. Et leurs conclusions restent inchangées. La responsabilité directe de l’accident nucléaire ne peut être établie avec certitude dans la détection de cancers de la thyroïde chez des enfants. Et malgré ces nouveaux résultats, la commission médicale de la préfecture de Fukushima estime qu’il n’est pas nécessaire, à ce stade, de modifier l’avis précédent selon lequel les radiations ne sont pas la cause de ces cancers.

Depuis l’accident nucléaire, les enfants de Fukushima sont examinés régulièrement avec la technologie la plus avancée et les cancers de la thyroïde sont détectés plus vite que dans le reste du pays, sans être plus élevés

jeudi 12 février 2015

centrale Takahama dans la préfecture de Fukui

Le régulateur japonais du nucléaire annonce que deux réacteurs de la centrale Takahama dans la préfecture de Fukui ont été déclarés aptes au redémarrage.

L'Autorité de régulation du nucléaire, l'ARN, a décidé à l'unanimité jeudi que les mesures de sûreté mises en place pour les réacteurs 3 et 4 étaient conformes aux directives gouvernementales élaborées après la catastrophe de Fukushima Dai-Ichi.

Environ 3600 citoyens ordinaires ont exprimé leur avis lors d'une consultation publique organisée par l'ARN.

Certains commentaires mentionnaient la sous-estimation par l'ARN de l'ampleur des secousses sismiques. D'autres critiquaient le caractère inadéquat des mesures visant à répondre à un accident grave ou une attaque terroriste.

La centrale Takahama, dans le centre du Japon, est la deuxième à avoir obtenu le feu vert de l'ARN pour le redémarrage de ses réacteurs.

Son opérateur, la Compagnie d'électricité du Kansai, envisage de remettre en ligne les réacteurs en novembre, après approbation de la conception de ses équipements et accord des administrations locales.



mercredi 11 février 2015

Nouvelles données sur les énormes quantités de matières radioactives relâchées dans l'air à la suite de la catastrophe de Fukushima Daiichi

Presque 4 ans après, des chercheurs Japonais présentent de nouvelles données sur les énormes quantités de matières radioactives relâchées dans l'air à la suite de la catastrophe de Fukushima Daiichi. Alors qu'à cette époque, tout le monde s'est focalisé sur les 4 ou 5 premiers jours jugés critiques, où TEPCO ne parvenait pas à empêcher la fusion des réacteurs 1, 2 et 3, il apparait à présent que ces rejets massifs de radiations n'ont constitué que 25% de la radioactivité relâchée, les 3/4 restants ayant été émis les jours suivants. 
Une expérience menée à la demande de la chaîne NHK montre que l'eau injectée en urgence par les véhicules d'incendie pour refroidir les réacteurs, même si un trentième seulement des volumes débités a atteint sa cible, aurait pu favoriser et entretenir la fusion des cœurs des réacteurs au lieu de la prévenir, conduisant ainsi à des rejets radioactifs très importants sur des périodes bien plus longues qu'initialement estimées.

http://youtu.be/mBdQpTvb7wA

mercredi 28 janvier 2015

Une centrale nucléaire implantée dans l'État du Massachusetts

Une centrale nucléaire implantée dans l'État du Massachusetts, aux États-Unis, a été mise à l'arrêt automatiquement mardi après un défaut d'alimentation électrique provoqué par une tempête ayant frappé la côte Est du pays. 

Selon les autorités, cet incident ne pose aucun risque à la population. 

La centrale nucléaire de Pilgrim, à Plymouth, s'est interrompue mardi de bonne heure après l'apparition d'un problème d'alimentation électrique hors-site. Selon la Commission nationale de contrôle nucléaire et l'opérateur du site, la centrale est actuellement alimentée par des générateurs diesel d'urgence et le réacteur est en phase de refroidissement sans encombre. 

La centrale avait été placée en fonctionnement réduit depuis dimanche à cause d'une tempête de neige. Les générateurs diesel d'urgence avaient été mis en route avant même le début de l'incident.

mardi 27 janvier 2015

Comment réduire les accidents à la centrale de fukushima

Les travaux de démantèlement de la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi sont arrêtés depuis près d'une semaine en raison de vérifications de sécurité. Il s'agit de la première interruption des travaux depuis l'accident de mars 2011. Nous avons demandé à Noriyuki Mizuno, un commentateur de la NHK, de nous expliquer ce qui se passe à la centrale de Fukushima.

Radio Japon :
On entend dire que le nombre d'accidents est en augmentation à la centrale Fukushima Dai-ichi. Pouvez-vous nous donner des précisions ?

Noriyuki Mizuno :
Quarante travailleurs ont été blessés pendant leurs activités entre avril et novembre 2014 dans les installations. Ce chiffre est plus du triple de celui de la même période de l'année précédente. Au début de ce mois, le Bureau du travail de Fukushima a publié une note, appelant le gérant de la centrale à adopter des mesures plus strictes en vue de prévenir les accidents. La Compagnie d'électricité de Tokyo, ou Tepco, qui gère les installations a organisé des exercices pour que les travailleurs révisent les procédures de sécurité. 

Mais un travailleur d'un sous-contractant est décédé mardi de la semaine dernière, suite à une chute de dix mètres dans un réservoir d'eau vide au cours d'une inspection. Ceci a amené Tepco à suspendre presque tous les travaux, autres que ceux qui sont essentiels, tels que le refroidissement des réacteurs, pendant presque une semaine afin de procéder à des vérifications de sécurité.

L'accident a eu pour cause directe le fait que le travailleur ne portait pas de harnais de sécurité. Mais la tâche avait été attribuée auparavant à un autre travailleur qui était en congé. Par ailleurs, un employé de Tepco, qui était supposé surveiller le travail, n'a pas empêché le travailleur malheureux de monter sur un panneau du toit. Les personnes sur le site sont constamment sous pression pour terminer les travaux dans les temps. Certains pensent même que les travailleurs ont négligé les procédures de sécurité pour respecter les dates limites rigides. D'après eux, ceci pourrait être une cause de l'accident.

Radio Japon :
Pourquoi les travailleurs subissent-ils de telles presssions ?

Noriyuki Mizuno :
La question principale et la plus pressante consiste à savoir comment éliminer les énormes quantités d'eau contaminée sur le site. 

En septembre 2013, le premier ministre Shinzo Abe a affirmé que la situation à la centrale de Fukushima était sous contrôle. Il s'exprimait ainsi dans son allocution en faveur de la candidature de Tokyo à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2020. Naomi Hirose, le président de Tepco, a promis au premier ministre que toute l'eau entreposée dans les réservoirs serait décontaminée avant mars 2015. A cet effet, il a doublé le nombre des travailleurs sur le site, le portant à 7000 par jour. Mais les dirigeants de Tepco trouvent maintenant qu'il leur est difficile de tenir parole, en partie en raison de problèmes, survenus dans les systèmes de traitement de l'eau contaminée. Sur le site, chacun travaille d'arrache-pied pour respecter les calendriers très serrés. Il est possible que l'ouvrier qui est tombé dans un réservoir ait accepté une tâche dont il n'avait pas la charge pour aider à respecter un programme exigeant.

Tepco a annoncé que le traitement des eaux contaminées ne serait pas terminé d'ici la fin mars et l'opérateur a d'ailleurs prolongé la date limite de deux mois, jusqu'en mai. Je dirais que l'entreprise devra revoir tous les points du programme de travail et que la direction devra définir des objectifs atteignables. Fixer des objectifs trop rigides peut provoquer des retards dans l'ensemble des activités, comme viennent encore de le prouver les récents accidents.

Radio Japon :
Vous venez d'entendre les réflexions de Noriyuki Mizuno, un commentateur de la NHK, sur les récents accidents survenus sur le site de la centrale Fukushima Dai-ichi.



mardi 20 janvier 2015

Un ouvrier travaillant sur le site de la centrale de Fukushima mort

TOKYO, 20 janvier (Reuters) - Un ouvrier travaillant sur le site de la centrale de Fukushima, au Japon, est décédé après une chute dans un réservoir d'eau, ce qui rallonge la série d'accidents industriels survenue sur le lieu de la catastrophe nucléaire de mars 2011, la plus grave depuis celle de Tchernobyl en 1986.

Il s'agit du deuxième accident mortel en moins d'un an à Fukushima. La semaine dernière, des inspecteurs du travail ont alerté Tokyo Electric Power (Tepco) sur la hausse du nombre d'accidents, exigeant de l'opérateur du site qu'il prenne des mesures pour y remédier.

Un ouvrier d'une cinquantaine d'années, travaillant pour la société de construction Hazama Ando, est tombé dans un réservoir d'eau de 10 mètres de haut qu'il était en train d'inspecter.

Le réservoir était vide lorsque l'ouvrier s'y trouvait. Il est décédé mardi après avoir été emmené à l'hôpital.

Le nombre d'accidents survenus à Fukushima a presque doublé au cours de l'exercice 2014-2015, à 55. Cette augmentation intervient alors que Tepco, très critiqué pour sa gestion de la catastrophe, a doublé le nombre d'ouvriers sur le site, à 7.000, afin d'accélérer son démantèlement. (Antoni Slodkowski, Benoît Van Overstraeten pour le service français)

dimanche 11 janvier 2015

Aliments importés du Japon : aucune contamination radioactive détectée en France

 direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a présenté le 5 janvier les résultats de ses contrôles menés sur 4.141 lots d'aliments importés du Japon, susceptibles d'être contaminés par les rejets de la centrale nucléaire de Fukushima, accidentée en mars 2011.

Les contrôles des lots ont eu lieu dans les points d'entrée désignés (PED) ayant enregistré des importations japonaises, à savoir : Le Havre, Roissy, Marseille et Strasbourg. Les laboratoires du SCL(1) situés au Havre, à Lille, Strasbourg, Bordeaux et Marseille ont procédé à 415 analyses de prélèvements, dont 195 de thés et 189 de produits végétaux non frais. "Aucune non-conformité n'a été décelée, et on note une nette diminution de la contamination des thés par rapport à l'année précédente", conclut la DGCCRF.

Ces contrôles s'inscrivent dans le cadre du règlement européen du 28 mars 2014 qui a allégé le dispositif de contrôle des importations des denrées japonaises. L'obligation de contrôle documentaire sur chacun des lots importés a été maintenue. Toutefois, la fréquence minimale de contrôle physique (5%) a été supprimée : "les contrôles s'effectuent désormais de manière aléatoire. Le thé n'est plus contrôlé hormis celui de la préfecture de Fukushima", explique la DGCCRF qui a annoncé la poursuite des contrôles.

Rachida Boughriet

vendredi 2 janvier 2015

70ème anniversaire

2015 correspond au 70ème anniversaire des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki. Cette année, le Forum des victimes du nucléaire se tiendra à Hiroshima. Il est organisé par Haruko Moritaki, qui dirige une ONG consacrée à la paix. Née à Hiroshima, elle est une personnalité importante du mouvement pour la suppression des armes nucléaires.

jeudi 20 novembre 2014

Longtemps débordé, le Japon enregistre ses premiers succès à Fukushima

L'électricien japonais Tepco a réussi à vider la piscine de refroidissement du réacteur numéro 4.
Epaulé par Hitachi et Toshiba , le groupe voit désormais une issue au problème de l'eau contaminée.

Une eau calme. D'une limpidité parfaite. Presque un bleu profond des Caraïbes.   «  Sa température est maintenant retombée à 17 degrés. Il n'y a plus besoin de la refroidir », triomphe Yuichi Kagami, un ingénieur de Tepco, depuis le bord de la piscine de désactivation située au quatrième étage du réacteur 4 de la centrale de Fukushima-Daiichi. 

Le groupe vient de réussir à désamorcer l'un des éléments les plus menaçants du site.  «  Ce fut un très grand soulagement lorsque nous avons retiré la semaine dernière la dernière barre de combustible usé », confie l'ingénieur. Le bassin de refroidissement, dont la structure ravagée se retrouvait à la merci d'une autre catastrophe naturelle, comptait, lors de l'accident, 1.331 « crayons » de combustible usé, soit l'équivalent de 14.000 fois la radioactivité libérée par la bombe atomique d'Hiroshima. Au cours des douze derniers mois, ces assemblages ont été prudemment transférés dans un bassin de désactivation sécurisé. Les 180 barres de combustible neuf ou « frais » encore entreposées au fond de la piscine, mais beaucoup moins dangereuses, seront, elles, déplacées d'ici à la fin décembre. 

Phase de démantèlement

Trois ans et demi après la catastrophe, Tepco semble, pour la première fois, avoir retrouvé un peu de sérénité avec la fin de cette opération périlleuse.  «  Au début, nous ne faisions que réagir aux conséquences immédiates de la catastrophe  », explique Akira Ono, le directeur de la centrale, qui gère, chaque jour, près de 7.000 personnes sur le chantier du démantèlement de Fukushima-Daiichi.  «  Maintenant, nous pouvons nous projeter dans l'avenir.  »

Après cette phase de gestion de l'urgence, l'électricien pense pouvoir bientôt concentrer sa main- d'oeuvre et son énergie sur le laborieux démantèlement des réacteurs 1, 2 et 3. Il entrevoit même une issue au problème de l'eau contaminée qui s'est accumulée sur le site et a longtemps compliqué son intervention.   «  On enregistre des progrès », assure Akiro Ono. 

« Les Sept Samouraïs »

Ce mois-ci, Tepco teste deux nouvelles usines de décontamination des eaux conçues par Toshiba et Hitachi. Ces systèmes baptisés « ALPS », qui permettent de retirer 62 des 63 éléments radioactifs retrouvés dans l'eau pompée dans les réacteurs, viendront compléter le travail de « nettoyage » déjà entamé par une première structure de Toshiba et d'autres installations fournies par le californien Kurion. 

Avec cet ensemble, que les cadres de Tepco ont baptisé « Les Sept Samouraïs », le groupe peut, en théorie, traiter 2.000 tonnes d'eau par jour. C'est suffisant pour  « nettoyer » les 300 tonnes d'eau souterraine qui s'infiltre encore chaque jour dans les sous-sols des tranches et cela permet également de réduire peu à peu les gigantesques stocks d'eau souillée. 

La centrale abrite actuellement, dans de hautes cuves d'acier, 335.000 tonnes d'eau contaminée, mais aussi 193.000 tonnes d'eau présentée comme propre. Elle a été débarrassée de 62 radionucléides, mais reste chargée en tritium et ne peut donc, pour l'instant, pas être relâchée dans l'océan Pacifique.  «  La gestion de l'eau contaminée est le problème le plus urgent  », souffle Akira Ono, qui espère que la construction d'une enceinte souterraine de permafrost, autour des quatre tranches, permettra à partir du printemps prochain de contenir les infiltrations dans les sous-sols des réacteurs.  « J e ne veux toutefois pas me montrer trop optimiste », mesure-t-il, avant de pointer les difficultés techniques de ce chantier et de ceux qui restent à entamer. 

Interdit aux humains

L'intérieur des réacteurs 1, 2 et 3, dont les les coeurs ont fondu, est encore quasiment interdit aux humains. Au pied du réacteur 4, les dosimètres affichent, aujourd'hui, un débit de dose de seulement 25 microsieverts par heure quand, dans l'allée passant derrière les tranches 1 et 2, ce débit atteint plusieurs centaines de microsieverts et empêche tout travail dans la durée. Actuellement, ce sont des robots et des caméras commandés à distance qui font les premiers repérages dans le réacteur numéro 1. Son démantèlement va prendre encore trente ans. 

Yann Rousseau, Les Echos
Correspondant à Tokyo
Le calendrier

11 mars 2011Un tsunami ravage la centrale de Fukushima.
13 mars 2011 Les niveaux d'eau chutent dans les tranches 1, 2 et 3, faisant fondre le coeur des réacteurs.
Mars-avril 2011 Les sauveteurs parviennent à rétablir un refroidissement des tranches.
Juin 2011 Areva et Veolia installent un premier système de décontamination de l'eau.
Avril 2012. Tepco reconnaît que de l'eau contaminée a été relâchée en mer.
Août 2013 Tepco constate les premières fuites d'eau contaminée au pied des cuves où il stocke l'eau pompée dans les tranches.
Novembre 2013 L'électricien commence le retrait des barres de combustible usé du bassin de désactivation.
Juin 2014 Lancement de la construction d'une enceinte souterraine de glace autour des quatre réacteurs.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20141119/lec2_industrie_et_services/0203946918801-longtemps-deborde-le-japon-enregistre-ses-premiers-succes-a-fukushima-1065727.php?G0RoMuOKA54IfXQS.99

jeudi 6 novembre 2014

Fukushima: le combustible usé de la piscine du réacteur 4 sur le point d'être totalement retiré




Le combustible nucléaire usé qui se trouvait dans la piscine de désactivation du réacteur numéro 4 de la centrale accidentée de Fukushima est quasiment intégralement retiré, sans incident jusqu'à présent, selon les données les plus récentes communiquées par la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco).
Mardi, il ne restait que 11 assemblages de combustible usé sur 1.331 dans la piscine dont les pourtours avaient été fortement endommagés par des explosions d'hydrogène.
Sur ces 11, trois au moins ne sont pas en bon état, d'où la prudence de Tepco qui indique "nous débuterons leur retrait une fois les préparatifs achevés".
Initialement, lors du début de ces opérations en novembre 2013, Tepco avait indiqué qu'elles seraient terminées au bout d'environ un an.
Outre les 11 assemblages usés, il reste en outre encore 180 assemblages de combustible neuf dans la même piscine qui était pleine de plus de 1.500 assemblages au moment du tsunami du nord-est du Japon qui a ravagé la centrale Fukushima Daiichi le 11 mars 2011.
L'opération de retrait du combustible de cette piscine numéro 4 fragilisée était considérée comme la première grande étape dans le démantèlement du site.
Elle était jugée d'autant plus délicate que ce bassin est situé en hauteur dans le bâtiment du réacteur 4, à moitié détruit.
Pour procéder à ces opérations, Tepco a bâti une nouvelle couverture et installé un dispositif neuf d'extraction ainsi que procédé à la récupération des détritus tombés dans le bassin, au-dessus des assemblages qu'il contenait.
Depuis, la même opération de transfert des assemblages un à un vers un caisson immergé pouvant en contenir 22, puis vers une autre piscine d'entreposage plus sûre, a été effectuée 61 fois, sans problème notable.
Il n'est jamais arrivé auparavant que de telles tâches soient réalisées dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.
Il s'agit en outre de la plus délicate opération depuis la stabilisation du site en décembre 2011, mais c'est loin d'être la dernière ni la plus risquée.
Le combustible usé qui reste encore dans les piscines des réacteurs 1 à 3 devra lui aussi être extrait, des tâches encore plus difficiles compte tenu du niveau très élevé de radioactivité alentour.

dimanche 2 novembre 2014

Exercice de préparation à un accident survenu dans une centrale nucléaire de la préfecture d'Ishikawa

Le gouvernement nippon organise un exercice de préparation à un accident survenu dans une centrale nucléaire de la préfecture d'Ishikawa. L'exercice a commencé dimanche.

Quelque 3700 personnes, dont des résidents locaux et des officiels d'environ 150 organisations, devraient participer à cet exercice de deux jours.

L'exercice suppose que les commandes de refroidissement de la centrale nucléaire de Shika, sur la côte de la mer du Japon, ne fonctionnent plus suite à un puissant tremblement de terre.



mardi 28 octobre 2014

428,000 becquerels of cesium per liter of water

Tokyo Electric Power Company, or TEPCO, says the levels of radioactive cesium in the compound's groundwater at the damaged Fukushima Daiichi nuclear plant fluctuated greatly last week.TEPCO detected the highest concentration of cesium in samples of water taken from 2 monitoring wells near a reactor building on Wednesday.One well had 428,000 becquerels of cesium per liter of water, while the other contained 458,000 becquerels.But only 2 days later, the reading in the first well had dropped to 5,200 becquerels, or one-eightieth of the level detected on Wednesday.  The concentration in the other well stood at 470 becquerels, or about one-one-thousandth of the previous quantity.TEPCO says these wells are connected underground with other wells that are highly contaminated.  So the operator believes cesium poured into them with this month's heavy rains and then flowed out with the underground water.The utility says this problem cannot be fundamentally solved because the area around the wells thought to be the source of the contamination has extremely high radiation levels and cannot be decontaminated.The 2 wells are among those from which tainted groundwater is pumped and discharged into the sea after being decontaminated.But TEPCO has suspended the operation and is considering whether to resume the work.

Oct. 28, 2014 - Updated 04:49

jeudi 23 octobre 2014

Technologie japonaise pour traiter 50 conteneurs réacteurs nucléaires sous marin russe dans la mer du Japon

Des officiels russes ont dévoilé un conteneur conçu pour stocker le réacteur d'un sous-marin nucléaire mis hors service.

Ils démantèlent actuellement des sous-marins nucléaires utilisés par l'ex-armée soviétique près de Vladivostok, dans l'Extrême-Orient russe.

Les techniciens ont retiré les réacteurs et les ont déposés dans des conteneurs étanches de grandes dimensions, mouillés le long de la côte de la mer du Japon.

Ils ont commencé à transporter les conteneurs à terre. Ils utilisent une technologie fournie par le Japon pour appliquer un revêtement protecteur contre la rouille, causée par l'eau de mer et le vent. 

Le processus a lieu dans une installation construite avec près de 7 millions de dollars fournis par le gouvernement japonais.

Les techniciens ont traité trois conteneurs à ce jour. Cinquante autres attendent au large de la côte.

Les autorités envisagent de tous les transporter à terre d'ici 2020 pour qu'un revêtement leur soit appliqué.

Le gouvernement japonais a aussi fourni à la Russie des grues et d'autres équipements.

dismantling the cover of a reactor building

The operator of the Fukushima Daiichi nuclear power plant has begun dismantling the cover of a reactor building to remove debris as part of preparations for removing the nuclear fuel from a spent fuel storage pool.Tokyo Electric Power Company started the work on Wednesday at the No. 1 reactor building.  The cover was installed after the 2011 accident to prevent the dispersal of radioactive materials.Using a remote-controlled crane, workers made holes in the ceiling and sprayed chemicals to prevent dust from spreading.  The utility plans to make a total of 48 holes and to spray chemicals for about a week.Then, starting around October 30th, they will remove part of the ceiling to see whether any dust comes off.The operator hopes to begin full-scale dismantling of the cover in March and complete the task in about a year.It expects to start clearing the debris in 2016.The operator says it will monitor the possible spread of radioactive materials and post the data on its website.The dismantling of the cover was initially due to start in July of this year.  But the utility deferred the work to come up with ways to ensure that radioactive materials do not spread.When debris from another reactor building was removed last year, some feared that radioactive materials might have dispersed and contaminated nearby rice paddies.The operator hopes to begin taking the fuel out of the storage pool at the No. 1 reactor building in fiscal 2017.


mercredi 15 octobre 2014

Fukushima : TEPCO revoit à la hausse sa marge de sécurité anti-tsunami

Alors que le Japon faisait face le weekend dernier à un risque de typhon des plus sérieux, la compagnie TEPCO (Tokyo Electric Power Compagny) s’est voulue rassurante sur les capacités de résistance aux catastrophes de la centrale de Fukushima, en augmentant de manière significative ses marges de sécurité en matière de risques contre un éventuel nouveau tsunami. Le réacteur 1 de la centrale de Fukushima serait désormais protégé contre des vagues atteignant 26 mètres, contre seulement 14 mètres auparavant. En 2011, la vague faisait 15,5 mètres…

Répondant ainsi aux exigences de l’Autorité de régulation nucléaire (NRA), l’électricien japonais et exploitant de la centrale accidentée a augmenté son dispositif de protection en cas de Tsunami. Une obligation à laquelle doit se soumettre l’ensemble des opérateurs de centrales nucléaires depuis la mise en œuvre des nouvelles normes de sûreté au lendemain de la catastrophe de Fukushima et qui conditionne, entre autres critères, un éventuel redémarrage de ses installations.

S’il n’est bien sûr pas question de redémarrage pour la centrale de Fukushima, désaffectée et vouée au démantèlement, la NRA s’est vue contrainte de rappeler à TEPCO ses obligations en la matière au regard des risques évidents de contamination en cas d’inondation du site. Les bâtiments et réacteurs détruits, ainsi que les quantités considérables d’eau contaminée et de déchets radioactifs stockés sur place, pourraient en effet être emportés au large et libérer des centaines de milliards de becquerels de césium-137 dans l’océan.

L’opérateur de la centrale de Fukushima a donc pris les mesures nécessaires et a relevé la hauteur des vagues potentiellement dangereuses pour le réacteur 1 à plus de 26 mètres et 27,5 mètres pour le réacteur 2. Les autres réacteurs du site, situés à une altitude de dix mètres au dessus du niveau de la mer sont à priori protégés. TEPCO a également multiplié par 1,5 l’ampleur du séisme pouvant être absorbé par ses installations.

Des digues de 14 mètres de hauteur on été installées à divers endroits du site et TEPCO envisage désormais de réduire considérablement les quantités d’eau contaminé présentes sur le site afin d’éviter tout risque de pollution en cas d’inondation.

Détaillé à la NRA le vendredi 3 octobre dernier, ce nouveau plan de sécurité rappelle q’une vague de plus de 26 mètre ne s’écrase sur les côtes nippones que tous les 10.000 à 100.000 ans.

mercredi 1 octobre 2014

entente avec une entreprise britannique

La Compagnie d'électricité de Tokyo, TEPCO, a signé une entente avec une entreprise britannique, afin d'avoir accès à son savoir-faire technique dans le démantèlement de réacteurs nucléaires.

TEPCO recevra l'aide de Sellafield pour le démantèlement de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, endommagée par l'énorme tremblement de terre et tsunami de 2011. L'opérateur est confronté à de nombreux défis, dont l'accumulation et la fuite d'eau contaminée, de même que la gestion des conditions de travail quotidiennes de ses 5700 employés. 

Sellafield dispose d'une expertise en démantèlement de réacteurs nucléaires et en gestion d'accidents nucléaires.

En 1957 un incendie s'est produit dans un réacteur de l'entreprise qui l'a précédée. Il en est résulté une fuite de matières radioactives.

TEPCO espère que le savoir-faire de Sellafield permettra de réduire l'exposition de ses travailleurs aux radiations. L'opérateur espère également recevoir des conseils sur des aspects techniques et la formation du personnel liés aux analyses des eaux souterraines et de mer. 

L'accord est le premier du genre signé par TEPCO avec une entreprise étrangère.



mardi 23 septembre 2014

another plan to use a newly developed cement

Officials overseeing the decommissioning of the Fukushima Daiichi nuclear plant are struggling to stop contaminated water from entering the ocean. Now Tokyo Electric Power Company is drawing up another plan to use a newly developed cement to stem the radioactive flow.Highly contaminated water is flowing into a maze of underground tunnels at the facility. Engineers believe that it is mixing with groundwater and then leaking into the ocean.In April workers started to work on an underground wall of ice to stop the flow. They planned to start removing the tainted water in July and then bury the emptied tunnels in cement. However, the underground water has yet to freeze.So now they are considering plugging the tunnels with the special cement while they are still filled with water.Company officials say the risks of the contaminated water leaking into the sea are small. They say they will first explain the plan to the Nuclear Regulation Authority and hope to start the operation from mid-November in order to complete the work by next January.The company is carrying out a separate and even larger project to freeze soil and create a wall of ice around all 4 crippled reactors.Officials say the latest plan for the tunnels will not affect the larger project.


Sep. 23, 2014 - Updated 02:48

lundi 1 septembre 2014

Un point sur l'émission de matières radioactives à Fukushima dans l'océan pacifique

Un point sur l'émission de matières radioactives à Fukushima dans l'océan pacifique

Les autorités révèlent qu'environ 2 billions (2 mille milliards) de becquerels de matières radioactives à Fukushima se sont déversées dans l'océan tous les mois pendant l'année 2013. Du "strontium mortel" relache maintenant plus du double de césium – "Le strontium pénètre dans vos os ... il change l'équation". (Vidéo)
Document de Tokyo Electric Power Company (en japonais) - Efforts en vue de prévenir de manière plus fiable la pollution marine, le 25 Août, 2014 :
Traductions pertinentes du document tweeté par @YuriHiranuma
26 août 2014 : TEPCO affirme qu'un milliard de Becquerels de tritium s'écoulent dans le port de Fukushima tous les jours, mais ne s'agirait-il pas plutôt de 15 milliards de Becquerels ?


28 août 2014:

     Strontium 90 = 5 milliards de Bq
     Césium 137 = 2 milliards de Bq
     Tritium = 15 milliards de Bq
     Déversement quotidien total dans le port = 22 milliards de Becquerels
Un titre du Wall Street Journal parle de “strontium mortel“.
Notez que les chiffres ci-dessus se réfèrent aux émissions journalières pour l'année 2014. Voici les données pour l'année 2013 :
  • Strontium 90 = ~15 milliards de Becquerels/jour
  • Cesium 137 = ~22 milliards de Bq/jour
  • Tritium = ~24 milliards de Bq/jour
  • Total d'écoulement journalier dans le port = ~61 milliards de Becquerels par jour.
Voir aussi : Chercheur principal : 100 fois plus de strontium que de césium dans l'eau à Fukushima -"Le Strontium pénètre dans vos os ... il change l'équation" - Bien que les poissons sur les côtes américaines ne soient pas "trop" concernés, ils seront affectés par cette pollution.
Publié le 29 Août  2014 par ENENews

lundi 18 août 2014

lever partiellement les consignes d'évacuation

Au Japon, un village proche de la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi a accepté, à la demande du gouvernement, de lever partiellement les consignes d'évacuation, à compter du 1er octobre.

Près de 80 résidents du village de Kawauchi, dans la préfecture de Fukushima, ont participé à une réunion organisée dimanche par le gouvernement.

La commission mise en place par les villageois a convenu de l'opportunité de lever l'ordre d'évacuation.

Le gouvernement a ensuite proposé que la mesure intervienne après le début des nouveaux travaux de décontamination, en septembre, dans les zones où le niveau de radiation reste très élevé.

Le maire de Kawauchi Yuko Endo a accepté cette proposition assurant que les villageois seraient ensuite libres de regagner ou non leurs domiciles. "Chacun pourra retrouver la vie qu'il menait avant l'accident nucléaire", a-t-il ajouté.

Certains participants à la réunion ont toutefois exprimé leur opposition au projet, en raison principalement des niveaux de radiation.



jeudi 7 août 2014

rejeter de l'eau souterraine décontaminée dans l'océan.

L'opérateur de la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi cherche à obtenir l'approbation de pêcheurs pour rejeter de l'eau souterraine décontaminée dans l'océan.

De l'eau hautement radioactive à la centrale nucléaire s'infiltre dans le sol et se mélange aux eaux souterraines. Les experts estiment que quelque 200 tonnes d'eau souterraine contaminée se déversent dans l'océan chaque jour.

Des ingénieurs et la Compagnie d'électricité de Tokyo construisent une barrière de fer le long de la digue qui borde la côte afin de résoudre le problème.

Les officiels de Tepco prévoient de pomper l'eau et d'éliminer les substances radioactives à l'aide d'un système de décontamination qu'ils construisent actuellement. La barrière de fer et le système de décontamination devraient être mis en place en Septembre.

Cependant, la capacité de stockage des réservoirs étant limitée à la centrale, Tepco souhaite rejeter l'eau décontaminée dans l'océan.

Les officiels ont déclaré qu'ils avaient expliqué leur plan à l'association préfectorale des coopératives de pêche de Fukushima et qu'ils allaient chercher à obtenir l'approbation des coopératives de pêche locales.

Ils précisent que leur plan apportera une amélioration à la situation actuelle, l'eau contaminée se déversant directement dans l'océan.