Carte des zones d’accès restreints dans la préfecture de Fukushima
Autour de la centrale nucléaire de Fukushima-1 (un site isolé sur le littoral de la préfecture de Fukushima) sont définies une zone interdite et des zones d’accès restreint.
Les consignes données par les autorités japonaises évoluent en fonction de l’actualisation de la cartographie des zones contaminées et des mesures de décontamination. Il convient à l’heure actuelle de se référer à la carte ci-dessous (source : METI) qui peut être lue comme suit :
Le dispositif initial : l’arc de cercle de couleur verte représente la zone initiale d’exclusion des 20 kms ; les autres zones représentent la "plume" de contamination qui a été également évacuée après le sinistre ;
Le dispositif actuel : les zones en rouge et rose sont balisées et interdites d’accès ; les zones en vert, jaune, et orange clair, sont accessibles pour une visite courte (il est recommandé d’éviter les zones boisées et d’y ramasser des produits).
Dans tous les cas, il convient de respecter scrupuleusement les consignes données par les autorités japonaises. Dans les zones d’accès restreint, il est recommandé de se référer localement à la mairie concernée.
Carte des zones d’accès restreints dans la préfecture de Fukushima (PDF)
http://www.ambafrance-jp.org/IMG/pdf/Carte_31_juillet.pdf
Service de Communication et d’Information (28 septembre)
dimanche 30 septembre 2012
mercredi 26 septembre 2012
mardi 11 septembre 2012
Marine experts are calling for detailed research of radioactivecontamination of marine resources
Sep. 11, 2012 - Updated 05:12
Japan's central and local governments are still struggling to clean upradioactive contamination
Japan's central and local governments are still struggling to clean up radioactive contamination from the Fukushima nuclear accident.The central government is responsible for the cleanup in 11 municipalities inside Fukushima prefecture. It is subsidizing decontamination in 104 municipalities outside the zone.But the government has taken time to classify the zone according to levels of contamination, so the cleanup has been slow to start. Only Tamura City in the area has begun the process.In the meantime, some municipal governments have begun preliminary surveys.They have found roofs and walls in many houses badly damaged from the March 11th earthquake and aftershocks. That means high-pressure water sprays cannot be used in the decontamination.Some residents are demanding that their houses be repaired first. But the central government has said no, slowing down the radioactive cleanup.The decontamination plan has been completed in 70 percent of the 104 municipalities outside the evacuation zone. But 25 areas have yet to begin.
Sep. 10, 2012 - Updated 19:07
One and a half years have passed since the accident at the Fukushima
One and a half years have passed since the accident at the Fukushima Daiichi nuclear power plant. Tokyo Electric Power Company has many problems to overcome before achieving its promise to decommission the crippled plant in about 40 years.TEPCO has been testing the spent fuel rods in the No.4 reactor pool over the past 2 months. The building structure at the No.4 reactor became fragile after the explosion and possibly unsustainable to more earthquakes in the future.TEPCO is preparing to remove the rods from the pool in December next year. But the debris scattered in the pool could hamper workers from taking them out.The operator also faces difficulty in handling the melted fuel in the No. 1 to No. 3 reactors.It hopes to fill water in the containment vessels to cool down the fuel and is now using endoscopes and robots to find cracks and holes in the vessels. But high-levels of radiation are disrupting these operations.TEPCO also wonders if it can secure enough workers for the next 5 years. It said it will see a shortage of workers unless it finds ways for them to avoid exposure to radiation.But the utility said apart from a few places in the plant, most areas now register radiation levels below 3 millisieverts per hour, compared with 100 millisieverts per hour soon after the accident.
Sep. 10, 2012 - Updated 20:44
Sep. 10, 2012 - Updated 20:44
samedi 8 septembre 2012
Fukushima : Faut-il craindre une catastrophe à la piscine du réacteur4 ?
Fukushima : Faut-il craindre une catastrophe à la piscine du réacteur 4 ?
Le Monde.fr | 08.09.2012 à 11h43 • Mis à jour le 08.09.2012 à 14h27
Par Audrey Garric
"Désastre planétaire en puissance", "incendie radiologique catastrophique", "radioactivité équivalente à 5 000 fois la bombe nucléaire d'Hiroshima". Depuis quelques mois, les médias agitent le spectre d'une nouvelle catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi au Japon, qui s'avèrerait bien pire que celle du 11 mars 2011. En cause : la piscine du réacteur 4, dans laquelle sont entreposées 1 535 barres de combustibles, soit 264 tonnes de matières fissiles hautement radioactives.
Depuis un an et demi, ce cube en béton de onze mètres de profondeur repose en effet à trente mètres du sol, sur une structure gravement endommagée et fragilisée par une explosion d'hydrogène survenue quatre jours après le séisme et le tsunami qui ont ravagé le site. Sous sept mètres d'eau, les barres de combustibles, déchargées du cœur du réacteur à la fin 2010 pour maintenance, doivent être constamment refroidies afin d'éviter leur fusion et donc la libération d'immenses quantités d'éléments radioactifs.
"Les risques d'une telle situation sont incommensurables. Si, à la suite d'un typhon (dont la saison commence fin août) ou d'un nouveau tremblement de terre, la piscine venait à se vider ou à s'écrouler, la catastrophe qui en résulterait serait probablement sans précédent dans l'histoire de l'humanité", s'alarme le Nouvel Observateur dans une enquête publiée le 23 août.
"La piscine du réacteur 4 (...) menace l'humanité d'une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl", renchérit Jean-Jacques Delfour, enseignant de culture générale à l'université Toulouse 1 dans une tribune au Monde.fr mise en ligne vendredi 7 septembre.
Lire le point de vue : La dangereuse imposture nucléaire
UN COMBUSTIBLE MOINS RADIOACTIF
Pourquoi ce regain d'inquiétude, 18 mois après la catastrophe nucléaire ? Le risque de voir la radioactivité de ces combustibles se répandre dans l'environnement a-t-il augmenté ? "Cette question a toujours été un point sensible, régulièrement soulevé. Mais il n'y a eu aucun nouvel événement qui aggraverait la situation, assure Thierry Charles, directeur de la sûreté à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Au contraire même, sans être encore soldé, l'état de la piscine s'améliore."
Si le risque a diminué, c'est que la nature du combustible, qui avait atteint un pic de chaleur et de radioactivité au moment de l'accident nucléaire, a évolué depuis : parmi les radioéléments les plus dangereux qu'il contient, l'iode 131, dont la demi-période – c'est-à-dire la durée qu'il lui faut pour voir sa radioactivité décroître de moitié – est de 8 jours, a presque totalement disparu. Reste essentiellement du césium 137, dont la demi-période est de 30 ans, mais dont l'activité est beaucoup plus faible. Le combustible a par ailleurs considérablement refroidi, sa puissance thermique décroissant naturellement, à raison d'un facteur dix par an.
Le bâtiment comportant la piscine a en outre été renforcé. "Tepco a consolidé le radier, la base de la structure, en installant des poteaux métalliques remplis de béton, assure Thierry Charles. Selon les calculs de résistance effectués par les ingénieurs japonais, il faudrait maintenant un séisme extrêmement puissant pour la dégrader et entraîner la mise à l'air libre des combustibles."
DAVANTAGE DE TEMPS D'INTERVENTION
Reste qu'une nouvelle catastrophe naturelle extrême n'est pas impossible. Dans le pire des scénarios, qui verrait les combustibles ne plus être refroidis, "la température augmenterait considérablement dans la piscine, entraînant la fonte des gaines de zirconium. Le métal fondu, en réagissant avec l'eau, donnerait de l'hydrogène qui, au contact de l'oxygène de l'air, pourrait provoquer une forte explosion", prévient Jean-Louis Basdevant, physicien et auteur de "Maîtriser le nucléaire : que sait-on et que peut-on faire après Fukushima ?". "Les radioéléments se répandraient alors dans l'atmosphère sous la forme d'un nuage, dans des quantités dix fois supérieures à celles de Tchernobyl. Dans le même temps, les combustibles en fusion, formant un magma radioactif, pourraient traverser la cuve du réacteur et polluer les sols et nappes phréatiques à des centaines de kilomètres à la ronde", poursuit l'expert.
Mais cette hypothèse des plus extrêmes impliquerait que les ouvriers de la centrale ne puissent plus accéder au site ni agir d'une quelconque façon, en raison d'une radioactivité trop importante. "C'est très peu probable, même si ce n'est pas impossible. En réalité, il y aurait davantage de probabilités que les ouvriers puissent intervenir dans la centrale, comme ce fut le cas en mars 2011, estime Thierry Charles. Mais contrairement à l'an dernier, où la température de l'eau pouvait augmenter d'un degré par seconde, en raison de la forte puissance thermique des combustibles, il faudrait aujourd'hui plusieurs jours pour que l'eau commence à bouillir. Cela laisserait un peu de temps aux équipes pour remettre de l'eau dans la piscine ou arroser les combustibles par des moyens de fortune. La fusion des combustibles reste donc très peu probable."
DÉCHARGEMENT DES COMBUSTIBLES
Afin d'éviter qu'une telle catastrophe puisse survenir, les équipes japonaises travaillent au déchargement des combustibles de la piscine. Entre septembre 2011 et juillet 2012, le toit du bâtiment a tout d'abord été nettoyé de ses débris – un amoncellement de poutres, poteaux et tuyaux – permettant une intervention au-dessus du bassin. "A cette époque, la piscine a été protégée par une tôle pour éviter que des morceaux ne tombent à l'intérieur", explique Thierry Charles.
"La simple bâche de plastique blanche", dont parlait le Nouvel Observateur pour dénoncer la vulnérabilité de l'installation japonaise était ainsi en réalité une erreur. Sur la photo publiée par le magazine, le rond blanc entoure en effet un trou dans le bâtiment, alors que la piscine, intègre, elle, se situe sur la droite, couverte par une tôle métallique.
"Les Japonais sont maintenant en train de construire une super-structure, qui sera disposée au-dessus de la piscine et permettra de décharger les combustibles à l'aide d'un emballage de transport évitant tout débit de dose pénalisant, explique Thierry Charles. Ils seront entreposés dans une autre piscine, au sol cette fois-ci en attendant de trouver un centre de stockage." L'évacuation des 1 535 barres devrait débuter avant la fin 2013 et durer un à deux ans, selon les prévisions de Tepco. Tout l'enjeu réside donc dans le respect de ce calendrier.
Le Monde.fr | 08.09.2012 à 11h43 • Mis à jour le 08.09.2012 à 14h27
Par Audrey Garric
"Désastre planétaire en puissance", "incendie radiologique catastrophique", "radioactivité équivalente à 5 000 fois la bombe nucléaire d'Hiroshima". Depuis quelques mois, les médias agitent le spectre d'une nouvelle catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi au Japon, qui s'avèrerait bien pire que celle du 11 mars 2011. En cause : la piscine du réacteur 4, dans laquelle sont entreposées 1 535 barres de combustibles, soit 264 tonnes de matières fissiles hautement radioactives.
Depuis un an et demi, ce cube en béton de onze mètres de profondeur repose en effet à trente mètres du sol, sur une structure gravement endommagée et fragilisée par une explosion d'hydrogène survenue quatre jours après le séisme et le tsunami qui ont ravagé le site. Sous sept mètres d'eau, les barres de combustibles, déchargées du cœur du réacteur à la fin 2010 pour maintenance, doivent être constamment refroidies afin d'éviter leur fusion et donc la libération d'immenses quantités d'éléments radioactifs.
"Les risques d'une telle situation sont incommensurables. Si, à la suite d'un typhon (dont la saison commence fin août) ou d'un nouveau tremblement de terre, la piscine venait à se vider ou à s'écrouler, la catastrophe qui en résulterait serait probablement sans précédent dans l'histoire de l'humanité", s'alarme le Nouvel Observateur dans une enquête publiée le 23 août.
"La piscine du réacteur 4 (...) menace l'humanité d'une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl", renchérit Jean-Jacques Delfour, enseignant de culture générale à l'université Toulouse 1 dans une tribune au Monde.fr mise en ligne vendredi 7 septembre.
Lire le point de vue : La dangereuse imposture nucléaire
UN COMBUSTIBLE MOINS RADIOACTIF
Pourquoi ce regain d'inquiétude, 18 mois après la catastrophe nucléaire ? Le risque de voir la radioactivité de ces combustibles se répandre dans l'environnement a-t-il augmenté ? "Cette question a toujours été un point sensible, régulièrement soulevé. Mais il n'y a eu aucun nouvel événement qui aggraverait la situation, assure Thierry Charles, directeur de la sûreté à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Au contraire même, sans être encore soldé, l'état de la piscine s'améliore."
Si le risque a diminué, c'est que la nature du combustible, qui avait atteint un pic de chaleur et de radioactivité au moment de l'accident nucléaire, a évolué depuis : parmi les radioéléments les plus dangereux qu'il contient, l'iode 131, dont la demi-période – c'est-à-dire la durée qu'il lui faut pour voir sa radioactivité décroître de moitié – est de 8 jours, a presque totalement disparu. Reste essentiellement du césium 137, dont la demi-période est de 30 ans, mais dont l'activité est beaucoup plus faible. Le combustible a par ailleurs considérablement refroidi, sa puissance thermique décroissant naturellement, à raison d'un facteur dix par an.
Le bâtiment comportant la piscine a en outre été renforcé. "Tepco a consolidé le radier, la base de la structure, en installant des poteaux métalliques remplis de béton, assure Thierry Charles. Selon les calculs de résistance effectués par les ingénieurs japonais, il faudrait maintenant un séisme extrêmement puissant pour la dégrader et entraîner la mise à l'air libre des combustibles."
DAVANTAGE DE TEMPS D'INTERVENTION
Reste qu'une nouvelle catastrophe naturelle extrême n'est pas impossible. Dans le pire des scénarios, qui verrait les combustibles ne plus être refroidis, "la température augmenterait considérablement dans la piscine, entraînant la fonte des gaines de zirconium. Le métal fondu, en réagissant avec l'eau, donnerait de l'hydrogène qui, au contact de l'oxygène de l'air, pourrait provoquer une forte explosion", prévient Jean-Louis Basdevant, physicien et auteur de "Maîtriser le nucléaire : que sait-on et que peut-on faire après Fukushima ?". "Les radioéléments se répandraient alors dans l'atmosphère sous la forme d'un nuage, dans des quantités dix fois supérieures à celles de Tchernobyl. Dans le même temps, les combustibles en fusion, formant un magma radioactif, pourraient traverser la cuve du réacteur et polluer les sols et nappes phréatiques à des centaines de kilomètres à la ronde", poursuit l'expert.
Mais cette hypothèse des plus extrêmes impliquerait que les ouvriers de la centrale ne puissent plus accéder au site ni agir d'une quelconque façon, en raison d'une radioactivité trop importante. "C'est très peu probable, même si ce n'est pas impossible. En réalité, il y aurait davantage de probabilités que les ouvriers puissent intervenir dans la centrale, comme ce fut le cas en mars 2011, estime Thierry Charles. Mais contrairement à l'an dernier, où la température de l'eau pouvait augmenter d'un degré par seconde, en raison de la forte puissance thermique des combustibles, il faudrait aujourd'hui plusieurs jours pour que l'eau commence à bouillir. Cela laisserait un peu de temps aux équipes pour remettre de l'eau dans la piscine ou arroser les combustibles par des moyens de fortune. La fusion des combustibles reste donc très peu probable."
DÉCHARGEMENT DES COMBUSTIBLES
Afin d'éviter qu'une telle catastrophe puisse survenir, les équipes japonaises travaillent au déchargement des combustibles de la piscine. Entre septembre 2011 et juillet 2012, le toit du bâtiment a tout d'abord été nettoyé de ses débris – un amoncellement de poutres, poteaux et tuyaux – permettant une intervention au-dessus du bassin. "A cette époque, la piscine a été protégée par une tôle pour éviter que des morceaux ne tombent à l'intérieur", explique Thierry Charles.
"La simple bâche de plastique blanche", dont parlait le Nouvel Observateur pour dénoncer la vulnérabilité de l'installation japonaise était ainsi en réalité une erreur. Sur la photo publiée par le magazine, le rond blanc entoure en effet un trou dans le bâtiment, alors que la piscine, intègre, elle, se situe sur la droite, couverte par une tôle métallique.
"Les Japonais sont maintenant en train de construire une super-structure, qui sera disposée au-dessus de la piscine et permettra de décharger les combustibles à l'aide d'un emballage de transport évitant tout débit de dose pénalisant, explique Thierry Charles. Ils seront entreposés dans une autre piscine, au sol cette fois-ci en attendant de trouver un centre de stockage." L'évacuation des 1 535 barres devrait débuter avant la fin 2013 et durer un à deux ans, selon les prévisions de Tepco. Tout l'enjeu réside donc dans le respect de ce calendrier.
vendredi 7 septembre 2012
mesures prises à la centrale pour faire face aux risques
Une commission américaine chargée d'enquêter sur l'accident nucléaire de Fukushima au Japon s'interroge sur les mesures prises à la centrale pour faire face aux risques.
L'Académie nationale américaine des sciences a créé cette commission en juillet. Les responsables de l'opérateur de la centrale, la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, ont été auditionnés jeudi.
Ils ont déclaré que le tsunami du 11 mars 2011 avait été plus important qu'estimé. La conception de la centrale ne permettait pas d'y résister. Les responsables ont également admis que les travailleurs sur le site n'avaient pas été informés de l'incapacité du système de refroidissement de secours à jouer son rôle après la perte de l'alimentation électrique.
Un membre de la commission a demandé pourquoi il n'y avait pas d'experts basés à la centrale, susceptibles de donner des conseils sur le système de refroidissement de secours au moment de l'accident.
Le représentant d'une organisation professionnelle américaine d'opérateurs de centrales nucléaires a critiqué les normes japonaises de sûreté. Les membres de la commission ont jugé vital de se préparer à toute éventualité. Pour eux, le Japon n'a pas intégré ce concept.
Les Etats-Unis ont mis en place de nouvelles mesures à leurs centrales nucléaires après les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Chaque centrale doit désormais avoir un manuel de gestion des risques et des systèmes d'alimentation de secours supplémentaires.
L'Académie nationale américaine des sciences a créé cette commission en juillet. Les responsables de l'opérateur de la centrale, la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, ont été auditionnés jeudi.
Ils ont déclaré que le tsunami du 11 mars 2011 avait été plus important qu'estimé. La conception de la centrale ne permettait pas d'y résister. Les responsables ont également admis que les travailleurs sur le site n'avaient pas été informés de l'incapacité du système de refroidissement de secours à jouer son rôle après la perte de l'alimentation électrique.
Un membre de la commission a demandé pourquoi il n'y avait pas d'experts basés à la centrale, susceptibles de donner des conseils sur le système de refroidissement de secours au moment de l'accident.
Le représentant d'une organisation professionnelle américaine d'opérateurs de centrales nucléaires a critiqué les normes japonaises de sûreté. Les membres de la commission ont jugé vital de se préparer à toute éventualité. Pour eux, le Japon n'a pas intégré ce concept.
Les Etats-Unis ont mis en place de nouvelles mesures à leurs centrales nucléaires après les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Chaque centrale doit désormais avoir un manuel de gestion des risques et des systèmes d'alimentation de secours supplémentaires.
jeudi 6 septembre 2012
footage of intense exchanges held in the wake of the Fukushima nuclear accident
Tokyo Electric Power Company has decided to disclose more footage of intense exchanges held in the wake of the Fukushima nuclear accident.The operator of the crippled nuclear power plant released footage last month of teleconferences between its Tokyo head office and the plant during 5 days from March 11th last year.But it has since come under heavy criticism for limiting the disclosure to 150 hours covering the first 5 days and banning media outlets from making copies of the footage.TEPCO now says it will release more video covering a one-month period through April 11th.During this time, trouble in securing water to cool spent-fuel pools reignited fears of possible massive nuclear fallout. An unannounced release of low-level radioactive water into the ocean also drew criticism from Japan's neighbors.Despite calls for full disclosure, TEPCO plans to partially edit the footage as it did before, citing the need to protect employees' privacy.
Sep. 6, 2012 - Updated 07:17
Sep. 6, 2012 - Updated 07:17
jeudi 30 août 2012
1533 barres de combustible réacteur numéro 4
Selon l'opérateur de la centrale endommagée Fukushima Dai-ichi, la surface des barres de combustible du réacteur numéro 4 ne présenterait aucun dommage apparent.
La Compagnie d'électricité de Tokyo a annoncé son verdict mercredi, après 3 jours d'examen des barres de combustible, dont le retrait est prévu en décembre 2013.
Tepco précise n'avoir repéré aucun signe de corrosion à la surface des barres ou de la poignée du conteneur, si ce n'est quelques traces de rouille.
Des morceaux de béton pouvant atteindre 2 cm de diamètre ont toutefois été découverts dans les barres. Il s'agirait de fragments éparpillés du bâtiment du réacteur, qui a subi une violente explosion d'hydrogène en mars 2011.
Tepco craint que des fragments pareillement radioactifs soient largement répandus dans la piscine de stockage du combustible, ce qui pourrait compliquer le retrait des barres en question.
Sur les 6 réacteurs de la centrale, le numéro 4 est le plus lourdement équipé, avec 1533 barres de combustible.
La Compagnie d'électricité de Tokyo a annoncé son verdict mercredi, après 3 jours d'examen des barres de combustible, dont le retrait est prévu en décembre 2013.
Tepco précise n'avoir repéré aucun signe de corrosion à la surface des barres ou de la poignée du conteneur, si ce n'est quelques traces de rouille.
Des morceaux de béton pouvant atteindre 2 cm de diamètre ont toutefois été découverts dans les barres. Il s'agirait de fragments éparpillés du bâtiment du réacteur, qui a subi une violente explosion d'hydrogène en mars 2011.
Tepco craint que des fragments pareillement radioactifs soient largement répandus dans la piscine de stockage du combustible, ce qui pourrait compliquer le retrait des barres en question.
Sur les 6 réacteurs de la centrale, le numéro 4 est le plus lourdement équipé, avec 1533 barres de combustible.
lundi 27 août 2012
Séisme de magnitude 5.1 Fukushima
Un séisme de magnitude 5,1 a eu lieu aujourd'hui à proximité de la centrale nucléaire accidentée Fukushima-1. Aucun blessé ni dégât n'a été signalé, l'alerte au tsunami n' a pas été déclenchée.
L'épicentre se trouvait dans le Pacifique au large de la préfecture de Fukushima à une profondeur de 90 km.
Les secousses ont été ressenties par les haitants de 14 préfectures japonaises sur 47, à Tokyo compris. La société énergétique TEPCO, opérateur de la centrale de Fukushima, a annoncé que le séisme n'a pas eu d'impact sur les travaux en cours.
dimanche 26 août 2012
Le typhon Bolaven sur le Japon
Un typhon parmi les plus puissants observés dans la région depuis des décennies s'est abattu dimanche sur l'archipel japonais d'Okinawa (sud) où tous les transports étaient paralysés.
Le typhon Bolaven, situé à 90 kilomètres à l'est du chef-lieu d'Okinawa, Naha, se déplaçait à la vitesse de 15 km/h avec des vents soufflant jusqu'à 250 km/h en rafales, a indiqué l'agence météorologique nippone.
Environ 3000 foyers à Okinawa et 16 400 sur l'île Amami étaient privés d'électricité et quatre personnes ont été légèrement blessées dans la préfecture d'Okinawa, dont un homme de 91 ans emporté par le vent, selon l'agence de presse Jiji.
Le typhon Bolaven, situé à 90 kilomètres à l'est du chef-lieu d'Okinawa, Naha, se déplaçait à la vitesse de 15 km/h avec des vents soufflant jusqu'à 250 km/h en rafales, a indiqué l'agence météorologique nippone.
Environ 3000 foyers à Okinawa et 16 400 sur l'île Amami étaient privés d'électricité et quatre personnes ont été légèrement blessées dans la préfecture d'Okinawa, dont un homme de 91 ans emporté par le vent, selon l'agence de presse Jiji.
jeudi 23 août 2012
Des rascasses radioactives pêchées au large de Fukushima
LE MONDE | 22.08.2012 à 14h38 • Mis à jour le 23.08.2012 à 08h48
Par Philippe Pons (Tokyo, correspondant)
Le niveau record de radioactivité détectée dans des poissons – du type de la rascasse – pêchés au large de la centrale accidentée de Fukushima pourrait affecter la reprise, depuis le 1er août, de la vente des pieuvres de cette région sur le grand marché de gros de poissons et de fruits de mer de Tsukiji, à Tokyo.
L'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power Co (Tepco) a annoncé, mardi 21 août, que des rascasses pêchées dans l'océan Pacifique à l'intérieur de la zone circulaire des 20 kilomètres autour de la centrale, fermée à toute activité humaine, présentaient un niveau de 25 800 becquerels (Bq) de césium par kilogramme. Ce chiffre – 258 fois supérieur au seuil fixé par le gouvernement – est le plus élevé depuis que sont effectués des examens sur les poissons et les coquillages après l'accident nucléaire du 11 mars 2011.
Selon Tepco, l'absorption de 200 grammes de ce poisson entraînerait un niveau de radioactivité de 0,08 millisievert (mSv) pour le corps humain – en France, la limite annuelle admise est de 1 mSv par an. Le précédent record de radioactivité (18 700 becquerels de césium par kilogramme) avait été découvert dans des poissons de rivière du département de Fukushima.
Les rascasses contaminées ont été pêchées, le 1er août, à un kilomètre au large du fleuve Ohta au cours des tests mensuels de radioactivité menés par l'entreprise. Ces poissons sont interdits à la vente depuis l'accident. Comme ils vivent dans les profondeurs, il est possible, avancent les experts, qu'il existe au fond de la mer des lieux de concentration de radioactivité. Tepco compte tester les crabes et les crevettes afin de détecter l'origine de cette contamination.
Il y a une dizaine de jours, des chercheurs japonais avaient établi que des anomalies observées chez les papillons de la région de la centrale étaient vraisemblablement liées à la radioactivité.
CERTIFICAT D'INSPECTION
Depuis juin, les pêcheurs du département de Fukushima avaient été autorisés à prendre des pieuvres et des coquillages dans un rayon de 50 kilomètres de la centrale. C'est le cas des pieuvres pêchées à Soma (département de Fukushima). Ne présentant pas de traces de radioactivité, elles ont fait leur apparition au mois d'août sur le marché de Tsukiji, à Tokyo, ainsi qu'à Nagoya. Il s'agit de la première livraison de produits de la mer de la région depuis mars 2011. Les pieuvres sont étiquetées comme provenant de Fukushima avec un certificat d'inspection.
Ces premières livraisons devaient être les prémices d'une reprise de la vente de pieuvres provenant de la région sinistrée. Selon le président de l'union des coopératives de pêche du département de Fukushima, Tetsu Nozaki, "le niveau de radioactivité découvert dans les rascasses pourrait inquiéter les consommateurs".
Les restrictions à la consommation des produits des régions qui risquaient d'être contaminées au cours de 2011 ont été levées. Dans la région de Fukushima, la population reste méfiante. A Tokyo, beaucoup d'habitants sont attentifs à l'origine des produits (légumes, viande). Ceux de Fukushima sont en général moins chers.
A la suite de la suspension des arrivages de poissons pêchés aux alentours de la zone contaminée, les consommateurs à Tokyo étaient moins regardants sur la provenance des poissons et les patrons de sushiya (restaurants de poisson cru) se disaient plus affectés par la morosité économique que par l'inquiétude suscitée par les risques de radioactivité. C'était avant la publication des derniers tests mensuels.
Philippe Pons (Tokyo, correspondant)
article intéressant : Fukushima : les poissons sont devenus hautement radioactifs
Fukushima : et si le pire était à venir ?
Fukushima : et si le pire était à venir ?
Créé le 22-08-2012 à 16h41 - Mis à jour le 23-08-2012 à 11h12Par Vincent Jauvert
Personne ou presque ne le dit : au cœur de la centrale japonaise dort une "bombe" dont les effets, en cas de nouveau séisme, seraient dévastateurs. De notre envoyé spécial au Japon.

A cause de la piscine du réacteur 4 (sur le toit), un nouvel accident peut se produire n'importe quand. (SIPA)
C'est une petite piscine - et un désastre planétaire en puissance. Un cube en béton de onze mètres de profondeur, rempli d'eau et bourré de combustibles nucléaires usagés : 264 tonnes de barres très radioactives ! Depuis un an et demi, ce bassin dit de "désactivation" repose à trente mètres du sol sur le bâtiment ébranlé du réacteur numéro 4 de la centrale de Fukushima-Daiichi. Il n'est plus protégé ni par un toit solide ni par des murs, mais par une simple bâche de plastique blanche.
Ce scénario d'apocalypse obsède la plupart des chercheurs
Les risques d'une telle situation sont incommensurables. Si, à la suite d'un typhon (dont la saison commence fin août) ou d'un nouveau tremblement de terre, la piscine venait à se vider ou à s'écrouler, la catastrophe qui en résulterait serait probablement sans précédent dans l'histoire de l'humanité. La mise à l'air libre de ces 264 tonnes de combustibles nucléaires pourrait dégager dans l'atmosphère dix fois plus de radioactivité que l'accident de Tchernobyl, si ce n'est davantage. Ce serait, disent certains, la fin du Japon moderne et, en tout cas, une calamité pour l'ensemble de l'hémisphère Nord qui deviendrait gravement et durablement contaminé.
La piscine du réacteur 4. (Noriaki Sazaki-AP-AFP)
Sensationnalisme ? Délire catastrophiste de militants antinucléaires ? Malheureusement, non. Ce scénario d'apocalypse obsède la plupart des chercheurs sérieux qui ont étudié le dossier. Jusqu'en septembre dernier, le professeur Koichi Kitazawa présidait la prestigieuse Agence japonaise pour les Sciences et la Technologie (JST), qui n'est pas, loin s'en faut, une antichambre de Greenpeace. Cette année, il a dirigé une grande commission d'enquête sur l'accident nucléaire de mars 2011. "Après avoir écouté des centaines de témoins, ma conviction est faite, raconte cet universitaire respecté. A la centrale de Fukushima, le pire est peut-être à venir. A cause de la piscine du réacteur 4, un nouvel accident peut se produire n'importe quand, qui menacerait la survie même de mon pays." Et le scientifique ajoute :
Je prie pour que, dans les semaines à venir, une violente tornade saisonnière ne s'abatte pas sur la centrale."
Haut responsable du département de l'Energie sous Bill Clinton, Robert Alvarez a été l'un des premiers à tirer la sonnette d'alarme. Il confirme : "Si un tremblement de terre ou tout autre événement venait à affecter cette piscine, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique, avec près de dix fois la quantité de césium 137 qui s'est propagée à la suite de l'accident de Tchernobyl." Notons que les explosions à la centrale de Fukushima n'ont libéré qu'un sixième de ce césium émis à Tchernobyl. Autrement dit, la chute de cette piscine, qui selon l'expression du physicien français Jean-Louis Basdevant, semble être maintenue en hauteur par les seules "forces de l'esprit", pourrait être soixante fois plus grave que la catastrophe de mars 2011. Cette dernière ayant provoqué l'évacuation permanente de 160 000 personnes dans un rayon de vingt kilomètres autour du site atomique, on peine à imaginer ce que "soixante fois plus grave" veut dire.
Une radioactivité équivalente à 5 000 fois la bombe nucléaire de Hiroshima!
Un professeur à l'Institut de Recherche nucléaire universitaire de Kyoto, Hiraoki Koide, propose, lui, une comparaison plus effrayante encore, surtout pour les Japonais. "Si le bassin du réacteur numéro 4 devait s'effondrer, assure-t-il, les émissions de matière radioactive seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5 000 fois la bombe nucléaire de Hiroshima." A notre connaissance, personne ne l'a contredit. [...]
mercredi 22 août 2012
les discussions se multiplient sur l'avenir de l'énergie nucléaire au Japon
Depuis l'accident à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi en mars 2011, les discussions se multiplient sur l'avenir de l'énergie nucléaire au Japon. Le gouvernement devrait se prononcer le mois prochain sur la nécessité ou non de renoncer au nucléaire.
Cette semaine, nous vous présentons une série de cinq commentaires sur "l'avenir de l'énergie nucléaire au Japon". Aujourd'hui, pour ce deuxième volet, nous avons consulté Tetsunari Iida, qui dirige l'Institut des énergies renouvelables et milite pour l'abandon du nucléaire.
Radio Japon
Pourquoi réclamez-vous le démantèlement de tous les réacteurs nucléaires du pays ?
Tetsunari Iida :
La crise de Fukushima l'a prouvé : un accident nucléaire est susceptible de dévaster un pays entier, au-delà des seules zones entourant une centrale défaillante.
Le choix du nucléaire s'imposerait si aucune alternative ne s'offrait à nous. Mais des progrès considérables sont actuellement réalisés dans le développement des énergies renouvelables, dont les sources sont potentiellement infinies et dont la production ne menace ni l'environnement ni la vie humaine. Il n'est donc plus utile de dépendre du nucléaire.
RJ :
Mais le nucléaire couvre 26 pour cent de l'approvisionnement énergétique du Japon, contre à peine 2 pour cent pour le solaire et l'éolien, exception faite de l'hydroélectrique, plus largement répandu. Pensez-vous vraiment que le nucléaire puisse être remplacé par ces énergies renouvelables ?
TI :
Lorsque nous réduirons notre dépendance au nucléaire, il sera très utile de diminuer aussi la consommation d'électricité. C'est aujourd'hui possible sans que la qualité de la vie n'en soit affectée, notamment grâce au développement des ampoules LED ou d'autres procédés peu gourmands en énergie.
En 2011, les zones desservies par la Compagnie d'électricité de Tokyo sont parvenues à réduire de près de 20 pour cent leur consommation électrique. Une baisse bien sûr liée à la fermeture des usines, mais également au fait qu'on a cessé de trop recourir à l'électricité, par exemple en éteignant les lumières et en faisant un usage plus modéré des climatiseurs. Par endroits, la consommation a même diminué de 30 à 40 pour cent, preuve qu'on peut aller encore plus loin en matière d'économie d'énergie.
RJ :
Le monde des affaires craint toutefois que l'abandon du nucléaire n'entraîne une hausse de la facture énergétique, avec des effets indésirables sur l'économie. Quel est votre point de vue à ce sujet ?
TI :
Pour aider à financer les coûts additionnels, le gouvernement devra émettre des bons du Trésor jusqu'à ce que les professionnels du secteur soient libérés du nucléaire. Les consommateurs, par ailleurs, devront accepter de payer des factures plus élevées. Mais je pense que la population, largement favorable à l'abandon progressif du nucléaire, pourra faire ce sacrifice.
Si le gouvernement prend une décision majeure, pour l'abandon du nucléaire, il serait alors possible d'arrêter immédiatement tous les réacteurs nucléaires du pays.
C'était le commentaire de Tetsunari Iida, qui dirige l'Institut des énergies renouvelables et milite pour l'abandon du nucléaire.
Cette semaine, nous vous présentons une série de cinq commentaires sur "l'avenir de l'énergie nucléaire au Japon". Aujourd'hui, pour ce deuxième volet, nous avons consulté Tetsunari Iida, qui dirige l'Institut des énergies renouvelables et milite pour l'abandon du nucléaire.
Radio Japon
Pourquoi réclamez-vous le démantèlement de tous les réacteurs nucléaires du pays ?
Tetsunari Iida :
La crise de Fukushima l'a prouvé : un accident nucléaire est susceptible de dévaster un pays entier, au-delà des seules zones entourant une centrale défaillante.
Le choix du nucléaire s'imposerait si aucune alternative ne s'offrait à nous. Mais des progrès considérables sont actuellement réalisés dans le développement des énergies renouvelables, dont les sources sont potentiellement infinies et dont la production ne menace ni l'environnement ni la vie humaine. Il n'est donc plus utile de dépendre du nucléaire.
RJ :
Mais le nucléaire couvre 26 pour cent de l'approvisionnement énergétique du Japon, contre à peine 2 pour cent pour le solaire et l'éolien, exception faite de l'hydroélectrique, plus largement répandu. Pensez-vous vraiment que le nucléaire puisse être remplacé par ces énergies renouvelables ?
TI :
Lorsque nous réduirons notre dépendance au nucléaire, il sera très utile de diminuer aussi la consommation d'électricité. C'est aujourd'hui possible sans que la qualité de la vie n'en soit affectée, notamment grâce au développement des ampoules LED ou d'autres procédés peu gourmands en énergie.
En 2011, les zones desservies par la Compagnie d'électricité de Tokyo sont parvenues à réduire de près de 20 pour cent leur consommation électrique. Une baisse bien sûr liée à la fermeture des usines, mais également au fait qu'on a cessé de trop recourir à l'électricité, par exemple en éteignant les lumières et en faisant un usage plus modéré des climatiseurs. Par endroits, la consommation a même diminué de 30 à 40 pour cent, preuve qu'on peut aller encore plus loin en matière d'économie d'énergie.
RJ :
Le monde des affaires craint toutefois que l'abandon du nucléaire n'entraîne une hausse de la facture énergétique, avec des effets indésirables sur l'économie. Quel est votre point de vue à ce sujet ?
TI :
Pour aider à financer les coûts additionnels, le gouvernement devra émettre des bons du Trésor jusqu'à ce que les professionnels du secteur soient libérés du nucléaire. Les consommateurs, par ailleurs, devront accepter de payer des factures plus élevées. Mais je pense que la population, largement favorable à l'abandon progressif du nucléaire, pourra faire ce sacrifice.
Si le gouvernement prend une décision majeure, pour l'abandon du nucléaire, il serait alors possible d'arrêter immédiatement tous les réacteurs nucléaires du pays.
C'était le commentaire de Tetsunari Iida, qui dirige l'Institut des énergies renouvelables et milite pour l'abandon du nucléaire.
samedi 11 août 2012
VIDEO. Fukushima : dans les coulisses de la catastrophe
http://www.francetvinfo.fr/video-fukushima-dans-les-coulisses-de-la-catastrophe_128015.html
Nagasaki définir une nouvelle politique énergétique afin que le Japon ne soit plus jamais exposé à la menace radioactive
La ville de Nagasaki commémorait ce jeudi le 67ème anniversaire du bombardement atomique américain. Près de 6500 personnes, dont des survivants et les familles des victimes, ont participé à la cérémonie organisée dans le Parc de la paix, près de "ground zero".
Le commentaire est aujourd'hui consacré à cet événement, à partir d'un reportage réalisé à Nagasaki.
A 11h02, le bombardier américain Bockscar larguait une bombe nommée FatMan. Elle a explosé à 500 mètres au-dessus de la ville, tuant instantanément la presque totalité de la population dans un rayon d'un kilomètre autour du point d'impact. Plus de 70 mille personnes avaient péri à la fin de l'année 1945.
Sur le cénotaphe, les représentants des familles de victimes et des survivants ont déposé une liste incluant les noms de plus de 158 000 victimes, avec 3300 ajouts par rapport à 2011.
Tomihisa Taue, le maire de Nagasaki, a partagé l'espoir des survivants que sa ville soit la dernière de l'histoire à subir une attaque nucléaire.
Il a déclaré qu'il importait de bannir à jamais non seulement l'usage des armes nucléaires mais tout le processus qu'elles impliquent, du développement à leur déploiement. M. Taue a également appelé le gouvernement à définir une nouvelle politique énergétique afin que le Japon ne soit plus jamais exposé à la menace radioactive.
Les autorités japonaises planchent actuellement sur le rôle du nucléaire depuis l'accident de la centrale Fukushima Dai-ichi. Le premier ministre Yoshihiko Noda a déclaré qu'en vertu du principe de moindre dépendance au nucléaire, le pays s'orientait vers une politique énergétique garantissant la sécurité de la population, sur le long terme.
L'ambassadeur américain au Japon, John Roos, et le petit-fils de l'ancien président Harry Truman, qui avait autorisé les bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, étaient également présents à la cérémonie.
Une cérémonie qui s'achève tous les ans sur la chanson nommée "A thousand paper cranes", "mille grues de papier." Selon une légende japonaise, si vous multipliez les pliages de grues, vos voeux s'en trouveront exhaucés.
Les habitants de Nagasaki espèrent ainsi qu'en multipliant les efforts pour la transmission de leur message, ils finiront par atteindre leur objectif : la paix.
Radio Japon :
C'était un reportage réalisé à Nagasaki, à l'occasion de la cérémonie de commération du 67ème anniversaire du bombardement atomique de 1945.
Le commentaire est aujourd'hui consacré à cet événement, à partir d'un reportage réalisé à Nagasaki.
A 11h02, le bombardier américain Bockscar larguait une bombe nommée FatMan. Elle a explosé à 500 mètres au-dessus de la ville, tuant instantanément la presque totalité de la population dans un rayon d'un kilomètre autour du point d'impact. Plus de 70 mille personnes avaient péri à la fin de l'année 1945.
Sur le cénotaphe, les représentants des familles de victimes et des survivants ont déposé une liste incluant les noms de plus de 158 000 victimes, avec 3300 ajouts par rapport à 2011.
Tomihisa Taue, le maire de Nagasaki, a partagé l'espoir des survivants que sa ville soit la dernière de l'histoire à subir une attaque nucléaire.
Il a déclaré qu'il importait de bannir à jamais non seulement l'usage des armes nucléaires mais tout le processus qu'elles impliquent, du développement à leur déploiement. M. Taue a également appelé le gouvernement à définir une nouvelle politique énergétique afin que le Japon ne soit plus jamais exposé à la menace radioactive.
Les autorités japonaises planchent actuellement sur le rôle du nucléaire depuis l'accident de la centrale Fukushima Dai-ichi. Le premier ministre Yoshihiko Noda a déclaré qu'en vertu du principe de moindre dépendance au nucléaire, le pays s'orientait vers une politique énergétique garantissant la sécurité de la population, sur le long terme.
L'ambassadeur américain au Japon, John Roos, et le petit-fils de l'ancien président Harry Truman, qui avait autorisé les bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, étaient également présents à la cérémonie.
Une cérémonie qui s'achève tous les ans sur la chanson nommée "A thousand paper cranes", "mille grues de papier." Selon une légende japonaise, si vous multipliez les pliages de grues, vos voeux s'en trouveront exhaucés.
Les habitants de Nagasaki espèrent ainsi qu'en multipliant les efforts pour la transmission de leur message, ils finiront par atteindre leur objectif : la paix.
Radio Japon :
C'était un reportage réalisé à Nagasaki, à l'occasion de la cérémonie de commération du 67ème anniversaire du bombardement atomique de 1945.
mardi 31 juillet 2012
plan to dispose of disaster debris around the defunct Fukushima nuclear plant
The Japanese government is reviewing a plan to dispose of disaster debris around the defunct Fukushima nuclear plant after facing strong local opposition.The government originally planned to build facilities in 2 towns near the nuclear plant to incinerate debris from 8 municipalities in Futaba County.However, the environment ministry has yet to gain approval for the construction of incinerators in Hirono and Namie towns due to high radiation levels in some rubble from the nuclear accident.The ministry aims to complete the disposal by the end of March in 2014. It has begun to ask 6 other municipalities if they will allow incinerators to be built in their communities.The ministry hopes to obtain consent from local governments on its new plan as quickly as possible.
no-entry zone in the sea
The Japanese government will shrink the no-entry zone in the sea around the defunct Fukushima Daiichi nuclear plant. It says the radiation levels are low enough.The government's nuclear disaster task force decided at Tuesday's meeting on a decrease of the restricted zone from the current 20-kilometer radius to 5 kilometers.The government has been reviewing the maritime entry regulations into the zone at the request of the fishing industry in the disaster-hit northeastern region.The fishing industry says they have to take longer routes to bring boats and other goods from southern areas of the country. The longer routes cost extra money and take more time.The task force says radiation levels are sufficiently low in the sea compared to land, where a large part of the 20-kilometer radius around the defunct nuclear plant is still off limits.
jeudi 26 juillet 2012
centrale atomique d'Ishikawa
L'opérateur d'une centrale atomique, située dans la préfecture d'Ishikawa sur la côte de la mer du Japon, a informé le gouvernement central de son projet d'exploration d'une veine sédimentaire dans le sous-sol de l'installation afin de déterminer s'il s'agit ou non d'une faille active.
La Compagnie d'électricité du Hokuriku a soumis un plan à cet effet ce mercredi à l'Agence de sécurité nucléaire et industrielle qui avait donné l'ordre d'effectuer ces examens.
La semaine dernière, un groupe gouvernemental de spécialistes a signalé qu'une fissure longue de 300 mètres passait à environ 250 mètres sous le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Shika. D'après lui, il s'agit très probablement d'une faille active, mais des prospections géologiques supplémentaires sont nécessaires.
Les deux réacteurs de cette centrale sont actuellement à l'arrêt en raison d'inspections programmées régulièrement. L'entreprise prévoit de commencer les examens le mois prochain en creusant un tunnel sous le bâtiment du réacteur afin de déterminer la longueur de la veine et à quelle époque s'est produite la fracture du sous-sol.
La Compagnie d'électricité du Hokuriku a soumis un plan à cet effet ce mercredi à l'Agence de sécurité nucléaire et industrielle qui avait donné l'ordre d'effectuer ces examens.
La semaine dernière, un groupe gouvernemental de spécialistes a signalé qu'une fissure longue de 300 mètres passait à environ 250 mètres sous le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Shika. D'après lui, il s'agit très probablement d'une faille active, mais des prospections géologiques supplémentaires sont nécessaires.
Les deux réacteurs de cette centrale sont actuellement à l'arrêt en raison d'inspections programmées régulièrement. L'entreprise prévoit de commencer les examens le mois prochain en creusant un tunnel sous le bâtiment du réacteur afin de déterminer la longueur de la veine et à quelle époque s'est produite la fracture du sous-sol.
mercredi 25 juillet 2012
criminal complaints against the government and tepco
Prosecutors in Japan have reportedly decided to accept criminal complaints against the government and Tokyo Electric Power Company over the Fukushima nuclear accident.Sources say the prosecutors made the decision after a government-appointed panel of experts released its final report on the accident on Monday.About 1,300 people asked prosecutors in Fukushima Prefecture last month to investigate officials who held top positions with the government and the nuclear plant operator. The plaintiffs accuse the officials of professional negligence.Other groups have filed similar complaints in Tokyo and elsewhere.The prosecutors have to identify the cause of the accident if they decide to file charges against the officials.The government panel and 3 other committees that conducted probes were unable to find the cause.Medical experts say it would be difficult to determine that radioactive materials released from the damaged nuclear plant have inflicted physical harm on residents of Fukushima and other parts of Japan.
new decontamination device
A new decontamination device that can remove a large variety of radioactive substances, including strontium, has been developed for the defunct Fukushima Daiichi plant.The decontamination tool now in use at the plant can only remove radioactive cesium.More than 170,000 tons of treated water, still contaminated with other radioactive substances, is being stored in tanks in the plant compound. The volume keeps growing.The new device unveiled in Yokohama near Tokyo on Tuesday can lower contamination to acceptable levels for 62 types of radioactive materials, such as strontium and cobalt.This is done by putting the water in a stainless steel tank containing a resin that absorbs radioactive materials.The new mechanism will be tested at the Fukushima plant in early September.Filtered wastewater will temporarily be stored in the compound, but it's not been decided where it will go from there.
jeudi 19 juillet 2012
Première extraction de barres de combustible
Première extraction de barres de combustible à Fukushima
18 juillet 2012 à 11:17
Deux barres de la cuve de refroidissement du réacteur numéro 4 ont été retirées ce matin. Il en reste environ 1 500.
Le personnel de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi a extrait mercredi du combustible d’une piscine de stockage d’un des réacteurs, ont annoncé les médias nippons.
Des images des télévisions japonaises ont montré des dizaines de techniciens en combinaisons blanches de protection retirer une barre à l’aide d’une grue.
Le gérant du site, Tokyo Electric Power (Tepco), avait annoncé auparavant que cette opération débuterait en juillet, afin de retirer dans un premier temps deux barres de la piscine de stockage du réacteur 4. Chaque barre mesure environ 4 mètres de long.
C’est la première fois que Tepco parvient à retirer du combustible nucléaire depuis l’accident du 11 mars 2011 dans cette centrale du nord-est du Japon, à 220 km de Tokyo.
Le combustible présent dans les cuves des réacteurs 1, 2 et 3 a partiellement fondu à cause de l’arrêt des systèmes de refroidissement consécutif aux complications entraînées par le passage d’un tsunami de 15 mètres de haut.
La cuve du réacteur 4, à l’arrêt pour maintenance, était vide le 11 mars 2011, mais une panne du système de refroidissement a provoqué une ébullition dans la piscine où, selon une porte-parole de Tepco, plus de 1 300 barres de combustibles usagées et 200 neuves étaient entreposées lorsque la centrale a été frappée par le tsunami.
Dans les jours qui suivirent, une accumulation d’hydrogène dans le bâtiment du réacteur avait entraîné une explosion qui a fortement endommagé l’enceinte de confinement et mis en péril le combustible entreposé dans la piscine, avant que l’eau du réservoir ne soit finalement peu à peu refroidie.
Tepco compte étudier l'état de ces deux premières barres afin de décider de la méthode à adopter pour extraire les autres.
«Nous allons examiner l'état de corrosion des barres, provoqué par le déversement d’eau de mer» dans le réservoir lors des premières semaines de l’accident, a expliqué une porte-parole de Tepco.
L’entreprise n’a pas voulu confirmer officiellement l’opération de mercredi «au nom de la sécurité nucléaire», mais des équipes de télévision japonaises ont filmé une partie du travail à partir d’hélicoptères.
(AFP)
Le bâtiment contenant le réacteur numéro 4 de la centrale de Fukushima Daiichi, photographié par l'agence Kyodo le 18 juillet 2012. (Photo Kyodo. Reuters)
18 juillet 2012 à 11:17
Deux barres de la cuve de refroidissement du réacteur numéro 4 ont été retirées ce matin. Il en reste environ 1 500.
Le personnel de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi a extrait mercredi du combustible d’une piscine de stockage d’un des réacteurs, ont annoncé les médias nippons.
Des images des télévisions japonaises ont montré des dizaines de techniciens en combinaisons blanches de protection retirer une barre à l’aide d’une grue.
Le gérant du site, Tokyo Electric Power (Tepco), avait annoncé auparavant que cette opération débuterait en juillet, afin de retirer dans un premier temps deux barres de la piscine de stockage du réacteur 4. Chaque barre mesure environ 4 mètres de long.
C’est la première fois que Tepco parvient à retirer du combustible nucléaire depuis l’accident du 11 mars 2011 dans cette centrale du nord-est du Japon, à 220 km de Tokyo.
Le combustible présent dans les cuves des réacteurs 1, 2 et 3 a partiellement fondu à cause de l’arrêt des systèmes de refroidissement consécutif aux complications entraînées par le passage d’un tsunami de 15 mètres de haut.
La cuve du réacteur 4, à l’arrêt pour maintenance, était vide le 11 mars 2011, mais une panne du système de refroidissement a provoqué une ébullition dans la piscine où, selon une porte-parole de Tepco, plus de 1 300 barres de combustibles usagées et 200 neuves étaient entreposées lorsque la centrale a été frappée par le tsunami.
Dans les jours qui suivirent, une accumulation d’hydrogène dans le bâtiment du réacteur avait entraîné une explosion qui a fortement endommagé l’enceinte de confinement et mis en péril le combustible entreposé dans la piscine, avant que l’eau du réservoir ne soit finalement peu à peu refroidie.
Tepco compte étudier l'état de ces deux premières barres afin de décider de la méthode à adopter pour extraire les autres.
«Nous allons examiner l'état de corrosion des barres, provoqué par le déversement d’eau de mer» dans le réservoir lors des premières semaines de l’accident, a expliqué une porte-parole de Tepco.
L’entreprise n’a pas voulu confirmer officiellement l’opération de mercredi «au nom de la sécurité nucléaire», mais des équipes de télévision japonaises ont filmé une partie du travail à partir d’hélicoptères.
(AFP)
Le bâtiment contenant le réacteur numéro 4 de la centrale de Fukushima Daiichi, photographié par l'agence Kyodo le 18 juillet 2012. (Photo Kyodo. Reuters)
mercredi 18 juillet 2012
désignation des zones d'évacuation dans les aires contaminées
Le gouvernement japonais tarde à modifier la désignation des zones d'évacuation dans les aires contaminées par les radiations émanant de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.
Fin mars, les autorités avaient exposé un plan de réorganisation des zones d'évacuation dans 11 municipalités de la préfecture de Fukushima sujettes à la contamination radioactive. Ces aires doivent être divisées en 3 zones, selon les niveaux de radiation. Dans les lieux où ils sont relativement faibles, les habitants sont invités à regagner leurs domiciles. Viennent ensuite les zones dont les résidents sont priés de rester à distance puis les zones d'exclusion, susceptibles d'être inhabitables à plus long terme.
Pour le commentaire du jour, Tetsuo Ito, directeur de l'Institut de recherche sur l'énergie nucléaire de l'université du Kinki, répond à nos questions sur cette révision des zones d'évacuation dans la préfecture de Fukushima.
Radio Japon :
Que pensez-vous de cette révision des zones d'évacuation ?
Tetsuo Ito :
Je pense qu'il est important de diviser ces zones en fonction des niveaux de radiation plutôt que de les considérer comme un bloc unique et homogène. Il faut y voir un pas en avant dans la réponse à la volonté des résidents de regagner leurs villages le plus rapidement possible. Mais ces mesures ne suffiront pas à apaiser les craintes de la population.
Car les travaux de décontamination entrepris par les autorités continuent de susciter une certaine méfiance. Jusqu'à présent, le gouvernement central a fait décontaminer les bâtiments et les routes mais ces efforts ne se traduisent pas par une réduction conséquente des niveaux de radiation. Car les forêts montagneuses et les champs agricoles entourant les zones résidentielles sont fortement contaminés.
RJ :
Quelles mesures semblent donc nécessaires pour que les habitants puissent regagner leurs domiciles en toute sécurité ?
TI :
Les zones d'exclusion sont à 85 pour cent situées dans les montagnes et les champs agricoles. Ces zones doivent également être décontaminées mais les travaux n'y ont été entamés qu'à titre expérimental et presque rien n'a été fait.
Lorsque ces travaux débuteront, ils devraient générer d'importants volumes de matières contaminées : notamment de la terre, le sol étant morcelé sur une épaisseur de 5 cm, ou encore des branches d'arbres et des feuilles mortes.
Il faut également penser au nouveau mode de vie des résidents, lorsqu'ils auront regagné leurs domiciles. La plupart sont des agriculteurs et l'extraction de la terre à la surface des champs cultivés les rendra moins fertiles.
Je pense que pour aider ces gens à retourner chez eux sans difficultés, l'administration doit s'efforcer de créer un environnement viable, en introduisant par exemple des serres et d'autres modes d'exploitation agricole ou en accueillant des usines dans la région.
C'était le commentaire de Tetsuo Ito, directeur de l'Institut de recherche sur l'énergie nucléaire de l'université du Kinki.
Fin mars, les autorités avaient exposé un plan de réorganisation des zones d'évacuation dans 11 municipalités de la préfecture de Fukushima sujettes à la contamination radioactive. Ces aires doivent être divisées en 3 zones, selon les niveaux de radiation. Dans les lieux où ils sont relativement faibles, les habitants sont invités à regagner leurs domiciles. Viennent ensuite les zones dont les résidents sont priés de rester à distance puis les zones d'exclusion, susceptibles d'être inhabitables à plus long terme.
Pour le commentaire du jour, Tetsuo Ito, directeur de l'Institut de recherche sur l'énergie nucléaire de l'université du Kinki, répond à nos questions sur cette révision des zones d'évacuation dans la préfecture de Fukushima.
Radio Japon :
Que pensez-vous de cette révision des zones d'évacuation ?
Tetsuo Ito :
Je pense qu'il est important de diviser ces zones en fonction des niveaux de radiation plutôt que de les considérer comme un bloc unique et homogène. Il faut y voir un pas en avant dans la réponse à la volonté des résidents de regagner leurs villages le plus rapidement possible. Mais ces mesures ne suffiront pas à apaiser les craintes de la population.
Car les travaux de décontamination entrepris par les autorités continuent de susciter une certaine méfiance. Jusqu'à présent, le gouvernement central a fait décontaminer les bâtiments et les routes mais ces efforts ne se traduisent pas par une réduction conséquente des niveaux de radiation. Car les forêts montagneuses et les champs agricoles entourant les zones résidentielles sont fortement contaminés.
RJ :
Quelles mesures semblent donc nécessaires pour que les habitants puissent regagner leurs domiciles en toute sécurité ?
TI :
Les zones d'exclusion sont à 85 pour cent situées dans les montagnes et les champs agricoles. Ces zones doivent également être décontaminées mais les travaux n'y ont été entamés qu'à titre expérimental et presque rien n'a été fait.
Lorsque ces travaux débuteront, ils devraient générer d'importants volumes de matières contaminées : notamment de la terre, le sol étant morcelé sur une épaisseur de 5 cm, ou encore des branches d'arbres et des feuilles mortes.
Il faut également penser au nouveau mode de vie des résidents, lorsqu'ils auront regagné leurs domiciles. La plupart sont des agriculteurs et l'extraction de la terre à la surface des champs cultivés les rendra moins fertiles.
Je pense que pour aider ces gens à retourner chez eux sans difficultés, l'administration doit s'efforcer de créer un environnement viable, en introduisant par exemple des serres et d'autres modes d'exploitation agricole ou en accueillant des usines dans la région.
C'était le commentaire de Tetsuo Ito, directeur de l'Institut de recherche sur l'énergie nucléaire de l'université du Kinki.
village d'Iitate divisé en trois zones
Un village de la préfecture de Fukushima a été divisé en trois zones, selon leur accessibilité. L'une de ces sections a été clôturée en raison du haut niveau de la contamination radioactive.
Presque tous les 6 000 résidents du village d'Iitate ont été évacués en mars 2011, suite à l'accident de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, située non loin.
Le village a été divisé en trois zones ce mardi, avec 6 clôtures qui ont été installées le long de la section interdite d'accès. Les autorités estiment que cette section demeurera inhabitable pendant de nombreuses années.
Ces mesures s'inscrivent dans le projet gouvernemental de révision des zones d'exclusion et d'évacuation instaurées dans onze municipalités de la préfecture de Fukushima après la catastrophe nucléaire de l'an dernier.
Presque tous les 6 000 résidents du village d'Iitate ont été évacués en mars 2011, suite à l'accident de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, située non loin.
Le village a été divisé en trois zones ce mardi, avec 6 clôtures qui ont été installées le long de la section interdite d'accès. Les autorités estiment que cette section demeurera inhabitable pendant de nombreuses années.
Ces mesures s'inscrivent dans le projet gouvernemental de révision des zones d'exclusion et d'évacuation instaurées dans onze municipalités de la préfecture de Fukushima après la catastrophe nucléaire de l'an dernier.
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