Un village de la préfecture de Fukushima a été divisé en trois zones, selon leur accessibilité. L'une de ces sections a été clôturée en raison du haut niveau de la contamination radioactive.
Presque tous les 6 000 résidents du village d'Iitate ont été évacués en mars 2011, suite à l'accident de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi, située non loin.
Le village a été divisé en trois zones ce mardi, avec 6 clôtures qui ont été installées le long de la section interdite d'accès. Les autorités estiment que cette section demeurera inhabitable pendant de nombreuses années.
Ces mesures s'inscrivent dans le projet gouvernemental de révision des zones d'exclusion et d'évacuation instaurées dans onze municipalités de la préfecture de Fukushima après la catastrophe nucléaire de l'an dernier.
mercredi 18 juillet 2012
lundi 16 juillet 2012
170 mille au parc de Yoyogi en ce lundi férié.
Le centre de Tokyo a été le théâtre d'un rassemblement gigantesque pour protester contre la décision du gouvernement de remettre en service des réacteurs nucléaires.
Ils étaient 170 mille selon les organisateurs, 75 mille selon la police, rassemblés au parc de Yoyogi en ce lundi férié.
Ce rassemblement contre le nucléaire est l'un des plus importants depuis l'accident de la centrale Fukushima Daiichi l'année dernière.
Le lauréat du prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe et d'autres personnalités de premier plan ont appelé à manifester pour demander que le Japon renonce au nucléaire. Nombreux sont ceux qui ont répondu à l'appel, lancé en ligne et via Twitter, mais aussi par les syndicats.
Pendant le rassemblement, M. Oe a déclaré à la foule que la décision du gouvernement de réactiver des réacteurs malgré une forte opposition était une insulte faite à la population. Selon lui, une telle décision doit être révoquée.
Début juillet, un réacteur de la centrale d'Ohi au centre du Japon avait été remis en marche. Il a maintenant atteint sa pleine capacité de production.
Ce réacteur a été le premier à reprendre du service après l'arrêt temporaire des 50 réacteurs que compte le Japon pour des inspections entre autres raisons.
Ils étaient 170 mille selon les organisateurs, 75 mille selon la police, rassemblés au parc de Yoyogi en ce lundi férié.
Ce rassemblement contre le nucléaire est l'un des plus importants depuis l'accident de la centrale Fukushima Daiichi l'année dernière.
Le lauréat du prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe et d'autres personnalités de premier plan ont appelé à manifester pour demander que le Japon renonce au nucléaire. Nombreux sont ceux qui ont répondu à l'appel, lancé en ligne et via Twitter, mais aussi par les syndicats.
Pendant le rassemblement, M. Oe a déclaré à la foule que la décision du gouvernement de réactiver des réacteurs malgré une forte opposition était une insulte faite à la population. Selon lui, une telle décision doit être révoquée.
Début juillet, un réacteur de la centrale d'Ohi au centre du Japon avait été remis en marche. Il a maintenant atteint sa pleine capacité de production.
Ce réacteur a été le premier à reprendre du service après l'arrêt temporaire des 50 réacteurs que compte le Japon pour des inspections entre autres raisons.
vendredi 13 juillet 2012
niveaux élevés de radiation dans la partie inférieure du réacteur numéro 3
L'entreprise qui gère la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi a détecté des niveaux élevés de radiation dans la partie inférieure du réacteur numéro 3, avec une dose maximale de 360 millisieverts par heure.
Mercredi, la Compagnie d'électricité de Tokyo, TEPCO, a envoyé un robot contrôlé à distance, dans la pièce où se trouve la piscine de condensation. C'était la première fois qu'un robot explorait cette partie de la centrale.
TEPCO a rendu publiques des images vidéo prises à l'intérieur. On voit une porte brisée dans la partie sud-ouest de l'installation. Il n'y a aucun autre dommage visible ou fuite d'eau apparente.
Mais de hauts niveaux de radioactivité ont été détectés, dépassant en plusieurs endroits, les 100 millisieverts par heure. Les niveaux moyens sont plus élevés que ceux du réacteur numéro 2.
Les ingénieurs ont perdu le contrôle du robot après environ 3 heures. Les dirigeants de TEPCO disent n'avoir d'autre choix que de laisser le robot là où il se trouve pour l'instant.
L'entreprise tente d'identifier et de réparer le plus rapidement possible les dommages à la piscine de condensation et à l'enceinte de confinement. TEPCO souhaite pomper de l'eau pour ensuite enlever le combustible fondu qui se trouve dans le fond.
Mercredi, la Compagnie d'électricité de Tokyo, TEPCO, a envoyé un robot contrôlé à distance, dans la pièce où se trouve la piscine de condensation. C'était la première fois qu'un robot explorait cette partie de la centrale.
TEPCO a rendu publiques des images vidéo prises à l'intérieur. On voit une porte brisée dans la partie sud-ouest de l'installation. Il n'y a aucun autre dommage visible ou fuite d'eau apparente.
Mais de hauts niveaux de radioactivité ont été détectés, dépassant en plusieurs endroits, les 100 millisieverts par heure. Les niveaux moyens sont plus élevés que ceux du réacteur numéro 2.
Les ingénieurs ont perdu le contrôle du robot après environ 3 heures. Les dirigeants de TEPCO disent n'avoir d'autre choix que de laisser le robot là où il se trouve pour l'instant.
L'entreprise tente d'identifier et de réparer le plus rapidement possible les dommages à la piscine de condensation et à l'enceinte de confinement. TEPCO souhaite pomper de l'eau pour ensuite enlever le combustible fondu qui se trouve dans le fond.
test runs for removing fuel rods
The operator of the Fukushima Daiichi nuclear power plant will soon start test runs for removing fuel rods from a storage pool of the No. 4 reactor.The Nuclear and Industrial Safety Agency on Thursday approved safety measures for the removal procedure drawn up by Tokyo Electric Power Company.The reactor's fuel pool contains 1,535 fuel rods -- the highest number at the plant.TEPCO's trial run is part of efforts to decommission the plant. The test will involve removing 2 unused rods from the pool.A crane will be used to pull each of the 2 rods out of the pool, and then place them in a special container on the 5th floor of the reactor building.The container will prevent the fuel from going critical.Another crane will lower the container to the ground, where a truck will take it to a facility called a "common pool."Using an underwater camera, workers will first measure the radiation of the fuel rods. This is to ensure that they do not choose highly-radioactive spent fuel for the test run. Four cables will be used to prevent the container from falling.TEPCO will also check if there's any damage to the metal container used to store the fuel rods. This is a concern because seawater was used to cool the reactor after last year's accident.TEPCO says it cannot reveal the date of the test for security reasons.Full-scale removal of the rods is scheduled to begin sometime next year.Concerns have been raised about the state of the reactor building and the fuel pool.
mardi 3 juillet 2012
higher levels of radioactive cesium in freshwater fish
Japan's Environment Ministry says it detected higher levels of radioactive cesium in freshwater fish than marine fish in disaster-hit Fukushima Prefecture.The ministry on Monday released the results of its study conducted from December last year to February this year. It took freshwater samples in rivers and lakes, as well as at 8 locations in the open sea.The highest amount of cesium, 2,600 Becquerels per kilogram, was found in a goby freshwater fish taken from a river that flows from Iitate Village to Minamisoma City, north of the crippled plant.Some water bugs, which freshwater fish eat, also showed high levels of 330 to 670 Becquerels per kilogram.A type of flounder and bass caught off Iwaki City, south of the plant, registered 260 Becquerels per kilogram-- the highest level for marine fish.A ministry official spoke about the differences in cesium levels in freshwater and marine fish. The official said marine fish are likely to get rid of cesium from their bodies more quickly as they have the ability to excrete salt.The ministry will closely monitor freshwater fish as radioactive cesium may remain in their bodies for a longer period.
premier redémarrage d'un réacteur depuis l'accident nucléaire de Fukushima Dai-ichi
Pour notre commentaire d'aujourd'hui, nous avons demandé à Noriyuki Mizuno, de la NHK, de nous parler du réacteur 3 de la centrale nucléaire d'Ohi, où la réaction en chaîne a repris ce lundi.
Radio Japon
Quelles mesures préparatoires sont-elles prises par l'opérateur de la centrale, la Compagnie d'électricité du Kansai, et le gouvernement ?
Noriuki Mizuno
Des mesures spéciales inhabituelles ont été mises en place, parce qu'il s'agira du premier redémarrage d'un réacteur depuis l'accident nucléaire de Fukushima Dai-ichi. La compagnie, Kepco, a demandé aux travailleurs d'autres centrales nucléaires de participer aux préparatifs à la centrale d'Ohi et de multiplier les contrôles. Le gouvernement a doublé le nombre d'inspecteurs de l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle. Les inspecteurs ont été postés dans la salle de contrôle de la centrale pour surveiller de près les étapes préparatoires.
Tout cela nous donne l'impression que des mesures renforcées sont en place, mais il y aussi des problèmes.
Peu après le début des préparatifs, une baisse du niveau de l'eau dans le réservoir d'un générateur a déclenché une alarme. Mais c'est seulement une demi-journée plus tard que l'agence et Kepco ont dévoilé l'incident. La raison avancée pour ce retard est qu'ils considéraient l'incident comme un problème mineur qu'il n'était pas nécessaire de signaler. Mais comme il était survenu alors que de nombreux habitants s'inquiétaient du redémarrage, cette affaire a suscité des critiques de la part des municipalités locales.
Radio Japon
Les mesures de sécurité n'ont pas encore été toutes mises en place, n'est-ce pas ?
Noriuki Mizuno
Non, pas encore. Le gouvernement soutient que même si un séisme ou un tsunami aussi graves que ceux qui ont frappé Fukushima se produisaient, une fusion du coeur du réacteur n'aurait pas lieu. Ils justifient leur optimisme en avançant les mesures qui pourraient rapidement être appliquées par les techniciens, notamment le renforcement du système d'alimentation et des pompes.
Mais les mesures qui nécessitent plus de temps, comme par exemple la construction d'un immeuble de bureaux aux normes antisismiques, n'ont pas encore été réalisées. Aucune évaluation de la résistance de la centrale aux catastrophes autres qu'un séisme ou un tsunami n'a été effectuée. On ne sait pas non plus ce qui pourrait se passer en cas d'attaque terroriste.
Les efforts de réévaluation des plans d'évacuation de la population locale et de renforcement de la préparation aux catastrophes en sont encore à mi-chemin. A mon avis, le redémarrage du réacteur de la centrale d'Ohi survient alors que les mesures visant à minimiser les dégâts possibles en cas de fusion du coeur du réacteur ne sont pas encore au point.
La catastrophe de Fukushima a fait prendre conscience au public de l'ampleur des risques impliqués dans une catastrophe nucléaire et par conséquent, un nouveau système de régulation devrait être mis en place dès que possible.
C'était un commentaire de Noriyuki Mizuno, de la NHK.
Radio Japon
Quelles mesures préparatoires sont-elles prises par l'opérateur de la centrale, la Compagnie d'électricité du Kansai, et le gouvernement ?
Noriuki Mizuno
Des mesures spéciales inhabituelles ont été mises en place, parce qu'il s'agira du premier redémarrage d'un réacteur depuis l'accident nucléaire de Fukushima Dai-ichi. La compagnie, Kepco, a demandé aux travailleurs d'autres centrales nucléaires de participer aux préparatifs à la centrale d'Ohi et de multiplier les contrôles. Le gouvernement a doublé le nombre d'inspecteurs de l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle. Les inspecteurs ont été postés dans la salle de contrôle de la centrale pour surveiller de près les étapes préparatoires.
Tout cela nous donne l'impression que des mesures renforcées sont en place, mais il y aussi des problèmes.
Peu après le début des préparatifs, une baisse du niveau de l'eau dans le réservoir d'un générateur a déclenché une alarme. Mais c'est seulement une demi-journée plus tard que l'agence et Kepco ont dévoilé l'incident. La raison avancée pour ce retard est qu'ils considéraient l'incident comme un problème mineur qu'il n'était pas nécessaire de signaler. Mais comme il était survenu alors que de nombreux habitants s'inquiétaient du redémarrage, cette affaire a suscité des critiques de la part des municipalités locales.
Radio Japon
Les mesures de sécurité n'ont pas encore été toutes mises en place, n'est-ce pas ?
Noriuki Mizuno
Non, pas encore. Le gouvernement soutient que même si un séisme ou un tsunami aussi graves que ceux qui ont frappé Fukushima se produisaient, une fusion du coeur du réacteur n'aurait pas lieu. Ils justifient leur optimisme en avançant les mesures qui pourraient rapidement être appliquées par les techniciens, notamment le renforcement du système d'alimentation et des pompes.
Mais les mesures qui nécessitent plus de temps, comme par exemple la construction d'un immeuble de bureaux aux normes antisismiques, n'ont pas encore été réalisées. Aucune évaluation de la résistance de la centrale aux catastrophes autres qu'un séisme ou un tsunami n'a été effectuée. On ne sait pas non plus ce qui pourrait se passer en cas d'attaque terroriste.
Les efforts de réévaluation des plans d'évacuation de la population locale et de renforcement de la préparation aux catastrophes en sont encore à mi-chemin. A mon avis, le redémarrage du réacteur de la centrale d'Ohi survient alors que les mesures visant à minimiser les dégâts possibles en cas de fusion du coeur du réacteur ne sont pas encore au point.
La catastrophe de Fukushima a fait prendre conscience au public de l'ampleur des risques impliqués dans une catastrophe nucléaire et par conséquent, un nouveau système de régulation devrait être mis en place dès que possible.
C'était un commentaire de Noriyuki Mizuno, de la NHK.
lundi 2 juillet 2012
réacteur de la centrale d'Ohi dans la préfecture de Fukui
Un réacteur nucléaire japonais, maintenant réactivé, a atteint lundi le niveau critique pour la première fois en 15 mois.
Le réacteur de la centrale d'Ohi dans la préfecture de Fukui dans le centre du Japon va commencer à générer de l'électricité mercredi et produira à pleine capacité quatre jours plus tard.
Dimanche soir à 21 heures, les employés de la Compagnie d'électricité du Kansai ont actionné un levier pour relever les barres de contrôle du réacteur Numéro 3.
A 6 heures lundi matin, l'entreprise a confirmé que la réaction en chaîne dans le réacteur avait atteint le niveau critique.
Il s'agit du premier réacteur nucléaire japonais qui est remis en service après que tous les réacteurs du pays ont été désactivés, suite à l'accident de mars 2011 à la centrale Fukushima Dai-ichi.
A noter que ce lundi matin, quelques heures avant l'aube, des protestataires se sont rassemblés près des portes de la centrale d'Ohi et ont bloqué la route menant aux installations.
Le réacteur de la centrale d'Ohi dans la préfecture de Fukui dans le centre du Japon va commencer à générer de l'électricité mercredi et produira à pleine capacité quatre jours plus tard.
Dimanche soir à 21 heures, les employés de la Compagnie d'électricité du Kansai ont actionné un levier pour relever les barres de contrôle du réacteur Numéro 3.
A 6 heures lundi matin, l'entreprise a confirmé que la réaction en chaîne dans le réacteur avait atteint le niveau critique.
Il s'agit du premier réacteur nucléaire japonais qui est remis en service après que tous les réacteurs du pays ont été désactivés, suite à l'accident de mars 2011 à la centrale Fukushima Dai-ichi.
A noter que ce lundi matin, quelques heures avant l'aube, des protestataires se sont rassemblés près des portes de la centrale d'Ohi et ont bloqué la route menant aux installations.
vendredi 29 juin 2012
Japon: trop dangereux, 24 réacteurs sur 50 doivent être vite démantelés
Japon: trop dangereux, 24 réacteurs sur 50 doivent être vite démantelés
TOKYO - Des parlementaires japonais, qui ont étudié la dangerosité des 50 réacteurs de l'archipel, en ont déduit que 24 doivent être démantelés au plus vite car situés sur des failles ou présentant d'autres risques importants.
Selon le groupe Genpatsu zero (zéro centrale nucléaire), qui rassemble des députés et sénateurs de plusieurs partis de différents bords, près de la moitié des réacteurs de l'archipel sont vulnérables au point de nécessiter un arrêt définitif et une démolition.
Parmi les 24 réacteurs en question figurent les deux unités (5 et 6) encore considérées comme potentiellement exploitables à l'avenir à la centrale accidentée de Fukushima Daiichi, les quatre du site voisin de Fukushima Daini, deux complexes atomiques frappés par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 et à la merci de répliques.
Sont aussi dans le collimateur des parlementaires antinucléaires les 7 réacteurs de la centrale de Kashiwazaki-kariwa, exploitée par la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) et desservant la capitale à l'instar des sites de Fukushima. Cette installation avait été mise à mal par un séisme en 2007 à Niigata et la sismicité alentour inquiète.
Le centrale de Hamaoka, dans le centre, suscite aussi de fortes craintes, lesquelles avaient d'ailleurs conduit l'ex-Premier ministre Naoto Kan à faire stopper ses deux réacteurs quelques semaines après l'accident de Fukushima en raison de probabilités élevées de survenue de secousses de magnitude 8 au cours des 30 années à venir dans cette région distante d'une centaine de kilomètres de la zone industrielle de Nagoya et de 200 kilomètres de Tokyo.
Quant aux 26 réacteurs restants, ils ont fait l'objet d'un classement de dangerosité en fonction de leur âge, du type de technologie employée, de la nature du terrain sur lequel ils sont érigés, des moyens parasismiques dont ils disposent ou encore des populations alentour.
Il en ressort que les plus à risques sont les tranches 1 et 2 de la centrale d'Ohi (ou Oi), situées juste à côté des deux unités 3 et 4 dont le gouvernement vient d'autoriser le redémarrage, ce qui sera effectif à la fin de cette semaine ou au début de la suivante, même si des sismologues ont mis en garde et que les travaux de renforcement parasismique et vis-à-vis des raz-de marée n'y seront achevés que dans trois ans.
Actuellement 48 des 50 réacteurs de l'archipel sont arrêtés sine die à cause de séismes ou de sessions de maintenance prolongées en raison de mesures supplémentaires de précaution prises à la suite de l'accident de Fukushima.
(©AFP / 29 juin 2012 04h29)
jeudi 28 juin 2012
niveau record de 10,300 millisieverts par heure
Des niveaux records de radiation ont été détectés dans l'enceinte de confinement du réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.
La Compagnie d'électricité de Tokyo a déclaré avoir utilisé mardi des endoscopes et des dosimètres pour examiner l'intérieur du réacteur. Il s'agissait des premiers enregistrements opérés depuis l'accident du mois de mars 2011.
Un niveau record de 10,300 millisieverts par heure a donc été détecté. Le relevé a été effectué à 20 centimètres au-dessus de la surface d'une flaque d'eau contaminée dans la piscine de condensation. De telles radiations peuvent entraîner la mort en moins de 50 minutes. Aucune pièce endommagée n'a toutefois été identifiée dans l'enceinte de confinement, durant ces contrôles techniques.
Selon un responsable de Tepco, Junichi Matsumoto, ces hauts niveaux de radiation dans le réacteur numéro 1 seraient liés à une fusion des barres de combustible plus importante que dans les autres réacteurs.
La dangerosité du site excluant toute intervention humaine, des robots vont être utilisés pour l'évaluation des dommages internes.
La Compagnie d'électricité de Tokyo a déclaré avoir utilisé mardi des endoscopes et des dosimètres pour examiner l'intérieur du réacteur. Il s'agissait des premiers enregistrements opérés depuis l'accident du mois de mars 2011.
Un niveau record de 10,300 millisieverts par heure a donc été détecté. Le relevé a été effectué à 20 centimètres au-dessus de la surface d'une flaque d'eau contaminée dans la piscine de condensation. De telles radiations peuvent entraîner la mort en moins de 50 minutes. Aucune pièce endommagée n'a toutefois été identifiée dans l'enceinte de confinement, durant ces contrôles techniques.
Selon un responsable de Tepco, Junichi Matsumoto, ces hauts niveaux de radiation dans le réacteur numéro 1 seraient liés à une fusion des barres de combustible plus importante que dans les autres réacteurs.
La dangerosité du site excluant toute intervention humaine, des robots vont être utilisés pour l'évaluation des dommages internes.
dimanche 24 juin 2012
Aucune substance radioactive n'a été détectée dans des produits de la mer, capturés au large de la préfecture de Fukushima
Aucune substance radioactive n'a été détectée dans des produits de la mer, capturés au large de la préfecture de Fukushima. Il s'agit du résultat d'un premier test depuis l'accident à la centrale nucléaire.
La Fédération préfectorale des associations de coopératives de pêche a annoncé samedi que trois sortes d'échantillons choisis ont présenté des niveaux de radiation inférieurs aux valeurs décelables par des appareils de mesures de la radioactivité.
Deux sortes de poulpes et un type de crustacé ont fait l'objet de ces examens vendredi et samedi dans un laboratoire du port de Matsukawaura dans la ville de Soma.
Il s'agit du premier test effectué sur des échantillons de fruits de mer dans la région depuis l'accident de la centrale Fukushima Dai-ichi en mars 2011.
Les poulpes et crustacés seront bouillis et traités avant d'être mis en vente dans les supermarchés de la ville la semaine prochaine.
La fédération des pêcheurs envisage d'effectuer une autre série de prises d'ici la fin du mois, avant de vendre, si possible, les produits à Tokyo et sur d'autres marchés importants.
La Fédération préfectorale des associations de coopératives de pêche a annoncé samedi que trois sortes d'échantillons choisis ont présenté des niveaux de radiation inférieurs aux valeurs décelables par des appareils de mesures de la radioactivité.
Deux sortes de poulpes et un type de crustacé ont fait l'objet de ces examens vendredi et samedi dans un laboratoire du port de Matsukawaura dans la ville de Soma.
Il s'agit du premier test effectué sur des échantillons de fruits de mer dans la région depuis l'accident de la centrale Fukushima Dai-ichi en mars 2011.
Les poulpes et crustacés seront bouillis et traités avant d'être mis en vente dans les supermarchés de la ville la semaine prochaine.
La fédération des pêcheurs envisage d'effectuer une autre série de prises d'ici la fin du mois, avant de vendre, si possible, les produits à Tokyo et sur d'autres marchés importants.
vendredi 22 juin 2012
Fukushima : des informations essentielles sur la radioactivité ont été tues par les autorités japonaises
Tokyo, le jeudi 21 juin 2012 - Entre le 17 et le 19 mars 2011,
l’armée de l’air américaine a recueilli des informations très
précieuses sur la radioactivité émanant de la centrale de Fukushima
très gravement endommagée par le séisme et le tsunami survenus le
12 mars. Elle a notamment pu observer que les personnes résidant
dans une zone située à 25 kilomètres au nord ouest de
l’installation, avaient été exposées à l’équivalent du taux maximum
admissible annuel de radioactivité en huit heures. Cette
information, d’autant plus importante que certaines personnes
déplacées s’orientaient vers la zone concernée a été transmise à
l’Agence de Sécurité nucléaire et industrielle du Japon et au
ministère des sciences et des technologies mais n’a pas été relayée
par ces services au Premier ministre. « Il est extrêmement
regrettable que cette information n’ait pas été partagée ou
utilisée correctement au sein du gouvernement et je n’ai pas de
mots pour m’excuser, surtout auprès des victimes de la
catastrophe » vient de reconnaître le Ministre de l’Industrie,
Yukio Edano, porte-parole du gouvernement pendant la crise. Cette
dissimulation s’ajoute à une série de dysfonctionnements constatés
ces derniers mois révélant de nombreuses failles dans le dispositif
de gestion de la crise par les autorités japonaises, failles qui
aujourd’hui pèsent lourdement sur la confiance des Japonais.
M.P.
M.P.
jeudi 14 juin 2012
redémarrage de 2 réacteurs
Au Japon, le redémarrage de 2 réacteurs d'une centrale de la préfecture de Fukui, près de la mer du Japon, devrait être officiellement décidé samedi par le gouvernement.
Il s'agit de 2 des 50 réacteurs désactivés dans l'Archipel depuis l'accident nucléaire de Fukushima, en mars 2011.
Ce jeudi, le maire d'Ohi, Shinobu Tokioka, a annoncé à l'assemblée municipale qu'il se conformerait finalement à la décision gouvernementale de remettre les réacteurs en service. Il a ensuite rencontré Issei Nishikawa, le gouverneur de la préfecture de Fukui, pour lui faire part de sa décision.
M. Tokioka a évoqué l'appel du premier ministre Yoshihiko Noda en faveur du redémarrage afin de répondre à la demande énergétique, ainsi que le rapport de la commission de sûreté nucléaire mise en place par la préfecture.
M. Nishikawa a pour sa part déclaré qu'il annoncerait prochainement sa décision au gouvernement. Il a ensuite tenu une conférence de presse pour justifier son choix et obtenir l'aval de la population locale.
Il s'agit de 2 des 50 réacteurs désactivés dans l'Archipel depuis l'accident nucléaire de Fukushima, en mars 2011.
Ce jeudi, le maire d'Ohi, Shinobu Tokioka, a annoncé à l'assemblée municipale qu'il se conformerait finalement à la décision gouvernementale de remettre les réacteurs en service. Il a ensuite rencontré Issei Nishikawa, le gouverneur de la préfecture de Fukui, pour lui faire part de sa décision.
M. Tokioka a évoqué l'appel du premier ministre Yoshihiko Noda en faveur du redémarrage afin de répondre à la demande énergétique, ainsi que le rapport de la commission de sûreté nucléaire mise en place par la préfecture.
M. Nishikawa a pour sa part déclaré qu'il annoncerait prochainement sa décision au gouvernement. Il a ensuite tenu une conférence de presse pour justifier son choix et obtenir l'aval de la population locale.
dimanche 10 juin 2012
Un rapport du gouvernement japonais estime qu'une grande partie des personnes évacuées après la catastrophe nucléaire de Fukushima ne pourront pas rentrer chez elles dans un avenir proche, pas même avant 10 ans
Un rapport du gouvernement japonais estime qu'une grande partie des personnes évacuées après la catastrophe nucléaire de Fukushima ne pourront pas rentrer chez elles dans un avenir proche, pas même avant 10 ans.
En cause, les niveaux de radiation autour de la centrale Fukushima Dai-ichi. Ils devraient dépasser la norme annuelle de sûreté, fixée à 20 millisieverts, dans six villes et villages aujourd'hui interdits d'accès.
Le rapport a été présenté samedi aux responsables locaux dans la préfecture de Fukushima.
Parmi les 86 000 personnes évacuées des municipalités classées comme zones interdites, 32 pour cent ne devraient pas pouvoir rentrer chez elles d'ici 2017. La proportion pourrait atteindre 18 pour cent d'ici 2022.
En cause, les niveaux de radiation autour de la centrale Fukushima Dai-ichi. Ils devraient dépasser la norme annuelle de sûreté, fixée à 20 millisieverts, dans six villes et villages aujourd'hui interdits d'accès.
Le rapport a été présenté samedi aux responsables locaux dans la préfecture de Fukushima.
Parmi les 86 000 personnes évacuées des municipalités classées comme zones interdites, 32 pour cent ne devraient pas pouvoir rentrer chez elles d'ici 2017. La proportion pourrait atteindre 18 pour cent d'ici 2022.
mercredi 6 juin 2012
Commission de sûreté nucléaire du Japon
Les responsables de la Commission de sûreté nucléaire du Japon ont annoncé qu'ils avaient trouvé des preuves indiquant que l'agence s'était pliée à des pressions de la part d'entreprises énergétiques quand elle avait proposé les mesures de sécurité nucléaire il y a plus de 20 ans.
L'organe de surveillance du nucléaire avait mis en place un groupe de travail pour étudier les effets de la déperdition énergétique à long terme dans les centrales nucléaires.
La Commission a fait savoir que les documents d'archives montraient qu'elle avait tenu des réunions à huis-clos avec les entreprises énergétiques. Les responsables en charge avaient souligné qu'il y avait des risques minimes de déperdition énergétique. Ils s'étaient opposés à toute mesure concrète sur la façon d'agir face à un tel événement.
Les documents montrent que la Commission avait décidé de ne pas ajouter des mesures concernant la déperdition énergétique dans ses directives. Ils ont aussi révélé que le rapport du groupe de travail était basé sur un avant-projet préparé par les entreprises énergétiques.
L'organe de sûreté japonais a rassemblé ces documents à la demande d'une commission parlementaire qui souhaitait passer en revue ses archives. La commission est chargée de l'enquête sur l'accident nucléaire de l'année dernière à la centrale Fukushima Daiichi.
Le président de la Commission Haruki Madarame a déclaré qu'il était regretable que l'agence ait basé son rapport sur l'avant-projet des entreprises énergétiques.
L'organe de surveillance du nucléaire avait mis en place un groupe de travail pour étudier les effets de la déperdition énergétique à long terme dans les centrales nucléaires.
La Commission a fait savoir que les documents d'archives montraient qu'elle avait tenu des réunions à huis-clos avec les entreprises énergétiques. Les responsables en charge avaient souligné qu'il y avait des risques minimes de déperdition énergétique. Ils s'étaient opposés à toute mesure concrète sur la façon d'agir face à un tel événement.
Les documents montrent que la Commission avait décidé de ne pas ajouter des mesures concernant la déperdition énergétique dans ses directives. Ils ont aussi révélé que le rapport du groupe de travail était basé sur un avant-projet préparé par les entreprises énergétiques.
L'organe de sûreté japonais a rassemblé ces documents à la demande d'une commission parlementaire qui souhaitait passer en revue ses archives. La commission est chargée de l'enquête sur l'accident nucléaire de l'année dernière à la centrale Fukushima Daiichi.
Le président de la Commission Haruki Madarame a déclaré qu'il était regretable que l'agence ait basé son rapport sur l'avant-projet des entreprises énergétiques.
samedi 2 juin 2012
des thermomètres du réacteur 2 ne fonctionnaient pas
L'opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi a annoncé que plus de la moitié des thermomètres du réacteur 2 ne fonctionnaient pas.
D'après la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, 23 des 41 thermomètres sont concernés. L'entreprise attribue le problème à l'importante humidité qui règne dans le réacteur. Elle affirme vouloir installer de nouveaux thermomètres d'ici à la fin juillet. Actuellement elle s'efforce de décontaminer le site et de former des travailleurs pour cette tâche.
Un responsable de Tepco rappelle que les thermomètres sont indispensables pour comprendre l'état du réacteur et pour constater qu'il reste en état d'arrêt à froid.
D'après la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, 23 des 41 thermomètres sont concernés. L'entreprise attribue le problème à l'importante humidité qui règne dans le réacteur. Elle affirme vouloir installer de nouveaux thermomètres d'ici à la fin juillet. Actuellement elle s'efforce de décontaminer le site et de former des travailleurs pour cette tâche.
Un responsable de Tepco rappelle que les thermomètres sont indispensables pour comprendre l'état du réacteur et pour constater qu'il reste en état d'arrêt à froid.
dimanche 27 mai 2012
bâtiment du réacteur 4 visite pour la première fois
Au Japon, l'opérateur de la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi a pour la première fois autorisé des représentants des médias à pénétrer ce samedi dans le bâtiment d'un des réacteurs.
Pour limiter l'exposition aux radiations et gérer la sécurité, quatre journalistes et cameramen ont été choisis parmi les représentants des médias accompagnant le ministre en charge de la crise nucléaire Goshi Hosono. Les quatre sont entrés dans le bâtiment du réacteur 4 pour une observation qui a duré environ 30 minutes.
Au premier étage, le taux de radiation enregistré était de 500 microsieverts par heure au moment de la visite. Ce niveau de radiation entraîne une exposition à 1 millisievert après deux heures, soit le niveau annuel autorisé pour une personne.
Le bâtiment du réacteur a été fortement endommagé par une explosion d'hydrogène le 15 mars de l'année dernière, quatre jours après que la centrale eut été touchée par le tsunami déclenché par un puissant séisme.
Aucune fusion ne s'est produite dans le réacteur parce qu'il était provisoirement à l'arrêt pour une inspection de routine et le combustible nucléaire avait été transporté vers une piscine de stockage. La piscine contient 1535 barres de combustible et Tepco envisage d'y poser un couvercle dans le cadre des préparatifs en vue du début de l'enlèvement des barres l'an prochain.
Pour limiter l'exposition aux radiations et gérer la sécurité, quatre journalistes et cameramen ont été choisis parmi les représentants des médias accompagnant le ministre en charge de la crise nucléaire Goshi Hosono. Les quatre sont entrés dans le bâtiment du réacteur 4 pour une observation qui a duré environ 30 minutes.
Au premier étage, le taux de radiation enregistré était de 500 microsieverts par heure au moment de la visite. Ce niveau de radiation entraîne une exposition à 1 millisievert après deux heures, soit le niveau annuel autorisé pour une personne.
Le bâtiment du réacteur a été fortement endommagé par une explosion d'hydrogène le 15 mars de l'année dernière, quatre jours après que la centrale eut été touchée par le tsunami déclenché par un puissant séisme.
Aucune fusion ne s'est produite dans le réacteur parce qu'il était provisoirement à l'arrêt pour une inspection de routine et le combustible nucléaire avait été transporté vers une piscine de stockage. La piscine contient 1535 barres de combustible et Tepco envisage d'y poser un couvercle dans le cadre des préparatifs en vue du début de l'enlèvement des barres l'an prochain.
vendredi 25 mai 2012
Japon: les fuites de Fukushima 2,5 fois plus fortes qu'annoncé
Les fuites radioactives de la centrale nucléaire de Fukushima juste après la catastrophe de mars 2011 ont été deux fois et demi supérieures aux estimations des autorités japonaises. Selon Tokyo Electric Power, 99% d'entre elles ont eu lieu durant les trois premières semaines.
Les radiations émises pendant cette période ont représenté un sixième de celles de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986, a indiqué jeudi l'opérateur de la centrale dans un rapport.
Selon Tepco, la fusion probable de trois réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi a rejeté dans l'air quelque 900'000 terabecquerels de substances radioactives.
OMS rassurante
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié mercredi un rapport d'évaluation plus rassurant. Les doses radioactives reçues par la population japonaise après l'accident nucléaire de Fukushima l'an dernier sont restées en grande partie en dessous des normes internationales.
L'OMS souligne toutefois qu'elles ont été dépassées dans deux endroits au Japon et qu'en dehors de la préfecture de Fukushima, la contamination s'est produite avant tout à travers la nourriture.
(ats / 24.05.2012 20h05)
mardi 22 mai 2012
cooling water may be leaking from a second reactor
Japanese scientists say cooling water may be leaking from a second reactor at the Fukushima Daiichi nuclear plant. They say the water level of the reactor's containment vessel is much shallower than previously thought.Researchers at the government-backed Japan Nuclear Energy Safety Organization analyzed the internal pressure and other data from the No.1 reactor.They say the water in the vessel is about 40 centimeters deep. The plant's operator, Tokyo Electric Power Company, says the water should have a depth of about 2 meters.They say water may be leaking from a hole in a pipe 40 centimeters from the bottom of the vessel. The pipe is connected to the suppression chamber below. The hole is estimated to be 2 centimeters across.The power company says that despite the low water level, the nuclear fuel in the vessel is sufficiently cooled at about 30 degrees Celsius.In March, the utility used an endoscope to find that the water level inside the No.2 reactor had fallen to 60 centimeters.The water leaks at the two reactors could make the task of decommissioning the plant more difficult. The utility plans to fill the containment vessels with water to remove melted fuel.
dimanche 20 mai 2012
débris provenant du tsunami
Le gouvernement américain redouble d'efforts pour surveiller la gigantesque quantité de débris provenant du tsunami historique de mars 2011 au Japon mais ayant dérivé à travers l'océan Pacifique jusqu'à la côte ouest des Etats-Unis.
L'Administration océanique et atmosphérique nationale, la NOAA, a renforcé depuis le mois de mai sa surveillance des débris provenant de la mer. Certains fragments ont déjà atteint les régions nord du continent américain et se sont échoués sur les côtes de l'Alaska et de la Colombie britannique, au Canada.
Selon la NOAA, les débris du tsunami vont probablement arriver rapidement sur les côtes des Etats de Washington, de l'Oregon et de Californie. Des groupes de bénévoles ont prévu de rester vigilants sur la côte ouest et de contribuer ainsi aux efforts de surveillance d'éventuels débris.
Selon le gouvernement japonais, environ 1 million 500 000 tonnes de débris provenant du tsunami flottent actuellement dans le Pacifique.
L'Administration océanique et atmosphérique nationale, la NOAA, a renforcé depuis le mois de mai sa surveillance des débris provenant de la mer. Certains fragments ont déjà atteint les régions nord du continent américain et se sont échoués sur les côtes de l'Alaska et de la Colombie britannique, au Canada.
Selon la NOAA, les débris du tsunami vont probablement arriver rapidement sur les côtes des Etats de Washington, de l'Oregon et de Californie. Des groupes de bénévoles ont prévu de rester vigilants sur la côte ouest et de contribuer ainsi aux efforts de surveillance d'éventuels débris.
Selon le gouvernement japonais, environ 1 million 500 000 tonnes de débris provenant du tsunami flottent actuellement dans le Pacifique.
jeudi 17 mai 2012
investigating the nuclear accident
Japan's parliamentary panel investigating the nuclear accident at the Fukushima Daiichi power plant says ministry officials handling the nuclear issue at that time lacked a sense of crisis.Panel chair Kiyoshi Kurokawa made the remark on Wednesday after testimony at a panel meeting by Kazuo Matsunaga, who was the administrative vice minister for economy, trade and industry at the time of the accident.Kurokawa said that during the meeting the former vice minister often declined to clarify his responsibility for taking preventive measures against possible disasters as well as emergency response measures after the accident.He also said the testimony made it clear that ministries in charge of the nuclear policy were not competent enough to bear the responsibility for such an issue.Kurokawa added that his panel aims to submit a final report in June on the cause of the accident and suggestions to prevent a recurrence.Earlier in the day, the former administrative vice minister was asked how he was involved in work to decide evacuation areas around the troubled plant.Matsunaga responded that he was aware that his ministry was leaving such a matter to the Nuclear and Industrial Safety Agency.Asked about responses by his ministry to the 2004 Indian Ocean tsunami, he said that discussions might have been taking place within the agency. But he added that he doesn't believe he received a report on the matter.
A vehicle that can be driven in radioactively contaminated areas
A vehicle that can be driven in radioactively contaminated areas has been shown to media.The nuclear, biological and chemical reconnaissance vehicle was unveiled on Wednesday at a Ground Self-Defense Force post in Saitama City, north of Tokyo.SDF officials say the vehicle has highly airtight armor and an air cleaning device, and can also be used in areas contaminated by toxic gases and bacteria.The vehicle's operator can use its sensor to detect outside radiation and get data on toxic gases and bacteria.Unlike such vehicles used for the Fukushima Daiichi nuclear plant accident, the new one can send out collected data immediately, allowing the SDF to assess situations quickly and draw up decontamination plans.The vehicle is expected to cost about 9 million dollars. Three have been deployed.The GSDF says it plans to deploy dozens of the vehicles around the country.
lundi 14 mai 2012
"A Fukushima, ce sont les femmes qui se mobilisent"
"A Fukushima, ce sont les femmes qui se mobilisent"
Des parents réunis à Tokyo le 12 juillet 2011 lors d’un meeting pour protéger les enfants des radiations / ©KO SASAKI/The New York Times-REDUX-REA
« De Tchernobyl à Fukushima », c’est le thème du forum sur la radioprotection qui se tiendra à Genève, en Suisse, les 12 et 13 mai. Organisé par l’IndependantWHO, un mouvement citoyen créé par un collectif d’associations, il rassemblera des scientifiques mais aussi de simples citoyens venus du monde entier, et en particulier de Fukushima, au Japon.
Interview de Kolin Kobayashi, journaliste japonais, correspondant du Days Japan en France.
Interview de Kolin Kobayashi, journaliste japonais, correspondant du Days Japan en France.
A-t-on déjà une idée de l’impact de Fukushima sur la santé des Japonais ?
Il va y avoir de gros problèmes, c’est évident. Un organisme français indépendant de mesures, l’Acro, a fait des analyses d’urine parmi les habitants : tous les échantillons prélevés chez les enfants sont contaminés et une majorité de ceux des adultes le sont également. Même à 250 kms de la centrale, des enfants sont touchés. C’est une contamination qui dure, qui est inquiétante et qui se traduit par des saignements de nez, des diarrhées, des vomissements, etc. chez les petits. Des cas de morts subites chez les adultes ont aussi été rapportés, y compris à Tokyo.
Mais il est difficile d’établir le lien de causalité avec la catastrophe car les médecins ne disent pas forcément la vérité. Une jeune femme de Fukushima s’est réfugiée à Tokyo alors qu’elle était enceinte. A l’échographie, son gynécologue a vu que son bébé souffrait d’une grave malformation. Il lui a conseillé d’avorter, ce qu’elle a fait, mais il s’est bien gardé de lui parler de la radioactivité.
Les autorités refusent de faire une enquête épidémiologique. Au début, elles ont voulu rassurer la population en affirmant que la pollution radioactive ne correspondait qu’à 10% de celle rejetée à Tchernobyl. On sait aujourd’hui qu’elle est similaire, certains scientifiques estiment même qu’elle pourrait être plus importante. Or, avant Tchernobyl, 80% des enfants ukrainiens étaient en bonne santé, ils ne sont plus que 25% aujourd’hui. Il n y a pas que des cancers, ils ont une baisse de l’immunité, des malformations, des problèmes cardiaques... On peut s’attendre à quelque chose de cet ordre-là à Fukushima.
Mais il est difficile d’établir le lien de causalité avec la catastrophe car les médecins ne disent pas forcément la vérité. Une jeune femme de Fukushima s’est réfugiée à Tokyo alors qu’elle était enceinte. A l’échographie, son gynécologue a vu que son bébé souffrait d’une grave malformation. Il lui a conseillé d’avorter, ce qu’elle a fait, mais il s’est bien gardé de lui parler de la radioactivité.
Les autorités refusent de faire une enquête épidémiologique. Au début, elles ont voulu rassurer la population en affirmant que la pollution radioactive ne correspondait qu’à 10% de celle rejetée à Tchernobyl. On sait aujourd’hui qu’elle est similaire, certains scientifiques estiment même qu’elle pourrait être plus importante. Or, avant Tchernobyl, 80% des enfants ukrainiens étaient en bonne santé, ils ne sont plus que 25% aujourd’hui. Il n y a pas que des cancers, ils ont une baisse de l’immunité, des malformations, des problèmes cardiaques... On peut s’attendre à quelque chose de cet ordre-là à Fukushima.
Les citoyens sont-ils très mobilisés ?
Le gouvernement n’ayant pas su bien gérer la catastrophe et protéger la population, des laboratoires citoyens de mesures de la radioactivité se sont créés. En moins d’un an, environ mille ont vu le jour, surtout à la demande de parents qui sont organisés en réseau pour évaluer la contamination de la nourriture, notamment dans les cantines scolaires et les supermarchés. La population essaie ne plus consommer les produits de la région de Fukushima et d’acheter ceux qui viennent de l’ouest du Japon, mais on mange encore des aliments contaminés car les mesures sont très partielles et les produits qui viennent d’ailleurs sont chers.
Un réseau national de pédiatres qui travaille avec les Ong s’est également constitué il y a quelques mois. Mais à part quelques activistes, ce sont principalement les femmes qui se mobilisent. Chaque vendredi, depuis l’automne, elles se rassemblent devant le ministère de l’Economie et de l’Industrie et devant la résidence du Premier ministre pour manifester. Dans les familles, ce sont elles aussi qui prennent l’initiative de quitter la région de Fukushima et de déménager puisque seules les personnes habitant dans un périmètre de 20 kms autour de la centrale ont été évacuées.
Cela créé parfois des divorces, mais les femmes sont conscientes des dangers de la contamination pour leurs enfants, elles sont inquiètes pour eux. Les hommes, eux, ont peur de perdre leur travail et de ne pas en retrouver ailleurs. Le 11 mars dernier, un an après le tsunami, 16 000 personnes ont manifesté à Fukushima, 20 000 à Tokyo. Cela peut paraître faible comparé à ce qui se passe en Europe, néanmoins, les sondages laissent apparaître que l’opinion publique japonaise est plutôt majoritairement contre le redémarrage des centrales au Japon.
Un réseau national de pédiatres qui travaille avec les Ong s’est également constitué il y a quelques mois. Mais à part quelques activistes, ce sont principalement les femmes qui se mobilisent. Chaque vendredi, depuis l’automne, elles se rassemblent devant le ministère de l’Economie et de l’Industrie et devant la résidence du Premier ministre pour manifester. Dans les familles, ce sont elles aussi qui prennent l’initiative de quitter la région de Fukushima et de déménager puisque seules les personnes habitant dans un périmètre de 20 kms autour de la centrale ont été évacuées.
Cela créé parfois des divorces, mais les femmes sont conscientes des dangers de la contamination pour leurs enfants, elles sont inquiètes pour eux. Les hommes, eux, ont peur de perdre leur travail et de ne pas en retrouver ailleurs. Le 11 mars dernier, un an après le tsunami, 16 000 personnes ont manifesté à Fukushima, 20 000 à Tokyo. Cela peut paraître faible comparé à ce qui se passe en Europe, néanmoins, les sondages laissent apparaître que l’opinion publique japonaise est plutôt majoritairement contre le redémarrage des centrales au Japon.
Justement, après l’arrêt du dernier réacteur en activité, le 5 mai dernier, est-ce la fin du nucléaire au Japon ?
C’est difficile à savoir car la position du gouvernement est vague et ambiguë : le Premier ministre parle d’un redémarrage des réacteurs l’année prochaine, d’autres estiment que ce n’est pas possible, d’autant que trois grands séismes sont prévus près du Mont Fuji dans les quatre ans à venir. Ce serait de la folie de prendre ce risque. Mais tout est possible : il ne faut pas oublier que le Japon s’est engagé dans le nucléaire pour garder la maîtrise de la bombe atomique et qu’il dispose de 45 tonnes de plutonium prêt à être converti.
On ne sait pas non plus jusqu’à quel point les citoyens vont être capables de résister au lobby nucléaire. On est dans un contexte de dépression en ce moment. A Fukushima, les agriculteurs ont été touchés de plein fouet par l’explosion du réacteur, ils ont tout perdu, certains se sont suicidés, d’autres sont partis. Quant aux vieilles personnes qui ont dû quitter leur domicile, elles ont perdu espoir, elles ne supportent plus leur vie de réfugié. A Tokyo, par exemple, les gens ne veulent plus parler de Fukushima. C’est trop douloureux et ils l’impression que c’est sans issue.
Les Japonnais ont été très mobilisés contre le nucléaire jusqu’à la fin des années 60. Mais la répression, notamment à travers l’armée d’occupation américaine, a été telle qu’ils ne le sont plus tellement aujourd’hui. Pendant sept ans, les témoignages des irradiés de Nagasaki et d’Hiroshima ont été interdits. Cela a généré un affaiblissement des luttes sociales d’autant qu’à chaque fois que les Japonnais ont revendiqué, ils ont perdu. Ils ont fini par intégrer un sentiment de défaite qui explique que la jeune génération ne se sent pas très concernée, très peu d’étudiants se mobilisent. Ça bouge quand même doucement : pour la première fois, le parti communiste japonais s’est prononcé contre le nucléaire alors qu’il considérait jusque là que c’était un progrès.
On ne sait pas non plus jusqu’à quel point les citoyens vont être capables de résister au lobby nucléaire. On est dans un contexte de dépression en ce moment. A Fukushima, les agriculteurs ont été touchés de plein fouet par l’explosion du réacteur, ils ont tout perdu, certains se sont suicidés, d’autres sont partis. Quant aux vieilles personnes qui ont dû quitter leur domicile, elles ont perdu espoir, elles ne supportent plus leur vie de réfugié. A Tokyo, par exemple, les gens ne veulent plus parler de Fukushima. C’est trop douloureux et ils l’impression que c’est sans issue.
Les Japonnais ont été très mobilisés contre le nucléaire jusqu’à la fin des années 60. Mais la répression, notamment à travers l’armée d’occupation américaine, a été telle qu’ils ne le sont plus tellement aujourd’hui. Pendant sept ans, les témoignages des irradiés de Nagasaki et d’Hiroshima ont été interdits. Cela a généré un affaiblissement des luttes sociales d’autant qu’à chaque fois que les Japonnais ont revendiqué, ils ont perdu. Ils ont fini par intégrer un sentiment de défaite qui explique que la jeune génération ne se sent pas très concernée, très peu d’étudiants se mobilisent. Ça bouge quand même doucement : pour la première fois, le parti communiste japonais s’est prononcé contre le nucléaire alors qu’il considérait jusque là que c’était un progrès.
samedi 5 mai 2012
5 mai nucléaire fini au japon !
Le dernier réacteur nucléaire commercial encore en fonction au Japon sera fermé aujourd'hui samedi, pour inspection régulière.
Ce sera alors la première fois en 42 ans que l'électricité sera d'origine non nucléaire au pays.
Selon les dirigeants de la compagnie d'électricité de Hokkaido, la production du réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire Tomari commencera à baisser dès 17 heures, puis cessera à 23 heures ce soir. Le réacteur sera complètement mis hors service demain dimanche à 2 heures du matin.
Les entreprises productrices d'électricité ont soumis à l'Agence gouvernementale de sûreté nucléaire et industrielle les résultats des tests de résistance de 19 réacteurs maintenant hors service. Cette étape est essentielle avant que les réacteurs puissent être remis en fonction.
Le gouvernement japonais indique que deux réacteurs présentement fermés à la centrale nucléaire d'Ohi dans la préfecture de Fukui respectent les nouvelles normes de sécurité. Les autorités à Tokyo tentent de convaincre la population vivant près de la centrale d'accepter le redémarrage des réacteurs.
Mais aucune remise en service n'est prévue pour les cinquante réacteurs nucléaires commerciaux du Japon.
Ce sera alors la première fois en 42 ans que l'électricité sera d'origine non nucléaire au pays.
Selon les dirigeants de la compagnie d'électricité de Hokkaido, la production du réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire Tomari commencera à baisser dès 17 heures, puis cessera à 23 heures ce soir. Le réacteur sera complètement mis hors service demain dimanche à 2 heures du matin.
Les entreprises productrices d'électricité ont soumis à l'Agence gouvernementale de sûreté nucléaire et industrielle les résultats des tests de résistance de 19 réacteurs maintenant hors service. Cette étape est essentielle avant que les réacteurs puissent être remis en fonction.
Le gouvernement japonais indique que deux réacteurs présentement fermés à la centrale nucléaire d'Ohi dans la préfecture de Fukui respectent les nouvelles normes de sécurité. Les autorités à Tokyo tentent de convaincre la population vivant près de la centrale d'accepter le redémarrage des réacteurs.
Mais aucune remise en service n'est prévue pour les cinquante réacteurs nucléaires commerciaux du Japon.
jeudi 3 mai 2012
mercredi 2 mai 2012
Sans nucléaire, le Japon continue à vivre
Sans nucléaire, le Japon continue à vivre
Le dernier réacteur nucléaire japonais devrait être arrêté début mai. L’absence de nucléaire a pu être compensée, mais les solutions sont temporaires.
Le printemps n’est pas encore arrivé au Japon et les nuits restent fraîches. Dans la grande maison de la famille Sawada située dans la banlieue résidentielle de Sendai, capitale de la préfecture de Myagi au nord-est du Japon, seul le grand salon bénéficie du chauffage. Les éclairages tamisent ce grand espace au cœur duquel trône la cuisine à l’américaine. « Tout l’hiver nous avons fait très attention à notre consommation d’électricité », explique Ryoko la maman, assistante maternelle dans une crèche de la ville. Les hivers rigoureux sous ces latitudes nord, touchées par le tsunami de 2011, n’ont pas empêché les Japonais de faire de sérieuses économies d’énergie. « Un seul radiateur fonctionne ici et dans la cuisine, je n’utilise plus aveuglément les appareils électroménagers comme par le passé », ajoute Ryoko en montrant une cuisine ultra-équipée de tous les gadgets possibles.« L’isolation de notre maison est très bonne, assure quant à lui Toshiro le papa,nous pouvons ainsi économiser beaucoup d’électricité et de gaz. »
Couper le chauffage pour économiser l’énergie
Dans les chambres du premier étage, les chauffages sont restés coupés tout l’hiver.« On se prépare une petite bouillotte placée sous la couette, explique Miwa, 29 ans, leur fille, professeur dans un lycée de la banlieue sud, et on s’habitue. Après la catastrophe du 12 mars 2011, tout le monde a fait des efforts d’économie d’énergie car tous les réacteurs nucléaires sont pratiquement arrêtés depuis l’été dernier. Une des choses que nous avons apprises à l’école, depuis notre enfance, c’est que le Japon n’a aucune ressource naturelle. Le gouvernement nous a demandé d’être économes et chacun fait le maximum pour que l’énergie bénéficie aux entreprises afin qu’elles puissent continuer à produire. »
Alors que le dernier réacteur nucléaire (sur les 54 que compte le pays) du Japon, sur l’île d’Hokkaido, devait être arrêté à partir du 5 mai pour une session d’entretien régulier, les 130 millions d’habitants ont appliqué de façon très disciplinée les appels du gouvernement à réduire sa consommation d’énergie. À la mairie de Sendai par exemple, comme dans tous les bureaux de l’administration du Japon, des consignes nouvelles ont été données : toutes les lumières doivent être éteintes avant de quitter les bureaux le soir, une personne est chargée de vérifier. Les bureaux qui ouvrent à 9 heures le matin ne seront plus chauffés qu’à partir de 8 h 30, et le soir, le chauffage sera éteint à 16 h 30, une demi-heure avant la fermeture.
Dans les petits restaurants de la ville, les mêmes consignes sont mises en œuvre :« Nous plaçons les clients dans des espaces bien définis afin de ne pas chauffer les autres salles si l’affluence est moindre », explique une serveuse, ajoutant que le patron avait tenu « à ce que les éclairages soient diminués du tiers durant la journée ». Dans sa petite entreprise de fabrication de circuits électriques qui a échappé au tsunami dans la banlieue de Sendai, Yoshiro a lui aussi réduit ses dépenses énergétiques. « En faisant un peu d’effort, nous avons réussi à payer 30 % de moins de frais d’électricité », assure-t-il.
Forte demande sur les énergies fossiles
À elles seules toutefois, les économies d’énergie n’ont pas compensé la demande, largement comblée par une intensification de l’utilisation des installations thermiques dont certaines (sur les 93 centrales thermiques du pays) ont été redémarrées. Cela a nécessité une très forte hausse des importations de sources d’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon, néfastes pour les taux de CO2 libérés dans l’atmosphère). « Nous n’avons pas vécu de pénurie d’énergie depuis l’année dernière, assure Hideo Furukawa, écrivain très sensibilisé par l’environnement, et nous allons vivre un été 2012 avec de nouvelles restrictions sans pour autant retomber dans le Moyen Âge. » Les étés étouffants au Japon, qui déclenchent tous les climatiseurs de juin à septembre, font grimper les pics de consommation. Les Japonais s’attendent à revivre dans un environnement « moins frais » que par le passé.
Jeune employé de bureau à Tokyo, Takashi se prépare à « laisser tomber la veste et la cravate » durant l’été. « La climatisation ne fonctionnera pas à plein régime, sourit-il, mais nous ne serons plus obligés de porter la cravate. » Les stations de métro et de train ne seront pas climatisées, et, dans les commerces, une partie des appareils de refroidissement de l’air sera coupée. La température des distributeurs de boissons, qui sont légion au Japon, sera elle aussi régulée, tout comme leur éclairage de nuit. De même, les industries du bâtiment proposent maintenant des matériaux très performants sur le plan de l’isolation et l’intégration de panneaux solaires dans les constructions d’habitations.
Un Japon plus écologique
À la télévision, un nouveau genre de publicité est en train d’apparaître pour tous les nouveaux produits électroménagers comme les aspirateurs, lave-linge, lave-vaisselle, séchoir, écran plat… « moins gourmands en énergie », « produits verts », « respectueux de la nature ». Une sensibilité écologique est en train de prendre une nouvelle dimension. Et Wakao Hanaoka, militant de Greenpeace Japon, défend pour sa part l’idée que « le Japon peut se passer du nucléaire ». Une affirmation loin de faire l’unanimité même si les enquêtes d’opinion montrent aussi un rejet du nucléaire.
Pour Hiedo Furukawa, l’écrivain qui, avec une poignée d’autres intellectuels, appellent à la fin du nucléaire, « il faut dépasser les bons sentiments et regarder la réalité en face. Sommes-nous prêts, nous, Japonais, à sacrifier notre puissante économie et notre niveau de vie au profit d’une dénucléarisation aveugle ? Je ne le pense pas. » Et de suggérer une accélération de la recherche dans le secteur des énergies alternatives. Et on peut compter sur le « génie japonais » pour trouver des solutions alternatives au nucléaire.
Ainsi l’interruption totale de tous les réacteurs nucléaires japonais ne sera probablement que temporaire, compte tenu de la soif d’énergie du pays, estime Shinichiro Takiguchi, directeur de l’Institut de la recherche du Japon. « Le consensus général pour le long terme est de réduire la proportion du nucléaire dans la production d’électricité, mais pas de la supprimer », précise-t-il. « Il est plus raisonnable d’augmenter l’utilisation des autres sources d’énergie et de réduire progressivement la part nucléaire tout en prenant des mesures de sécurité supplémentaires. »
Le traumatisme de la catastrophe de Fukushima demeure toutefois fortement ancré dans les esprits. Pour preuve, une volée de critiques a accueilli il y a dix jours le projet du gouvernement japonais de redémarrer deux réacteurs remplissant les conditions posées à toute relance dans la préfecture de Fukui, à l’ouest du Japon. Le gouvernement avait invoqué le risque de pénurie de courant durant l’été. Un autre argument pourra être avancé par le gouvernement pour briser les résistances : une augmentation très forte des tarifs d’électricité (20 %) dans les mois à venir…
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